Les Casse-Toi-Pauv'connistes

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Dimanche, avril 24 2011

La bande pas dessinée

Je viens de découvrir un site qui me fait hurler de rire

La bande pas dessinée

Le concept : une historiette en 2 ou 3 images, sans dessins et juste avec les phylactères (les bulles).

C'est impertinent, pas politiquement correct, bien vu, des fois un peu trash et complètement perché. Mais comme de petits dessins valent mieux que de longs discours, je vous en mets 3 récents que j'ai beaucoup aimé...

Allez, un dernier pour la route et après, faites votre lecture :D

Jeudi, avril 21 2011

Commission Nationale sur les Attaques Terroristes contre les Etats-Unis (Commission "Kean" ou Commission sur le 11 septembre)

Sources :
- Wikipédia : Commission Nationale sur les Attaques Terroristes Contre les Etats-Unis.
- Wikipédia : Rapport Final de la Commission Nationale sur les Attaques Terroristes Contre les Etats-Unis.
- Wikipédia : Les Jersey Girls.
- ReOpen 9/11 : Le Gouvernement Bush s'est opposé à ce qu'une enquête ait lieu.

Et le Documentaire : "9/11: Press For Truth"

"9/11 Press For Truth" (11 Septembre 2001)
par ReOpen911

Comme je l'ai écrit dans le précèdent Article, nous allons nous arrêter sur la Commission Kean et plonger un peu plus loin encore dans la dénonciation de ce qui est une manipulation absolument atroce et scandaleuse de la part d'une élite fascisante. J'entends souvent dire que malgré beaucoup de problèmes, la démocratie Américaine est un exemple : je m'inscris en faux contre cette déformation de la vérité. Les Etats-Unis, le pays le plus puissant au monde, est aussi un des pays les plus fascinants et les plus dangereux au monde par la main mise d'une élite qui n'a au très peu de relations avec les personnes formant le fondement du pays. La nation est "lobotomisée" dès le plus jeune age par un système scolaire dont le but premier n'est pas l'éducation, mais le formatage.

Je suis français, j'aime mon pays et je me revendique nationaliste et patriotique. Pourtant, je ne me prive pas de critiquer ce qui doit l'être car la critique constructive n'a qu'un but : aller vers une amélioration des choses. Je suis en désaccord avec beaucoup de gens et beaucoup d'entre vous sur beaucoup de points (politiques, économiques, etc.) et pourtant, vous êtes, pour la plupart, autant concernés par l'avenir du pays que moi. Je ne suis donc pas autorisé a considérer les autres comme des traîtres à la patrie parce que vous êtes Front-Nationalistes, Sarkozyste, Socialiste ou Communistes : on a tous une vision différente et c'est dans le débat que l'avenir du pays se joue, quelles que puissent être par ailleurs nos opinions sur les opinions des autres.

Aux Etats-Unis, si l'on ose s'élever contre les décisions du pouvoir en place, une forte majorité des gens vous considèrent comme antipatriotique. Heureusement que le mouvement pour la vérité vient au départ des familles des victimes elles même car sinon, il y a fort à parier que les contestations de la version officielle n'auraient pas eu beaucoup d'écho.

Ce constat étant posé, on peu maintenant s'intéresser à la Commission Kean.

Comme nous l'avons vu auparavant, le premier président nommé par George Bush pour "diriger" la commission était Henry Kissinger mais celui-ci dût se désengager, par cause de conflits d'intérêts (il aurait du dévoiler les noms de ses clients, dont des Saoudiens, dont des Ben Laden), sous la pression des associations de victimes.

A sa place, Bush a nommé Thomas Kean : pas sur que ce choix ait été plus judicieux. La commission, prétendument paritaire, devait donner l'illusion d'être indépendante.

Thomas Kean : Président

Ancien gouverneur du New Jersey de 1982 à 1990, républicain. Au terme de ses deux mandat, il a exercé la fonction de président de l'université de Drew (Fac privée de la ville de Madison dans le New Jersey) jusqu'à sa retraite, en 2005. Sa réputation de politicien cherchant le consensus l'a fait nommé à la tête de la commission par George W. Bush en remplacement de Henry Kissinger, démissionnaire. Pourtant, s'il pouvait paraître être l'homme de la situation, Thomas Kean n'est pas "tout blanc". Tout d'abord, il est membre du conseil de la National Endowment for Democracy (NED), une association soutenue par le gouvernement et dont le but est de promouvoir l'éducation et la formation à la démocratie à travers le monde. La NED serait également un bras "légal" de la CIA à travers le monde. En outre, Kean est accusé d'entretenir des relations d'affaires avec l'Arabie Saoudite, dont certains soutiens de George W. Bush, de Oussama Ben Laden, ainsi que Khalid Bin Mahfouz, supposément financier de groupes terroristes. Enfin, il est ou a été membre du Conseil d'Administration de diverses Sociétés dont une pétrolière au moins. Tout cela, sans remettre en cause son honnêteté, montre qu'il ne peut qu'être orienté pro-administration Bush.

Lee H. Hamilton : Vice Président

Après presque 35 ans en tant que membre de la chambre des représentants –de 1965 à 1999, Hamilton est devenu conseiller à la sécurité intérieure. Démocrate, il n'y a pas grand-chose à dire sur son compte mis à part qu'il est membre de nombreux conseils consultatifs, dont ceux de la CIA, de la Sécurité Intérieure et de l'Armée.

John Lehman

Banquier d'investissement, républicain, il a été Secrétaire à la Marine sous l'administration Reagan.

Slade Gorton

Ancien sénateur républicain, de 1981 à 1987 puis de 1989 à 2001, on lui a reproché d'avoir des liens étroits avec Boeing, mais également d'avoir représenté plusieurs grandes compagnies aériennes.

Fred F. Fielding

Avocat républicain qui a servi sous différentes administrations (dont celle de Nixon –il fut même un temps soupçonné d'être le fameux Gorge Profonde, informateur secret de Woodward* et Bernstein dans les révélations du Scandale du Watergate), il serait un proche de Dick Cheney depuis de longues années. Il a également fait du lobbying pour United Airlines.
(* A ce sujet, le prestige de Woodward et Bernstein est immense car le travail qu'ils ont produit sur le Scandale du Watergate est un exemple pour tout le monde. Pourtant, Bob Woodward a récemment prétendu, dans une interview que vous pouvez voir ici qu'il n'y a pas de "conspiration du 11 septembre". – NdDarb')

James R. Thompson

Ancien gouverneur républicain de l'Illinois entre 1977 et 1991, Il n'y a rien à lui reprocher.

Richard Ben-Veniste

Connu pour avoir été un des principaux avocats à charge dans l'affaire du Watergate, ce juriste démocrate a également fait partie de la commission du Sénat dans l'affaire Whitewater, scandale immobilier dans lequel ont été impliqué Bill et Hillary Clinton. A priori propre, il a toutefois un conflit d'intérêt avec la commission du 11 septembre car il est associé dans un cabinet d'avocats représentant Larry Silverstein contre ses assureurs. Il a en outre des connexions avec Boeing et United Airlines.

Jamie Gorelick

Adjointe du Ministre de la Justisce des Etats-Unis sous Clinton, cette juriste démocrate s'implique souvent dans les affaires désastreuse du pays. A l'heure actuelle, elle représente BP suite à la marée noire en Louisiane. Concernant la commission, elle ne souffrait pas d'un quelconque conflit d'intérêt.

Max Cleland

Vétéran du Viêt-Nam, décoré de la "Silver Star"* et de la "Bronze Star"* pour ses hauts faits d'armes et amputé d'un bras et de ses deux jambes, cet ancien sénateur démocrate aurait reçu plus de 300 000 dollars en tant que représentant de diverses industries aériennes. Cependant, pour sa défense et contrairement à ses collègues, Max Cleland a été le seul à se désolidariser du mode de fonctionnement de la commission et de ses conclusions, allant jusqu'à démissionner en Novembre 2003, en disant : "Je... ne peux regarder aucun américain dans les yeux, spécialement les membres des familles des victimes, et dire que la commission a carte blanche. Cette enquête est maintenant corrompue". Il justifia donc sa démission par : "Je ne participerai pas à une approche partiale de la collecte de données. Je ne participerai pas une production précipitée de résultats. Je ne participerai pas aux pressions politiques pour faire ceci ou cela". Depuis sa démission, Max Cleland est devenu un opposant farouche à la guerre en Irak (pour laquelle il avait pourtant voté –déclarant plus tard avoir été "dupé") et à George W. Bush alors qu'il avait toujours été un démocrate (très) modéré.
(* Etoile d'argent et étoile de bronze – décorations militaires de l'armée américaine. – NdDarb')

Bob Kerrey

Egalement vétéran du Viêt-Nam, rien de particulier n'est à dire sur cet ancien gouverneur et sénateur du Nebraska, remplaçant de Max Cleland au sein de la commission.

Timothy J. Roemer

Membre de la chambre des représentants entre 1991 et 2003, cet avocat est connu pour être également un représentant de Lockheed et Boeing.

Philip Zelikow : Directeur Exécutif

Nous avons déjà parlé de cet ancien diplomate républicain, beaucoup trop proche de la Maison Blanche et possédant en réalité tous les pouvoirs au sein de la commission. J'aurais du le classer parmi ceux que j'ai appelé les "Grands Requins Blancs".

En lisant le cursus de 7 membres sur 10 de la commission, on peut effectivement douter de son impartialité... Nous allons donc nous intéresser à son travail.

Pour parler du travail de la commission, il faut commencer par parler de sa genèse et des Jersey Girls. Les Jersey Girls sont 4 femmes habitant le New Jersey (face à New York donc) ayant perdu leur mari ou fils dans les attentats.


De Gauche à droite : Patty Casazza, Lorie Van Auken, Mindy Kleinberg, Kristen Breitweiser.

Ces 4 femmes, bientôt rejointes par d'autres membres d'autres états (dont un certain Rob McIvaine, devenu depuis un des principaux porte drapeau des familles de victimes et une des personnes connaissant le plus de choses sur les attentats), ont milité, fait du lobbying, accepté de mettre leurs souffrances en place publique afin que les médias s'intéressent à elles. Finalement, elles ont fini par convaincre et obligé l'administration Bush à faire passer la loi de création de la commission en Novembre 2002, soient 441 jours après le 11 septembre. A titre de comparaison, la commission d'enquête sur l'assassinat de John F. Kennedy a été créée en 7 jours et celle concernant l'attaque de Pearl Harbour en 9 jours.

Cependant, un des verrous que Bush a tenté de mettre en place est au niveau du budget : il a alloué 3 millions de dollars. Quelques montants alloués à diverses commissions d'enquêtes :
- 1986, Accident de la Navette Challenger : 75 millions de dollars.
- 1998, Affaire Monica Lewinski : 40 millions de dollars (plus de 100, si on intègre les frais de justice engagés par le procureur républicain Kenneth Starr).
- 2004, Accident de la Navette Columbia : 50 millions de dollars.

Il a en outre donné un temps de vie limité à la commission : elle avait 12 mois pour faire toute la lumière sur les attentats. Mis sous pression encore une fois, il a daigné la prolonger à 16 mois. Il a également augmenté le budget à 14 millions de dollars.

La première audience s'est tenue en Mars 2003. Les Jersey Girls avec d'autre membres des familles de victimes se sont regroupées en Comité de Surveillance de la Commission. Ce comité permettait, par un roulement de ses membres, d'assister à tous les débats de la commission mais aussi de transmettre des questions nécessitant des réponses à ses membres.

La plupart de ces questions ont été ignorées et les familles de victimes ont commencé à se sentir amères, frustrées et en colère. Zelikow avait le pouvoir de dire quelles personnes seraient interrogées et dans quelle direction il fallait chercher. Quand les familles de victimes et les Jersey Girls ont découvert qui était Zelikow, elles ont demandé sa démission. Malheureusement, Zelikow a refusé et, encore plus grave, Thomas Kean a totalement rejeté les accusations de conflits d'intérêts le concernant...

Par ailleurs, la Maison Blanche a continué de mettre des bâtons dans les roues de cette commission (si tant est qu'on ne la considère pas comme complice). Les membres n'ont reçus qu'une infime partie des documents requis, noyés dans des centaines de documents inutiles et dans des temps qui, au mieux ne permettaient pas l'analyse, au pire étaient après la deadline. Enfin, concernant les documents classifiés, seuls 2 membres furent autorisés à les lire, les analyser et retransmettre leur contenu aux autres membres : Philip Zelikow et Jamie Gorelick. La Maison Blanche s'est en outre arrogé le droit de vérifier et censurer ces comptes rendus. C'est cet état de fait qui a fait démissionner Max Cleland et s'interroger, dans une interview que vous pouvez lire ici, si vous n'avez pas peur de l'anglais, sur pourquoi Bob Woodward* a un meilleur accès aux documents de la Maison Blanche que les membres de la commission ("Pensez à ça"), a démoli Bush sur l'Irak ("Nous avons un véritable désastre sur les bras") alors qu'ils concevaient une stratégie de sortie ("Ils sont en train de faire de l'Irak le 51 e état"). Cleland a également parlé des "politiciens démocrates troubles" qui ont été élus dans le sud.
(* On revient au célèbre Bob Woodward, qui par son aura, a ses entrées presque partout à Washington. – NdDarb')

Le plus triste était que les mass médias ne couvraient pas les auditions, ne retransmettaient pas cette frustration et donc, que la plupart des américains ne connaissaient pas cet état de fait. Mais la situation changea avec la sortie du livre "Contre tout ennemi" écrit par Richard Clarke et son témoignage. Dans sa confession, il est le premier haut responsable de l'administration Bush à avoir assumé ses fautes et présenté ses excuses aux victimes. Dans son livre, il narre ce qui s'est passé dans les coulisses de la la Maison Blanche et dans sa déposition devant la commission, il déclare fermement : "A tous les proches des victimes du 11 septembre, votre gouvernement vous a laissé tomber. Ceux qui devaient vous protéger vous ont laisser tomber, et JE vous ai laissé tomber". Le témoignage de Richard Clarke a obligé Bush, Cheney et Rice a témoigner devant la commission, ce qu'ils avaient refusé de faire jusque là.

Le rapport final de la commission est donc à l'image des débats, rapportés par les familles de victimes : il contourne certains des problèmes les plus essentiels et les vérités qu'il livre, que Mindy Kleinberg évalue à 30% du total, sont celles qui étaient déjà connues et que la commission ne pouvait en aucun cas réfuter.

Voila, depuis le départ de ces articles, je prétends que le travail de la commission n'est pas sérieux. Il était temps que j'explique pourquoi.

La question qui se pose, c'est pourquoi, avec tous ces doutes entourant le travail de la commission, les médias dans leur ensemble critiquent tant le désir de plus en plus de gens de voir une nouvelle commission d'enquête créée ? La réponse que j'ai déjà donnée est simple : les grands groupes de presse appartiennent soit aux états, soit à des gens faisant partie de ce monstrueux panier de crabes. En clair, un journaliste, même le plus honnête qui soit, ne prendra jamais le risque d'aller contre son employeur tant que déontologiquement, il n'y est pas obligé.

Si vous avez l'occasion, lisez "Les fous du président", deWoodward et Bernstein à propos de leur enquête sur le scandale du Watergate. Au début des années 70, la presse était probablement beaucoup plus libre que maintenant parce que moins sujette au capital (on était encore dans les 30 glorieuses) mais déjà, à l'époque, vous pourrez voir que Woodward et Bernstein n'ont été jusqu'au bout qu'en prenant de gros risques pour leur carrière et parce que leur rédacteur en chef, Ben Bradlee, qu'on oublie très souvent, les a soutenu et défendu contre le propriétaire du journal...

Moi, je trouve que ça fait froid dans le dos !!!

Samedi, juin 26 2010

Copie du message que je viens d'envoyer au service auditeur de Radio France

Messieurs Hess et Val,

Je suis totalement outré par l'éviction de MM. Guillon et Porte. Peut être que leur style ne correspond pas à la case d'antenne qu'ils occupaient, mais dans tous les cas, Radio-France, en tant que groupe de média public, appartient à ses auditeurs, qui payent son fonctionnement par leurs impôts et en écoutant les publicités que les stations diffusent.

En l'occurrence, MM. Guillon et Porte, si l'on s'en réfère au plébiscite de leurs rubriques, quelque soit le contenu de ces rubriques, sont représentatifs de ce que pensent les français, véritables propriétaires moraux du groupe.

Si ces rubriques sont le reflet de ce que pensent les auditeurs (ce que les audiences des deux chroniqueurs laissent à penser), et si vous ne tolérez pas le contenu de ces chroniques, c'est que VOUS, en tant qu'élite dirigeante, êtes déconnectés de ce qui a toujours fait l'état d'esprit de notre nation : râleur mais également critique.

Malheureusement, votre action laisse apparaître ce qui est déjà sous-jacent depuis longtemps : afin de ne pas déplaire aux élites politiques qui votent vos budgets de fonctionnement, vous êtes prêts à abroger une certaine façon de parler, de penser et d'agir.

Les français sont souvent dans un grand manque éducatif et ne peuvent pas forcément comprendre VOS actions politiques ("VOS", en tant que membres de ces élites pédantes, orgueilleuses, déconnectées de la réalité et parisianistes), mais ils ne sont pas idiots.

Ils comprendront vite que les chroniques des Guillon, Porte et bien d'autres chroniqueurs, du groupe Radio-France et d'autres stations, leurs expliquent de manière caustique, outrancière, mais également claire vos agissements... Et c'est là le vrai danger... Et les priver d'antenne est là votre réponse à ce risque.

Cependant, en suivant ce type de politique, vous prenez un risque bien plus grand encore : celui de voir les français se rebiffer, se révolter contre cette néo-noblesse et refaire une troisième révolution.

Seulement voila, si la révolution Française était une explosion du type Big-Bang, si Mai 68 était une explosion de type sociale, l'individualisme que les élites (dont vous faites partie) ont cultivé depuis des décennies, conduisant au communautarisme outrancier de la société d'aujourd'hui pourrait bien se retourner contre vous d'une part, mais ce ne serait pas très grave, mais surtout à une guerre civile (et je n'emploie pas ces mots à la légère) qui pourrait détruire durablement le pays, la nation et tout ce que nous sommes.

Bien sur, ces derniers élément ne sont pas de votre fait, pas QUE de votre fait, mais sont le fait d'une génération qui en 40 ans a plus détruit le tissu social que toutes celles d'avant réunies... Que dire sinon que vous êtes finalement le reflet de ce que la société dite moderne a engendré de pire : des élites méprisables, vénales et manquant totalement de discernement.

Il est grave de constater que des personnes ayant par le passé été contestataires sont devenus des instrument du pouvoir, pouvoir faisant de gros efforts pour ressembler à une république bananière... Avec un certain succès malheureusement.

Il ne reste plus qu'à espérer que MM. Porte et Guillon trouvent dans des groupes privés, uniquement intéressés par l'argent mais qui ne se tromperont pas sur le côté mercantile que l'audience de chroniques acerbes peut trainer, des refuges afin de pouvoir s'exprimer librement... Ce qui devrait être l'apanage d'un groupe public dans un pays sain.

Messieurs Hees et Val, je vous méprise car vos actes et vos prises de positions sont méprisables. En ce qui me concerne, toute la crédibilité que vous avez pu amasser pendant votre carrière vous est définitivement enlevée.

Je ne vous salue pas.

Dimanche, janvier 17 2010

Initiatique Ouzbékistan

Quand j'ai rencontré ma femme, en 2005 et qu'elle m'a dit venir d'Ouzbékistan, je lui ai dit : "Kekcékstrucla ?"

Ma femme m'a donc dit : "C'est un pays ! Tu as lu les 1001 nuits ?"

"Oui" lui ai-je répondu !

Elle - "Tu connais donc les noms de Samarcande et Boukhara..."
Moi - "Bah oui !"
Elle - "Ben c'est des villes ouzbek."
Moi - "Ahhh ! D'accord !" Et tout de suite, j'ai su à peu près où ça se trouve et j'ai su que c'est EN PLEIN sur la (fameuse) route de la soie.

Bon !

On sait déjà, à voir la carte que le dépaysement va être total. En fait, au départ le Kazakhstan, le Turkménistan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan et le Kirghizistan étaient un seul et même pays : le Turkistan. L'URSS est passé par là et a donné tous ces pays différents.

Pour info, il n'y a pas UNE route de la soie mais DES routes de la soie. C'est comme pour faire Perpignan - Lille : on peut passer par plein de routes différentes. La route qui passe par Almaty (Alma Ata - Kazakhstan), Bishkek (Kirghizstan), Tachkent et Samarcande (Ouzbékistan) et Ashgabat (Turkménistan) est une de ses ramifications.

Bref, maintenant que le décor est "planté", le voyage. Ça a très mal commencé... Moultes déconvenues ont repoussé le départ à Lundi...

18 décembre 2009

Lever 5h30, départ 6h30 pour un départ de train prévu à 8h40. Arrivé à la gare, on se retrouve face à un mouvement de grève ! A priori, notre TGV n'est pas concerné !...

Bon, cool !

A 8h20 : le TGV est annoncé avec 10 minutes de retard ! A 8h30 : le TGV est annoncé avec 30 minutes de retard ! A 8h40 : le TGV est annoncé avec 20 minutes de retard !

Et à 9h on embarque dans le train... Qui était à quai depuis plus d'une demi-heure !!!

Bref... Compte tenu du retard, et de l'heure d'arrivée prévue à 12:30, plus 20 minutes de retard, ça fait 12:50... Suffisamment tôt pour arriver avant la cloture de l'embarquement !...

Sauf qu'à Lyon on avait déjà 40 minutes de retard et qu'à Roissy... On frisait l'heure et demi... Embarquement clôturé ! Avion pas encore parti mais nous en rade !

3h plus tard on a payé : - 700 euros (toutes nos réserves plus 30 % du budget vacances) pour prendre l'avion lundi. - 130 euros pour 2 A/R Roissy-Caen-Roissy...

Mais au moins on savait comment faire et comment se "dénauffrager" !

On a patienté 2h30 dans le froid de la gare de Roissy !

Alors je dansais !!!

le TGV avait 20 minutes de retard a Roissy et est arrivé avec 1h30 de retard à Caen !

On est arrivé sous une tempête de neige énorme et bon Beau-Frère a été obligé de venir nous chercher là dessous !

A minuit 30 on était chez ma sœur : on a enfin pu manger un peu et se réchauffer !

Bon voila ! On est bien calés chez ma sœur, à Caen... Étape non prévue et finalement plus que bienvenue à l'issue d'une journée dantesque. On a tout le week end pour se "reposer" de ce voyage et recommencer Lundi...

21 décembre 2009

Je passe les détails du voyage qui se sont déroulés sans aucun problème ! Ça change ! Quand même, la veille au soir, on s'est aperçus qu'on était en surcharge ! Du coup, on a passé 3 heures a alléger les bagages... Dur dur, particulièrement pour David et Sandrine, qui outre nous avoir accueilli au pied levé, vont devoir se fader les affaires jusqu'à Marseille !

On décolle donc de Roissy le lundi 21 à 15h (avec une heure de retard sur l'horaire prévu, mais cette fois c'est le problème d'Air Baltic : on leur a (sur)payé des vols pour Tachkent et ils se démerdent comme ils veulent). Vol sans histoire, correspondance expresse à Riga (Lettonie - moins d'un quart d'heure) et re-décollage à 18h30 de Riga, direction Tachkent (le vol a une demi-heure de retard car ils nous ont "attendus").

5h30 plus tard, à 23h30 heure française, 3h30 du matin heure de Tachkent, on atterrit.

Ma femme me dit : "T'inquiète pas, les formalités d'entrée, ça peut être long". Elle a bien fait de me prévenir, ça a duré 1h30.

A 5h donc, on sort enfin de la zone d'entrée et je me retrouve avec mes beaux-frères (Xusan et Yusuf, que je ne connaissais pas encore "en vrai") qui me sautent dans les bras.

Premiers contact avec l'air de Tachkent et il pleut à verses. Après 2h dans l'ambiance surchauffée de l'aéroport, c'est un vrai bienfait parce qu'en plus, il fait chaud : au minimum 15°. Premier contact également avec les autochtones et on arrive au "taxi" loué par Xusan : c'est une Jiguli de 1978, voiture soviétique donc...

C'est assez confortable mais ça fait des bruits de partout, c'est usé et ça avance pas vite. Premières visions de Toshkent (Tachkent = Russe / Toshkent = Ouzbek ; Tosh = Pierre et Kent = Cité. Toshkent = Cité des pierres) de nuit. Pas très engageant parce que des flaques immenses partout - à la limite de petits étangs, routes défoncées et code de la route aléatoire. Ma femme m'avait prévenu : l'Ouzbékistan est un pays en voie de développement, un pays jeune qui-plus-est (acquisition de l'indépendance en 1991) et des problèmes énormes se posent encore. Quant à l'évacuation des eaux usées, Xusan qui est ingénieur en irrigation et a travaillé à l'entretien des égouts de la ville les juge beaucoup trop insuffisants...

Un truc me frappe quand même, et reste très marquant même aujourd'hui, c'est que l'architecture soviétique avait ça de bon que la ville n'est pas oppressante : larges avenues, de grands espaces entre les immeubles... Une certaine fluidité se dégage malgré les infrastructures imposantes. Autre truc frappant : Toshkent est une ville gigantesque. Le trajet a pris une demi heure dans une agglomération totalement citadine alors que nous n'avons pas vu beaucoup de feux et quasiment aucun véhicules.

On arrive. On se pose. Il est 6h du matin. On va se coucher : les prochains jours vont être chargés. Xusan doit se marier le 27 et on doit tout préparer. En m'endormant, je médite sur le fait que je ne vais peut être pas faire beaucoup de tourisme mais que voir de l'intérieur un mariage dans une culture totalement différente est une chance énorme finalement !

J'ai commencé à me demander si ce voyage n'aurait pas un côté "initiatique" et la suite me donnera raison.

22 décembre 2009

Pour être franc, on glande à l'appartement. Je plante vaguement le décor entre-aperçu la veille : cage d'escalier pas entretenue, pas décorée. Pas d'ascenseur (3e étage... Ça va). Façades défraichies et tombant morceaux. C'est un contraste très étrange avec l'intérieur de l'appartement qui est grand, beau, bien décoré avec beaucoup de goût, bien éclairé, chaleureux et très hospitalier. On a dormi à "l'Ouzbek" : sur des matelas posés à même le sol. C'est dur mais on s'y fait très vite et mon dos ne me fait pas souffrir comme chez moi, dans mon lit... Étrange.

Bref, la vue de la chambre est un vis à vis avec un autre immeuble... Comme toutes les pièces d'ailleurs. La lumière du 23 décembre n'est pas belle et donne un vrai sentiment de glauquitude à ces immeubles.

En fait, l'explication est simple : l'état Ouzbek doit normalement se charger des façades et parties communes, les proprio de l'intérieur. Mais comme (officiellement du moins) l'état n'a pas d'argent (les apparatchiks au pouvoir se chargent de le ponctionner), tout tombe. Les premiers malheureux sont les Ouzbeks eux même mais que peuvent-ils faire ?

2e choc ! Les conduites de gaz : elles sont aériennes et visibles. Je crois que c'est une des différence les plus majeures avec "l'occident" !


J'ai pris cette photo le 22 au soir. Bien qu'un peu floue et assez ratée, je trouve qu'elle montre bien le sentiment que je ressentais d'une part et qu'elle est, sinon belle, très forte d'autre part.

On a passé la journée du 22 à commencer à préparer le mariage (surtout ma femme), a se reposer et commencer à tout prévoir. Iroda, une des 3 sœurs de Yulduz (ma chère et tendre - Yulduz veut dire "étoile" en Ouzbek) s'est jointe à nous et Nadira (AKA Nochka), la 2e des 3 sœurs (handicapée suite à une grave maladie) est là aussi. Ce qui veut dire qu'il ne manque que Fatima, la 3e des 3 sœurs et jumelle de Xusan restée avec son mari à Séoul : elle n'avait pas les moyens pour revenir.

23 décembre 2009

C'est parti. On commence par la liste des courses, le tri des cadeaux à faire à la mariée, comment on va s'organiser. Je reviendrai plus tard sur le fonctionnement traditionnel d'un mariage à l'Ouzbek.

L'après midi, première sortie. Il faut aller acheter des friandises, des salades, des légumes, des fruits, des petits trucs à grignoter etc.

Xusan, Yul' et moi on part donc. On marche jusqu'à la sortie de la cité et on attrape un minibus (à mi-chemin entre l'autobus et le taxi-co qu'on peut voir dans les Dom-Tom par exemple) qui va nous amener en ville. Il fait beau et pas froid. J'en profite pour observer la ville et ses habitants, sans compter les autres passagers du bus. La conduite à l'Ouzbek, j'y reviendrai. Pour l'instant, j'ouvre mes mirettes et j'observe... Et je prends une grosse claque.

Tachkent est un mélange totalement inédit pour moi. La croisée tellurique de 3 cultures ancrées ; dont aucune ne veut céder aux autres. Tout d'abord, elle apparait comme une ville occidentale ! Pubs, voiture, agitation... Ensuite, on se rappelle que c'est une ville qui a été en grande partie modifiée et construite sous l'ère des Russes. L'architecture, l'urbanisme, le cyrillique partout ! Enfin, on s'aperçoit que la culture est et reste asiatique. Même les Russes habitant l'Ouzbékistan se sont très fortement "asiatiquisés" !

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Horloge de Toshkent. L'originale est celle de gauche, mais récemment, les autorité Oukbek en ont construit une deuxième, à l'identique, un peu plus loin !

monument_et_squaire_amir_timur.jpg
Square Amir (ou Emir) Temur, aussi appelé Tamerlan avec la statue du conquérant, très présent encore de nos jours dans la culture Ouzbek.

les_rues_de_tashkent.jpg
Les rues de Tachkent.

kompleks-hazrati-imam.jpg
La grande mosquée de Tachkent.

joli_parc_de_tashkent.jpg
Un joli parc de Tachkent.

fontaine_de_parc_toshkent.jpg
Et une fontaine !

(Les 5 photos qui précèdent ont été glanées sur Internet, elle ne sont là que pour illustrer ce que j'ai vu et que je n'ai pas pris en photo).

L'impression d'aération que j'ai ressenti l'autre soir est toujours présente et encore renforcée par le temps magnifique. Après une petite vingtaine de minutes, on arrive à l'arrêt à côté du Marché. On descend. Mon sac à dos est vide et va servir de caddie.

Le marché est derrière la grande mosquée de Tachkent : première pose touriste ! Déjà qu'avec mes cheveux mi-longs, ma barbiche et mon sac à dos, je ne laisse pas beaucoup d'illusions ; là, c'est clair : y en a plus. Très joli édifice que cette mosquée. Pas très forte émotionnellement mais ça vaut quand même le coup d'oeil et quelques photos :



(Yulduz et moi sur les marches de la mosquée.)

A quelque 300 mètres derrière la mosquée, se trouve le marché dans lequel nous devons aller. Pour cela, nous traversons une espèce de rue piétonne ou sont juxtaposées des échoppes, pèle mêle, où on vend de la bouffe, des souvenirs et beaucoup d'autres choses. En passant par cette rue, je croyais que nous y étions déjà. Erreur.

Autre truc qu'on ne s'imagine pas en France, les changeurs de devises au noir. Les gens se substituent à l'état Ouzbek et aux banques en proposant de changer l'argent au noir. Encore une fois, l'explication est relativement simple : la dévaluation du soum (en cyrillique ; cўm) est telle que énormément de billets circulent mais ne rentrent pas dans les banques. A tel point que la notion de retrait d'argent ou de compte en banque est caduque puisque les banques ne peuvent pas fournir les billets demandés.

En plus, dans le sens Euro > Soum, il est plus intéressant de passer par un de ces "changeurs" à la sauvette. En effet, si au cours officiel 1 euro = 2500 soum, au marché noir, on touchera 2800 soum. Les "changeurs", probablement employés par une mafia quelconque, se rattrapent en gagnant de l'argent sur le change Euro > Dollar Américain ou Soum > Euro.

Donc, après cette rue on arrive en vue d'une coupole en "dur", de la taille d'un grand chapiteau de cirque. Le toit est en mosaïques de tuiles bleues. Je n'ai pas pris de photos de cette coupole parce que d'une part nous étions assez pressés et d'autre part, je pensais vraiment avoir le temps d'y revenir. C'est le marché ! C'est Chorsu Bozor, ou le bazar de Chorsu !

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Chorsu Bozor

En entrant sous cette coupole : quel bruit, quelles odeurs ! Imaginez-vous au cœur d'un hall d'une grande gare à l'heure d'affluence pour le bruit et la résonance.

Imaginez vous sur un marché exotique où les parfums d'épices les plus diverses et les plus raffinées se mélangent à l'odeur du pain en train de cuire (miam) et des brochettes de mouton à la braise (Chachliks - Mouton mariné dans du cumin, haché ou coupé en morceau, cuit en brochette et à manger avec de l'oignon cru et/ou une sauce tomate avec du basilic et des épice)...

Si vous arrivez à imaginer tous ces mélanges, alors vous aurez une vague idée de la réalité.

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L'intérieur de la Coupole ! Il manque les odeurs...

Nous avons fait nos courses (Xusan m'a payé un pain Ouzbek parce que l'odeur à l'entrée du marché m'a retourné l'estomac) et puis nous sommes repartis.
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(Les 4 photos qui précèdent ont été glanées sur Internet, elle ne sont là que pour illustrer ce que j'ai vu et que je n'ai pas pris en photo).

Xusan est parti de son côté car il devait allez voir le meuble commandé par sa future épouse. Yulduz et moi sommes retournés à la station des bus pour rentrer à l'appart' avec les courses (entre 25 et 40 kilos de fruits, légumes, noyaux d'abricot, noix, amandes, bonbons, caramels, pains, cacahouètes etc.)

A la station des bus, j'ai pu voir que certains Ouzbek, fortunés, ayant une certaine mégalomanie, n'hésitaient pas à se pavaner dans des limousines de luxe qu'on verrait plus facilement à Long Island ou sur Rodeo Drive.

Je juge peut être sévèrement cette attitude mais je pense aussi aux habitants des campagnes qui vivent dans un dénuement certain et je me dis aussi que l'occident ne montre pas on meilleur jour ici.

Enfin bref, retour à la maison tranquille, en m'imprégnant de tout ce que je peux voir par les fenêtre du bus.

24 décembre 2009

Journée "enfermé" à l'exception d'une petite excursion au marché du quartier, beaucoup pus ciblés fruits et légumes et beaucoup plus rustique avec Iroda et Yusuf. L'occasion de mieux voir les immeubles d'habitations et le quartier de ma belle famille : ce qui serait une infâme ZUP en France est un quartier middle class bien tranquille en Ouzbékistan... Ça remet pas mal de choses à leurs places tout ça.

Pour la petite histoire, Iroda me demande de ne pas être à côté d'elle pendant quelle négocie les prix parce qu'avec ma gueule d'européen, voire éventuellement de Russe (caste un peu plus bourgeoise en Ouzbékistan), les prix auraient un peu trop tendance à s'envoler si je restais dans les parages.

Il est temps de faire un petit point sur une notion qu'en France on ne comprend pas mais qui va être assimilée petit à petit avec l'Europe.

Quand on est Ouzbek, on est citoyen d'Ouzbékistan (on a un passeport Ouzbek). Mais cela ne veut pas dire qu'on est de nationalité Ouzbek. En fait, l'URSS a bien distingué les autochtones des colons. Ce qui veut dire que, si on est Russe, on est Ouzbek de nationalité Russe. Cet état de fait perdure aujourd'hui et dans les passeports, c'est bien précisé si on est Tadjik, Turkmène, Russe, Ouzbek ou autres.

La même chose risque de se produire en Europe le jour ou l'Europe fournira les passeports à ses ressortissants ! On sera de citoyenneté Européenne et de Nationalité Française. Ainsi, on pourra rencontrer, par exemple, un citoyen Européen, de Nationalité Française, travaillant en Allemagne.

Bref. Cette journée de "préparation" me permet d'en savoir un peu plus sur le déroulement du mariage ouzbek.

1) le gars et la fille se rencontrent 2) s'ils se plaisent, la famille du gars va demander la main de la fille à son père. 3) le père produit une liste de choses à fournir en dot (moutons, vêtements, objets divers et variés etc.) 4) la famille de la mariée a aussi des choses à offrir au marié (traditionnellement, la famille de l'un offre à l'autre des vêtements pour les 4 saisons à venir). 5) le marié va chercher la mariée chez ses parents : première fête. 6) il la ramène chez lui : sacrement du mariage (Nikoh : acte de foi du marié signifiant qu'il ne reconnait qu'Allah comme dieu et engagement de Lui de prendre la mariée pour épouse) et fête.

Et puis voila.

Ça a l'air simple comme ça, mais ça tourne souvent à la discussion de marchand de tapis. Le 24, les étapes 1 et 2 ont été franchies. Les étapes 3 et 4 sont en cours avec la constitution du trousseau de Nilufar (la promise de Xusan).

25 décembre 2009

On doit partir chercher Nilufar chez ses parents, dans la région de Kashkadarya (région natale de mon épouse), à une centaine de kilomètres de Samarcande et à 450 kilomètres de Tachkent...

Mais comme il s'agit d'un mariage, on ne part pas comme ça tout simplement. Il y a des rites à accomplir, du coup on se lève tôt.

Pendant que les femmes (Iroda, Yulduz, des voisines, Nadira) préparent le pilaf (plov : plat traditionnel ouzbek composé de riz, de mouton, de légumes et d'épices, le tout accompagné par une ou des salades - c'est vachement bon), Xusan et Yusuf partent sur la tombe de leur mère, morte trop jeune en 2007 dans des circonstances atroces.

Je les accompagne.

En France, je ne vais pas sur les tombes de mes chers disparus car je préfère garder l'image d'eux dans mon cœur plutôt que m'adresser à une pierre froide. J'ai toujours pensé que la vie après la mort, c'est celle qui est dans le cœur des gens qui vous aiment. C'est pour ça qu'il faut essayer d'être un homme de bien, car plus les gens vous aiment, plus vous survivrez à la mort.

Pour Zaynab, ma belle mère, c'est un peu différent. Comme je n'ai pas eu la chance de la connaître, j'avais besoin de matérialiser quelque chose d'elle afin de pouvoir m'adresser à elle.

Le temps est froid, brumeux. Il est 7h du matin et il fait à demi jour. On prend un taxi et 10 minutes après, on arrive. Le silence est total dans le cimetière. L'ambiance est parfaite pour le recueillement et même le temps s'est mis en rapport avec l'émotion qui m'étreint déjà.

On arrive sur la tombe. Xusan et Yusuf récitent une sourate du Coran. Je suis non musulman, non croyant même mais je les accompagne en gestes et avec mes pensées. Au bout de quelque minutes, ils ont fini. J'avais des choses à lui dire mais j'ai été incapable de les lui dire. Finalement, quelques mots, les plus importants, ont fini par sortir. J'ai craqué. Je regrette tellement de ne pas l'avoir connu... Ses enfants, ma femme, ses frères et sœurs sont tous des gens exceptionnels.

Je ne l'ai pas connue mais je connais sa vie, ce qu'elle a vécu et comment elle est morte. Je sais donc que c'était une femme encore plus exceptionnelle qu'eux.

A Zaynab.

On rentre, pas un mot dans le taxi au retour. Nous sommes tous les trois perdus dans nos pensées. Le chauffeur de taxi essaye de parler mais comprend vite qu'on ne veut pas disserter et ne dit plus un mot.

Merci à lui.

On arrive en bas de l'immeuble, quasiment pas un mot n'est échangé... Que dire ?

Une fois passé le seuil de l'appartement et nous sommes pris dans le tourbillon des préparatifs. En un quart d'heure nos humeurs reviennent au beau fixe tellement il y a de choses à faire.

(Iroda en train de courir pour tout mettre en place)


(Un plan d'ensemble de la table - la cadrage est un peu bizarre mais je manquais de recul)

Les voisins, amis, chauffeurs, Cherali (le mari d'Iroda) et l'Imam arrivent vers 10h. Comme traditionnellement le marié doit aller chercher la mariée, le voyage doit être béni par l'Imam, d'où sa présence. Nous passons à table.

Arrosé par du thé (quasiment la seule chose que je bois depuis que je suis arrivé), le pilaf est excellent. Accompagné de salade et suivi de noix, amandes, noyaux d'abricot et autres bonbons, je me casse littéralement le ventre à 10h du matin. Ça c'est exotique. En même temps, le voyage va me creuser et il est quasiment impossible d'emmener de la bouffe.

Après une dernière bénédiction, l'imam marque l'heure du départ en se levant pour lui même partir ailleurs.

Nous somme 5 de la famille à partir (Xusan, Yusuf, Yulduz, Cherali et moi) plus Burkhan, le meilleur ami de Xusan (son témoin) et les chauffeurs, ça fait 2 voitures : des Daewoo Nexia. Daewoo/Chevrolet est très présent en Ouzbékistan car il y a une usine. Du coup, ce ne sont pas des voitures d'importation. Du coup elles ne sont pas soumises aux taxes d'importation (100% - le pays est très protectionniste) et les gens peuvent plus facilement les acheter... Plus facilement que les voitures étrangères en tout cas. C'est aussi une des raisons pour lesquelles on voit encore tellement de voitures de l'ère soviétique (Jiguli ou Lada - la voiture des prolo, Volga - berline russe très confortable ; certaines sont très récentes et n'ont rien à envier aux Béhème et autres Merco, et autant de Kamaz et autres vieux camions de l'ère soviétique)... Les nouveaux riches et autres apparatchiks, eux, préfèrent se payer des SUV, des grosse berlines européennes, bien voyantes et bien chères...

On est donc séparés en 2 voitures. Dans la première : le chauffeur - Bakhadir, Xusan, Cherali (qui paye le transport) et Burkhan... J’apprendrai à découvrir le loustic qui dans le genre déconne, n’est pas le plus mauvais ! Dans la deuxième : Yulduz, Yusuf, moi et le frère d’Ulugbek (le 2e chauffeur).

Plus haut, j'ai dit que je reviendrai sur la conduite Ouzbek... Ce moment est arrivé !

Pour commencer, le moyen de communication principal, c’est le klaxon. On klaxonne d’abord, on réfléchit après… Quand on réfléchit.

Les ceintures de sécurité, c’est en option (et vraiment en option : à l’arrière, il n’y en a pas et à l’avant, elle n’est obligatoire que pour le conducteur… Qui la met donc au moment des contrôles) !

Ensuite : principe élémentaire de la conduite Ouzbek, je passe. Quelqu’un se décale pour éviter un nid de poule (tiens, j’y reviendrai là-dessus) : je klaxonne, je passe. Je crains que quelqu’un à 100 mètres devant moi ne se décale : je klaxonne, je passe. Je croise quelqu’un qui klaxonne : je klaxonne et je passe… C’est pas fini !

Deuxième principe élémentaire de la conduite Ouzbek : je roule le plus à gauche possible. Les lignes blanches ne sont là que pour décorer la route et il n’est pas rare de voir trois voitures (dont un camion ou une charrette tirée par un âne) de front sur une 2 voie (une voie et demi serait plus juste d’ailleurs).

Enfin, troisième principe élémentaire de la conduite Ouzbek : je mets le pied sur l’accélérateur et je ne l’enlève que si vraiment c’est nécessaire (changement de vitesse, ou, plus rarement, freinage).

450 kilomètres comme ça ?!!!... Ça va être long je sens ! Surtout que les voitures sont, je le rappelle, des Daewoo Nexia (autrement appelés « boite-de-conserve-sur-roue »).

Sans parler des routes : pour résumer, imaginons une autoroute française, une deux fois deux voies sur laquelle on croise (dans le désordre) : - des camions et des voitures de l’ère soviétique.
- des charrettes.
- des piétons.
- Des vendeurs de fruits à la sauvette.
- Des animaux (photos à l’appui).
(Au passage, celle là, elle allait chier une bouse).


- Des bus européens fourgués (à vil prix j’imagine) aux Ouzbeks.

De plus, au moins une des voies de ces autoroutes est saturées de pièces de bitume mal posé (effet bouchon garanti à la première pluie), de nids de poules souvent de plus de 50 centimètres de large, de la poussière et/ou de la terre, des cailloux et tout autre objet contondant apte à bousiller n’importe quelle voiture)… Et là-dessus, on applique les principes de conduite ouzbek en roulant à 110 / 120 (et plus si affinité).

J’oubliais, et je terminerai là-dessus, il est tout à fait possible (il y a même des panneaux signalant les endroits où on peut le faire) de faire demi tour : on se met sur la voie de gauche (vous savez, celle où les plus gros flots de circulation se trouvent), on met son clignotant (quand on y pense ou quand il marche) et on attend un trou pour traverser la voie de gauche en face… Je ne l’ai pas vu faire (peut être qu’il y a des limites à l’inconscience) mais je sais que, de nuit, j’ai vu un bus perpendiculaire à la route, en train de traverser alors qu’on arrivait à 130… On a également croisé des voitures roulant à contre sens… Ça n’a pas eu l’air de choquer grand monde : c’était juste rigolo !

Un petit truc qui choque aussi l’occidental que je suis, entre chaque région, il y a des postes de contrôle, en entrée et en sortie ! Sensément, les gugusses doivent contrôler mais je me demande vraiment à quoi ça sert ! La plupart du temps, ça ralenti ; les gardes regardent à peine la voiture et on repart !

Bref ; à 16h on quittait l’autoroute ! Ouf : c’est pas que les routes soient meilleures (quoique, si, quand même), mais c’est surtout qu’on va moins vite (enfin quand c’est pas possible de maintenir la vitesse) !

A 16h30 on fait une pause en bas d’un col à 70 km de Samarkand, le temps de prendre quelque photos.



(Yulduz et moi - devant un Kamaz - et Burkhan au téléphone)

A 17h on fait une autre pause en haut du col dans la région de Samarcande.


(de Gauche à Droite : Yusuf, Xusan, Yulduz, Burkhan, Cherali, Bakhadir)


(Xusan et moi)


(mon épouse, Cherali et Bakhadir)

A 17h30, on fait une pause bouffe en extérieur dans les montagnes : c’est étrange, féerique et très fort. Un repas, un jour de noël (qui n’a aucune valeur pour les Ouzbek) dans les montagnes Ouzbek est un point très fort du voyage. Organisé par Cherali, cet arrêt nous permet de déguster un plat de mouton cuit dans son gras (excellent) avec du thé et des légumes. Bien que relativement courte, cette pause me permet de voir beaucoup du tempérament Ouzbek : sauvage, accueillant, docile et rebelle en même temps. D’autre part, la convivialité est un maître mot chez les Ouzbeks. Je n'ai malheureusement pas de photos de cette pause là... Juste une vidéo que vous verrez un jour... Quand j'aurai réussi a faire un montage :P

A 18h30 on arrive chez l’oncle (je passe les détail des dépassement de nuit en plein virage sans visibilité à des vitesses élevées, tout en évitant le cycliste qui arrive en face).

Je le sentais : l’oncle et la tante, qui sont des gens adorables mais pauvres, ont mis les petits plats dans les grands et ont préparé un repas pantagruélique !... Et on a plus faim ! Et comme ils ont tout préparé, on ne peut pas ne pas manger des entrées, des légumes (mmmhhhh le radis vert qui fait péter : comme c’est trop bon !) et le Pilaf (n°2). Petits détails qui ont leur importance : 1) y a pas de chauffage (c’est pas qu’il fasse très froid –entre 0 et 5°- mais on se gèle quand même un peu. 2) Y a pas d’eau courante (et y a la cabane au fond du jardin – je pourrai donc dire que j’ai connu ça au moins une fois dans ma vie).
(L'oncle de ma femme)


(Son épouse)


(Xusan, Yulduz, leur Oncle, moi, Burkhan... Ça se voit qu'il fait froid ! Non ?)

On mange, on regarde la télé (les fils de l’oncle lui ont payé un groupe électrogène – un litre pour trois heures d’électricité – et donc, l’oncle est un privilégié par rapport au reste du village) et on se couche. L’oncle m’a traqué toute la soirée pour que je boive des degrés (traduction : de la vodka) et n’ayant pas réussi à m’avoir, il me la promet pour le lendemain !

Il fait froid mais ils sont bien équipés et en quelques minutes, la couette se réchauffe et je sombre dans une douce torpeur vers 10h15…

D’habitude, quand je pisse avant de me coucher, je dors d’une traite jusqu’au bout de la nuit ! Mais là non ! A une heure du matin, je suis réveillé par une envie de pisser intenable… Et là, je me congratule tout seul d’avoir pensé avoir froid et d’avoir gardé mes vêtements sur moi !

Bref, ça s’est bien passé et je me suis rendormi et cette fois, j’ai pas eu d’autre alerte !

26 décembre 2009

Au petit matin, à 5h30 : je me réveille comme une fleur. Bah oui ! Couché à 10h, j'ai mes 7 heures de sommeil et je suis en pleine forme... surtout que, contrairement à ma femme, j'ai bien et beaucoup dormi les jours précédents.

Je m'étire, m'extirpe de la couette et me rend compte que les 3 autres sont aussi en train d'émerger. Dehors, il fait nuit noire. Je me demande comment je vais faire ma toilette (au moins le minimum syndical) et puis je me dis que les Ouzbeks, qui sont gens très propres (pour leur intérieur et pour eux même tout du moins), le font très bien chaque jour... On va donc s'adapter !

Après le petit tour dans la cabane au fond du jardin, je croise l'oncle qui me salue. Yusuf est au dessus d'un petit lavabo, en plein air, un petit peu à l'écart, en train de se laver les dents.

OK ! Donc, c'est là. Il fait (au plus chaud de l'évaluation) 5 degrés... Outch !

Bon, Yusuf termine. Je vais prendre ma serviette et mes affaires et fais la queue derrière lui. J'ai sur moi : - ma parka.
- une polaire.
- un T shirt à manches longue.
- un tricot de corps.

Pas le choix : il faut que je me change un minimum (au moins le tricot et le boxer). Pour le boxer, j'attendrai d'être à l'intérieur. Pour le tricot... Ben autant le changer tout de suite.

La bru sort alors et remplit un récipient d'eau chaude. OK ! C'est le signal, c'est mon tour.

Je me mets torse nu et je fais mes ablutions matinales ! A défaut de douche, les aisselles, le torse, le visage ! Je dégrafe même mon jean et me lave intimement. Putain, ce qu'il fait froid. Mais bizarrement, je ne sais pas si c'est l'ambiance ou la situation, si c'est mon corps qui s'est résigné ou si l'eau est à la température idéale, mais en tout cas, si je sens bien le froid, il ne me mord pas... A peine quelque mordillements.

Quelque minutes après, je suis rhabillé et je me sens relativement propre. Je me coiffe, je me lave les dents et voila... C'est fini !

Je rentre et veux me changer : re-outch ! Pendant les 10 minutes de mon absence, ils ont tout plié et réinstallé la table... Bon, je vais garder mon caleçon sur moi alors !

Sur la table : les mêmes choses que la veille ! La salade, le reste de pilaf et un poulet égorgé et plumé du matin. Sans parler du thé et du pain chaud, ou encore du beurre maison et du pain.

A 7h, tout le monde passe à table... Et encore un p'tit déj' de ouf. Ulugbek, Bakhadir et Cherali arrivent sur ces entrefaites ! le temps de prendre un thé et on plie tout.

Yusuf, Xusan, Yulduz et moi partons avec Ulugbek, en voiture, pour aller voir la grand mère de Yulduz et ses frères. C'est une vieille dame de 87 ans, incapable de marcher, qui vit de l'autre côté du village.

Nous arrivons devant une maison. Nous entrons dans le jardin. Traversons un potager plus ou moins en sommeil et nous dirigeons vers une...

Cabane ?

Cahute ?

Je ne sais pas quel mot employer. Je crois que nous, européens bourgeois et avides de leur confort, ne pouvons pas imaginer ça avant le voir "en vrai". J'ai pris conscience que voir le tiers-monde à la télé et le voir en vrai, ce n'est pas la même chose

La "maison" fait 6 mètres de long sur 3 de large. A la gauche, une entrée faisant penser à une espèce de patio avec auvent. Sous ce auvent, et se dirigeant vers l'intérieur de la maison, une pièce protégée par le mur extérieur mais ouverte, sert d'entrée et d'endroit où on laisse les chaussures (Chez les Ouzbeks, quoi qu'il arrive, on se déchausse à l'entrée d'une maison ou d'un appartement. Ça sert à ne pas mettre de poussière et de saletés à l'intérieur de la maison, mais également, à marquer l'accueil et la bienvenue chez soi - ce dernier point est une interprétation que je fais sans être sur du bien fondé).

Au fond, une porte mal jointive et gauchie. Nous entrons dans une pièce de 4 mètres sur 3. Tout de suite à gauche, à l'angle du mur de la porte et du mur du fond, un poêle à bois qui ne semble pas être en excellent état. A côté, une simple couche sur laquelle est allongée la vieille dame, quasiment à même le sol. Il fait froid, ce n'est pas chauffé, il n'y a pas d'eau et pas d'électricité.

Yulduz, Xusan et Yusuf réveillent la vieille dame. Elle ne savait pas qu'elle allait recevoir la visite de ses petits enfants ! Les garçons l'aident à se relever et la "conversation" s'engage.

Elle nous dit clairement que chaque jour, elle demande à Allah de la reprendre à ses côtés, mais qu'aujourd'hui et demain, Xusan se mariant, elle va lui demander 2 jours de plus... Pour "assister" au mariage de Xusan.

Ensuite, elle me remercie d'être enfin venu la voir : je suis honteux et au bord des larmes (même maintenant que j'écris ces mot, j'ai une hémorragie oculaire prête à exploser, rien que d'y repenser). Je ne sais que répondre : quand je vois ce qu'elle supporte, à presque 90 ans, sans se plaindre, j'ai peur de la souiller de ma présence (avec mes vêtements, mon fric, mes voyages, mes trucs et mes bidules superficiel d'occidental de merde. Les mots sont durs, et en m'insultant j'ai conscience de vous insulter également - et je vous présente mes plus sincères excuses pour ça, mais voir le tiers-monde de ses propres yeux, ça remet beaucoup de choses à leurs places ça aussi).

Le temps de prendre une vidéo, quelque photos, et nous nous en allons.

Nous prenons congé et repartons pour rentrer chez l'oncle.

Précisions : il est évident que les conditions de vie de cette vieille dame sont, à mes yeux, à nos yeux, indignes. Aux yeux de Yulduz, elles le sont également, d'autant plus que ses fils ne s'occupent pas d'elle correctement et ils ne viennent même pas forcément la voir. A tout le moins, elle est maltraitée par négligence. Tout ça est évident.

Yulduz a essayé de trouver des solutions ; elle est venue la chercher en avril, pour qu'elle habite à Tachkent chez mes beaux-frères. Nous nous disons que c'est ce qu'il y avait de mieux à faire et c'est vrai de notre point de vue d'occidentaux (c'est également vrai pour ma femme d'ailleurs).

Maintenant, ce n'est pas aussi simple ! A Tachkent, malgré le confort de l'appartement, elle n'était pas heureuse et se sentait être une charge. De plus, ses fils, son village, sa "vie" lui manquait.

Alors que faire ? Aller contre sa volonté (et je vous garantis que si son corps est usé, son esprit est tout à fait clair et sagace) et la maintenir malgré elle dans un appartement où elle ne se sent pas bien ? Yulduz en avait discuté avec sa famille et moi en septembre 2009 et nous sommes tous arrivés à la même conclusion : ce serait également une forme de maltraitance.

Le problème est très épineux moralement mais ils ont décidé de la ramener. Aujourd'hui, après avoir vu ses conditions de vie, je ne sais plus. Au départ, je pensais la meilleure décision possible avait été prise. Aujourd'hui, je crois que la moins pire de toutes a été prise.

Ceci dit, en repartant, j'ai dit à ma femme qu'il fallait qu'elle meure, sereinement, dans son sommeil, mais qu'elle cesse de souffrir... Quoi qu'il arrive, que ça s'arrête.

Le changement de voyage touristique et familial en voyage initiatique, ce que j'avais ressenti quelque jours plus tôt, semble en tout cas se confirmer.

Une fois rentré, l'heure est venue pour Xusan de se préparer. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué sur les photos, mais les Ouzbeks, outre leur propreté irréprochable, sont des gens très soucieux de leur apparence et s'habillent, pour les hommes en tout cas, de manière occidentale très classique.

Xusan sort donc son costume de l'étui et commence à se préparer. Burkhan, Yusuf et moi l'aidons. Je me dis que peut être je vais pouvoir changer de boxer... Non ? Bon, tant pis alors !... Je vais pas en mourir !

N'ayant pas d'effets "classiques", j'ai l'air d'être un clochard à côté d'eux ; mais ça n'a pas l'air de les gêner.

Xusan, très "smart" dans son costume on ne peut plus classique se rend soudain compte qu'il a zappé le bouquet de la mariée... Oh damned. En Ouzbékistan, c'est le marié qui offre son bouquet à la mariée. Dans l'agitation des préparatifs, rendus encore plus complexes par notre arrivée tardive à Yulduz et moi, le bouquet a été oublié ! C'est tellement évident qu'il a été zappé !

Cherali et Ulugbek partent en urgence à la ville voisine pour en trouver un. Je n'ose pas imaginer à quelle vitesse Ulugbek a conduit car en une demi-heure, les voila revenus avec un très beau bouquet.

Ouf.

Pas de temps à perdre cependant : nous étions en avance mais du coup, nous sommes en retard.

Pour faire simple : il est 9h40 et nous devons nous rendre dans un village à une trentaine de kilomètres de là et y être pour 10h...

Xusan, Burkhan et Cherali montent dans la voiture d'Ulugbek et partent.

Immédiatement après, Yusuf, Yulduz, leur tante et moi montons dans la voiture de Bakhadir. Et à peine partis, j'apprends qu'un minibus doit prendre toute la smala de l'oncle (ses brus, petits enfants et lui même) pour assister au mariage !

Petite précision : traditionnellement, en Ouzbékistan, la mariée quitte sa famille et va habiter avec son mari chez les parents de celui ci. La belle mère reste alors la maîtresse de maison, mais la bru se retrouve a devoir gérer toutes les tâches ménagères du quotidien, y compris quand son mari part pour travailler loin. Généralement, ça se passe plutôt bien et la vie en bonne entente se fait, mais on peut imaginer la vie d'une jeune fille qui tombe "mal".

En outre, tous les mariages ne sont pas arrangés, loin s'en faut et il est bon de s'enlever ce "cliché" de la tête, mais ceci dit, les mariages arrangés sont toujours une réalité qui existe, particulièrement dans les régions profondes et traditionalistes. Donc, les cousins de ma femme sont à Tachkent ; ses brus sont restées chez lui, c'est normal.

Bref, Bakhadir roule vite, très vite ! 140 sur une route large et en bon état, certes, mais ouverte aux croisements. Nous rattrapons la voiture d'Ulugbek et nous roulons en convois.

Au bout d'un moment de route (dans des paysages à mi-chemin du très campagnard et du désertique), nous arrivons dans un village. Le temps de retrouver une autre partie de la famille, le minibus arrive et nous repartons immédiatement.

10 minutes après, nous arrivons enfin chez les parents de la mariée.

Un groupe de musicien locaux commence à jouer sur des instruments traditionnels, un air très dissonant pour des oreilles occidentales (il ne faut pas oublier qu'entre l'occident, l'orient et bien d'autres cultures, les règles musicales, tant au niveau rythmique qu'harmonique, ne sont pas les mêmes. Ce qui nous parait dissonant est beau pour eux et vice-versa).

Les amis et la famille de la mariée, plus la notre, plus les voisins et passants, attirés par la musique, se pressent à l'intérieur du jardin... Sans grand intérêt ceci dit !

Puis, certaines personnes, sélectionnés par les familles, et dont je fais partie, sont invités à entrer dans une pièce. A l'intérieur de celle ci : une table, garnie.

Xusan est debout au fond de la pièce. Certain de ses amis nous ont rejoint. Au final, une quinzaine de personnes sont dans la pièce. Une femme entre alors avec une théière et sert chacun des hommes. A la couleur, ce n'est pas du thé. Les bénédictions ouzbek traditionnelles se passent et on boit ce liquide : c'est une décoction d'eau sucrée et aromatisée, très douce au palais et très bonne. La femme s'adresse à Xusan et à nous autres. Yulduz me traduit : "Que votre vie soit aussi sucrée et douce que cette boisson".

L'instant est un parfait mélange de convivialité et de solennité, mais il est court. Au bout d'un quart d'heure à peine, nous sortons. Pour un problème de convoyage, je suis "contraint" de partir directement au restaurant avec Bakhadir, Cherali et deux autres personnes que je ne connais pas.

Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé dans la maison à ce moment là, ni pourquoi ou comment mais j'ai des photos prises par Yulduz.



(Cette position est une position de salut : dès que la mariée voit une nouvelle personne ou un groupe de personne, elle s'arrête en tenant son voile de cette manière et salut en se courbant vers l'avant).





Pendant ce temps là, au restaurant qui s'appelle (ça ne s'invente pas) Le Versaille (mais écrit en cyrillique), je patientais avec les oncles et un cousin de ma femme et 2 ou 3 autres personnes. Tout le monde voulait des photos avec moi, non pas parce que je suis une star, mais plutôt parce que chez les Ouzbek, avoir un étranger dans les invités du mariage, occidental qui plus est, est plutôt bien et donc, tout le monde voulait garder une trace de ça !

Encore une fois, c'est une des multiples facettes des Ouzbek, qui même s'ils n'ont qu'un morceau de pain et un bol de riz, seront heureux de le partager avec vous. Donc, un mariage...
(Cherali, sa famille et moi)

Une demi heure après, les mariés arrivaient... La salle, très occidentale dans la déco (tons pastels, grandes baies avec rideaux blancs... Une salle de mariage comme il y en 397 832 en France -Je suis marseillais quand même : l'exagération fait partie de moi).

Il faut vous imaginer le délire : il est 10h45 du matin, on ne se gèle pas vraiment mais il fait quand même pas bien chaud, je suis dans une salle de mariage pouvant contenir (à l'aise) 200 personnes, autour de moi les gens parlent une langue que je ne connais pas et je vais faire une soirée de mariage en milieu de matinée.

L'arrivée des mariés est signalée par la reprise de la musique par le groupe de musiciens : il n'y a rien à faire, ce n'est pas mon délire auditif mais je crois que mon oreille commence à s'y habituer parce que j'arrive à déterminer un schéma directeur, un ou plusieurs gimmicks et des variations sur un même thème : en clair, je ne comprends pas cette langue musicale là parce que très différente de celle que culturellement je connais, mais je crois que si j'habitais suffisamment longtemps en Ouzbékistan, j'arriverais à percer ce "code"... C'est peut être cette facilité à comprendre la "Musique" (avec un grand M) qui fait de moi un musicien, avant de savoir jouer de tel ou tel instrument et avant de connaître les notes.

Encore une fois, le voyage me parait de plus en plus initiatique car il me livre des clés sur moi même, que ce soit par le biais de mes réflexions ou par le biais des explications et corrections que m'apporte Yulduz.

Xusan et Nilufar entrent, accompagnés par leurs "cortège". La mariée salut toutes les tables, d'une manière extrêmement protocolaire ; Xusan est à côté d'elle. Après avoir salué l'ensemble des convives, les mariés gagnent la table d'honneur, qui est sur un podium et domine de sa hauteur l'ensemble de la salle, avec la piste de danse au milieu.

(La piste de danse vue de la table des mariées)

Le repas commence, en musique avec un artiste qui interprète des airs connus, sur fond de bande sonore. La sono crache les décibels, sature et le son est pourri. Même en faisant abstraction des chansons qui ne me touchent pas réellement parce que je ne connais pas leurs "codes", c'est dur !

Explication : les artistes font une grande partie de leurs cachets sur les mariages. Donc plus on les entend de loin, plus ça permet de juger de leur talent et donc, de se faire de la pub. Les Ouzbeks ne semblent pas incommodés mais je le suis. Puis je me fais la réflexion "Et si eux écoutaient au même volume du Maiden, du Manowar ou du Priest, du Metallica ou du Sépultura, du Children Of Bodom ou du In Flames, ils auraient peut être la même réaction".

Ce n'est pas tout à fait pareil parce que, par exemple, Linkin Park ou Rammstein sont des groupes populaires en terre Ouzbek, à Toshkent en tout cas. Donc eux sont certainement plus ouverts plus habitués à "notre" musique que nous ne sommes à la "leur".

Après les entrées (salades, raviolis frits et autres amuse-bouches), le pilaf arrive... Bon, c'est le 3e en 2 jours. C'est toujours super bon mais ça commence à faire beaucoup, particulièrement pour mes tripes occidentales sur lesquelles cet "abus" commence a avoir un effet indésirable.

Après le pilaf, comme en occident, c'est la danse. Les rythmes et la musique ne sont certes pas les même, mais je retrouve beaucoup des codes occidentaux. Je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu d'ailleurs parce que si faire une fête de mariage en milieu/fin de matinée est assez exotique, pour le reste, j'ai l'impression que le marketing occidental a fait beaucoup de mal à la culture Ouzbek.

Je suis très critique sur certains aspects de cette culture (à tel point que ma femme m'a dit que je suis et reste un français arrogant - ce qui est d'ailleurs sociologiquement super intéressant, j'y reviendrai) mais il y a aussi tellement de beauté dans cette culture : les costumes traditionnels, les décorations intérieures, l'accueil et l'hospitalité des Ouzbeks (peut être le peuple le plus accueillant que j'ai connu à ce jour), la cuisine et l'Histoire avec un grand "H" que je suis certain que l'occidentalisation à outrance est une mauvaise chose.
(Xusan et Nilufar, dans une photo qui n'est pas très bonne mais que j'aime beaucoup quand même)

Pour ce qui est de la remarque de ma femme, c'est super intéressant parce que ça veut dire que si, moi qui ai été capable d'aimer et de me marier avec une musulmane ; qui visite son pays et ne veut absolument pas la blesser sur sa culture, d'aucune manière que ce soit ; qui essaye d'être le plus "ouvert" possible quant à la perception de l'autre par le biais d'une culture et d'une éducation différente (ne serait ce que pour que mon couple vive et survive - vivre avec quelqu'un d'une autre culture, c'est très complexe à gérer, croyez moi), et donc doit être, selon les standards européens, beaucoup plus ouvert que la moyenne des gens, si moi je suis perçu comme un "Français arrogant", ça en dit long sur le degré de "fermeture" auquel nous sommes arrivés.

Petite anecdote, et je conclurai la dessus : l'oncle a encore essayé de me faire prendre "des degrés" pendant toutes la "soirée" : raté ! Je suis resté sobre comme un chameau dans le désert !

Vers midi et demi, après repas, danses (Burkhan est un remarquable danseur), photos avec les mariés, discours de félicitation (je voyais le moment venir où on me demanderait de dire quelque mots mais j'y ai échappé :lol:) par les proches, les mariés quittent la salle. dans une haie d'honneur improvisée.


Ils montent avec Burkhan dans la voiture d'Ulugbek et se dirigent en direction de la maison des parents de Nilufar. Le but de cette étape est de satisfaire aux coutumes de la région. En effet, le mariage n'est pas encore officiel mais pour les proches de Nilufar qui ne pourront pas assister au vrai mariage religieux à Tachkent, les coutumes doivent quand même être respectées.

Arrivés dans la maison, une longue attente, relativement stérile, commence. Petit manque d'organisation ou panique et incompréhension, on entre dans la même pièce que tout à l'heure, puis on en ressort et on attend dans la cour de la maison. Cela me permet de lier connaissance avec un ami de la famille, prof d'allemand de son état.

Je ne suis pas bon du tout en allemand, mais lui ne parlant ni français, ni anglais, il faut bien que je m'y remette. Bon, en baragouinant les 3 mots qu'il me reste, je me rends compte que je ne suis pas aussi mauvais que je pouvais m'y attendre ! C'est quand même pas brillant, mais ça a l'avantage de m'occuper.

Tout d'un coup, Nilufar apparaît. Elle s'est changée. De robe de mariée blanche, elle est passée à un costume traditionnel rouge de toute beauté. Je n'ai malheureusement pas de photo de Nilufar dans ce costume, mais cette photo vous permettra de vous rendre compte par vous même de ce que ça pouvait donner.

Ceci dit, après ce passage, l'attente reprend. Après un moment à tenter de communiquer avec Anvar, le prof d'allemand, on m'invite à entrer pour la 3e fois dans la pièce. Je suis accompagnés de quelque proches, visiblement triés et sélectionnés. La pièce est bien remplie. On doit être une vingtaine dans la pièce de 20 mètres carrés. Là, j'assiste à la fin des coutumes, particulièrement à l'échange du miel et de la crème. Pour faire simple, en France, le marié donne son alliance à la mariée et vice versa. Dans la coutume de la région de Kashkadarya, le marié donne à gouter un peu de miel avec son doigt à la mariée, puis le contraire. Le processus est refait une fois avec la crème. Ceci symbolise une vie sucrée comme le miel et douce comme la crème pour les jeune mariés. Le tout est fait dans un mélange de recueillement et de convivialité, de sérieux et de rires, de silence et de bruit que j'ai connu pour la première fois là bas. C'est un moment très fort.

Ceci dit, c'est très court. Au bout de quelque minutes, nous sortons, puis les mariés sortent (c'est à ce moment là que la photo de Nilufar où on devine son costume a été prise). Xusan est très noble dans son manteau, typiquement Ouzbek, offert par la belle famille. Nilufar est très belle et gracieuse... Mais des voiles cachent son visage. C'est une surprise pour moi car, bien sur, en Ouzbékistan, j'ai vu des femmes voilées par un hijab ou un foulard, mais c'est la première fois que je vois une femme totalement cachée dans ce pays.

Aujourd'hui encore, je ne sais pas réellement pourquoi mais je pense que ça fait partie des coutumes.

De nouveau, les mariés entrent dans la voiture d'Ulugbek, avec Burkhan et la belle-sœur de Nilufar. Pour ma part, je monte dans la voiture de Bakhadir avec Yulduz et Cherali. Yusuf quant à lui, fait partie d'une troisième voiture conduite par les amis de Xusan qui vont faire le voyage en convoi avec nous.

J'apprendrai plus tard qu'outre ces trois voitures, deux de plus suivent le même chemin, un peu en arrière, avec des proches de la famille de Nilufar. Yulduz est un peu en colère parce que nous partons vraiment tard, qu'il y a 5 heures de route et qu'il y a en outre encore beaucoup de choses à préparer. De plus, Xusan et Nilufar n'étant pas encore religieusement mariés, normalement, ils ne peuvent dormir sous le même toit : c'était donc décidé que Xusan, Yusuf et moi allions dormir chez Cherali. Or leur appartement, à Iroda et lui, est assez loin du camp de base (l'appartement de la famille de Yulduz). Ça complique pas mal les choses.

Le trajet se passe. J'ai dormi un bon moment et on a fait quelques pauses sur la route. Au début du voyage, je me moque gentiment de Nilufar (qui bien évidement ne peut m'entendre) car elle est sur la banquette arrière, au milieu et c'est la place la plus inconfortable de la voiture. Je lance une note d'humour en faisant remarquer qu'elle est encore trop bien traitée et que si c'était moi, elle courrait derrière la voiture ! Yulduz rigole, puis elle traduit à Bakhadir et Cherali qui explosent de rire !

5 heures plus tard, nous entrons dans Tachkent ! Là, je ne fais plus d'humour car malgré les pause pipi, les pauses pour acheter du pain de Samarcande (un délice absolu) ou simplement pour se dégourdir, elle est restée tout le voyage, au milieu de la banquette, sans sortir de la voiture.

Faites subir ça à une personne (mâle ou femelle) en occident : si elle n'explose pas de colère, c'est qu'elle est morte. Je trouve le traitement cruel et j'en fais part à Yulduz. Sans défendre ça, qu'elle trouve également sauvage, elle m'explique que tout ce qui se passe autour de Nilufar est la concrétisation d'un de ses rêves depuis qu'elle est toute petite. Yulduz m'explique qu'elle a été préparée à tout ça, culturellement mais également psychologiquement. Je lui fais remarquer qu'en 5 heures de route, j'ai uriné au moins une fois et j'espère qu'elle n'a pas eu d'envie.

Ma femme me rétorque alors que je suis un homme et que pour moi "c'est facile". Elle ajoute qu'elle s'est retenue parce qu'au delà de tout côté culturel, il n'y a simplement pas d'endroit propre et caché, le long de la route, où une femme peut uriner... La discussion s'arrête là parce que je ne sais pas quoi répondre.

Vers 7h, nous arrivons dans la cité et débarquons. Nilufar est accueillie et entourée. Nous le sommes également mais ne sommes pas les "héros" de l'histoire. Pendant que Nilufar et sa belle sœur sont accompagnées dans une pièce à part (habituellement la chambre de Nadira) qui a été presque totalement réaménagée, avec une table, de la nourriture et de quoi se reposer. Pendant ce temps là, c'est un peu la course pour Xusan, Yusuf et moi car nous devons préparer de quoi faire notre toilette, des changes et tout ce qu'il faut pour partir chez Cherali.

Au milieu du branlebas, on arrête tout. C'est trop tard et on va s'organiser autrement. Xusan, Yusuf et moi on va dormir dans une autre pièce à part. Les femmes vont dormir dans la salle à manger, entre les tables et au milieu des préparatifs. C'est un peu du sport pour tout le monde, mais c'est la meilleure solution.

La soirée se passe entre la cuisine et la chambre car la salle à manger nous est interdite... Peut être pas officiellement mais dans les faits !

Vers 11h, quand même, c'est le premier instant de détente avec toute la famille, sauf Nilufar et sa belle-sœur (dont je ne connais pas le nom), dans la cuisine, autour d'un thé. Moment fort agréable, préalable au sommeil. Nous sommes tous crevés et demain sera le point d'orgue alors personne ne traine !

27 décembre 2009

On se lève relativement tôt ! J'émerge à titre personnel vers 7h. Du côté des femmes, c'est déjà le branlebas de combat : les pauvres, elles n'ont pas du dormir beaucoup ! Toilette, déjeuner, tout est pris dans une ambiance survoltée et stressée. Les préparatifs continuent et la pression monte. Xusan avait une chemise trop grande pour lui : je la récupère. Yusuf me prête une de ses cravates... Bon, c'est cool : j'aurais l'air moins "clochard" qu'hier.

On range, on aspire, on installe, on organise, on prépare, on s'occupe. Je ne crois pas avoir été d'une efficacité redoutable mais bon... Vers 10h, les affaires de Nilufar arrivent avec certains de ses proches. La chambre dans laquelle nous, les hommes, avons dormi est totalement réorganisée pour que ces dames puissent s'installer et examiner les affaires offertes à la mariée.

Résumons nous : - Chambre 1 (celle habituellement de Nadira) : Nilufar, sa belle-sœur, une table.
- Chambre 2 (celle où nous avons dormi, vouée à devenir la chambre du couple) : pièce d'accueil des femmes.
- Salon : réservé aux festivités.
- Cuisine : domaine des cuisiniers et aides au service.
- Le reste : on se croise, se recroise, se parle, se présente, circule.

Vers 11h, l'imam et les amis de Xusan, les hommes de la famille et moi prenons place dans la pièce. Repas, rigolade, discussions auxquelles je ne comprends rien (logique)... Un repas de fête quoi !

Yusuf est là à temps partiel mais deux de ses amis et lui sont de corvée pour amener les plats, débarasser, accueillir les gens, les guider etc.

Vers midi 30, il est l'heure du Nikoh (prononcer Ni-Kârr - le "R" est plus profond dans la gorge que le "R" français). C'est un moment important : après cette cérémonie, Xusan et Nilufar seront mariés religieusement. L'union sera donc effective à partir de ce moment là.

Xusan revêt le manteau qu'on lui a offert et la coiffe traditionnelle Ouzbek (le chapeau noir et blanc). Je suis invité à filmer et assister à la cérémonie. Nous nous retrouvons donc dans le couloir, près de la pièce où se trouvent les femmes. La séparation est symbolique mais réelle. Je ne sais pas si Nilufar est dans la pièce ou si elle est encore à part dans l'autre pièce (il faudra que je demande à Yulduz mais je pense qu'elle est à part). Le but est simple, les hommes sont témoins pour Xusan et les femmes, qui vont tout entendre et participer à la cérémonie, seront témoin également de l'engagement de Xusan ! Nous nous agenouillons et la cérémonie commence ! Avec moi,

L'imam fait tout un prêche en Ouzbek, que je ne comprends évidemment pas, mais que Yulduz me racontera : en résumé, il rappelle que l'Islam est une religion par et pour les humbles ; il explique qu'être dépensier pour le plaisir de faire croire qu'on est riche est un péché, que faire une bonne action en lieu et place de toute chose ostentatoire est beaucoup plus bénéfique. Il rappelle enfin que Xusan a des devoirs envers sa femme, et que Nilufar a des droits en tant qu'épouse.

Après le prêche, les prières, les questions posées aux hommes et aux femmes, chacun répondant à tour de rôle, vient le moment du serment devant Allah. Xusan se recueille et déclame les phrases rituelles, que je ne comprends pas, mais qui veulent dire en gros (Yulduz me l'avait déjà expliqué) : "Je ne reconnais l'existence que d'un seul Dieu : Allah et devant lui je la prends pour épouse", phrases à l'issue desquelles une prière est adressée. La cérémonie se termine ainsi. C'est à la fois un acte de foi profonde et un serment de mariage et même si je n'ai pas un amour immodéré pour les religions (doux euphémisme) et même si je ne crois pas en Dieu en tant que tel (mon dieu à moi, c'est la Nature, qui sera toujours plus forte), cette fin de cérémonie, beaucoup plus intimiste que nos mariages pompeux à l'église, est très forte et très chargée d'émotion. Je ne comprends pas cette émotion parce que je ne suis pas touché par la foi, quelle qu'elle soit, mais je suis touché par l'émotion de ma belle-famille et plus particulièrement par celle de ma femme et d'Iroda.

Une parenthèse à ce sujet pour dire que l'Islam que je vois pratiquer en Ouzbékistan est à des kilomètres de celui qu'on voit pratiquer en France (Du moins, celui qui se montre et qui fait débat - je refuse d'inclure là dedans les centaines de milliers de Musulmans modérés qui vivent en harmonie avec la république et la laïcité) et à des années lumières de celui pratiquer par les fondamentalistes intégristes à travers le monde (Arabie Saoudite, Yémen, Talibans etc.). Je dirais même que cet Islam est profondément progressiste et féministe, prenant le parti des femmes contre certaines coutumes ou interprétation du Coran totalement fausses.

L'imam, quant à lui, et au delà du représentant de sa religion, est un homme au regard profondément gentil, très érudit et dont le sourire montre le gamin qu'il a été, prêt à s'émerveiller et rire de tout. Il est le premier imam que j'ai rencontré et qui ne m'ait pas rebuté.

Je n'ai pas de photos de cette partie là, y compris le repas des hommes, mais dès que j'aurai réussi à faire un montage, je mettrai la vidéo en ligne !

Après la cérémonie, nous retournons dans le salon pour un dernier thé, avec un dessert, puis l'imam prend congé. A ce moment là, il est approximativement 13h, branlebas ! Ca va être au tour des femmes de faire la fête.

Les hommes sont alors "cantonnés" dans la chambre qui a servi de dortoir à Nilufar ! Il y a des matelas, une table (c'est une chose que j'ai oublié de dire depuis le début, en Ouzbékistan, on mange assis sur des matelas à même le sol, devant des tables basses), de quoi manger (comme si j'avais encore faim) et de quoi boire (Thé, Coca, Fanta, Eau Gazeuse et plate). Bon, on va rester là un bon moment je crois.

Impression confirmée, mais mine de rien, le temps passe vite et vers 5h du soir, les dernière personnes à venir féliciter Xusan et Nilufar arrivent. J'ai dit plus haut que seuls manquent à l'appel la troisième sœur de ma femme et son mari (Anvar, comme le prof d'allemand rencontré la veille) restés à Séoul ! Les personnes en question sont les parents d'Anvar : ils habitent à deux heures de route de Tachkent, dans les montagnes, et ont fait le déplacement exprès... Ca en dit long sur la solidarité des Ouzbek, dans la joie comme dans la peine, et sur la solidité du maillage social qui compense dans une certaine mesure les déficits étatiques.

Je n'ai pas grand chose à dire sur l'après midi car nous n'avons fait que "discuter" entre hommes (pas grand chose à dire de plus là dessus) et je ne sais pas ce qu'il s'est réellement passé du côté des femmes. Tout ce que je peux dire, c'est que ces dames se sont amusées et que nous les avons entendu rire plus d'une fois !

Voici donc une série de clichés, plus ou moins bons, pris dans l'après midi : les photos des hommes sont l'œuvre de votre serviteur avec son téléphone portable, les autres sont l'œuvre de Yulduz. Force est de constater qu'elle a fait de bien meilleures photos que moi cet après midi là.


(La cousine de ma femme, une amie d'Iroda et une voisine, toutes trois dans la cuisine)


(Nilufar, de dos, en costume traditionnel, alors qu'elle se présente aux femmes de l'assistance)


(Le voile se lève : je vous présente Nilufar)


(Les femmes pendant leur repas)


(Yulduz, Nilufar et Iroda)

... Et du côté des hommes ? Ben on glande... Comme d'habitude !
(Xusan, Moi affalé au fond et Cherali)


(Et de l'autre côté de la table...)

Vers 18h30, tout le monde est parti et on se retrouve en famille. On range tout le plus vite possible. Deux amis de Yusuf, qui nous ont aidé toute la journée à faire le service sont encore là. Ils ont extraordinaire d'efficacité et de rapidité. Les 2 p'tits gars et Yusuf ont assuré comme des bêtes.

A 19h30, tout est rangé au maximum. Les tables empruntées pour l'occasion aux voisins dans la cité sont ramenées... Et on goute enfin à un instant de sérénité : Iroda, qui est totalement crevée et sur les rotules (Des mois qu'elle tient tout ça à bouts de bras) va enfin pouvoir se reposer. Yulduz est le leader de la famille depuis la mort de Zaynab. Mais le fait qu'elle habite en France, avec moi, laisse toute la pression sur les épaule de sa première cadette, Iroda. Iroda organise, réfléchit, arrange, cherche, gère et surveille tout depuis des mois et des mois. Si le mariage de Xusan est une vraie réussite, c'est à elle qu'on le doit à 90%... Et elle n'habite pas dans l'appartement, doit aussi s'occuper de son mari, de ses enfants... C'est une sainte !

Cette photo (mauvaise) de Yulduz et Iroda montre bien le degré d'épuisement de ma chère belle-sœur.

On se pose, on mange une soupe, en famille, avec pour la première fois Nilufar, qui est un peu perdue la pauvre. Ceci dit, tout le monde est crevé et on ne tarde pas à aller se coucher... Je pense qu'à 22h, tout le monde dormait !

28 décembre 2009

On se réveille relativement tard (pas forcément en horaires mais tout le monde a plus ou moins dormi ses huit heures... Ce qui n'est pas si mal). La journée est calme ! On range et nettoie la vaisselle prêtée par les voisins et amis. On parle, on vaque à nos occupations respectives. Ca fait du bien à tout le monde de se retrouver un peu au calme et de prendre du temps pour soi.

tout de même, un peu de remue-ménage ne fait pas de mal : le meuble commandé par la famille de Nilufar devait être livré et monté aujourd'hui. Nous avons donc tout sorti de la chambre, afin de pouvoir avoir la place de tout monter. Les affaire de Xusan et Nilufar sont donc stockées dans le salon... Et il y en a beaucoup ! Malheureusement, si la livraison est finalement confirmée, le montage, lui, attendra demain. Les mariés dormiront donc dans une chambre spartiate, avec l'odeur du bois neuf (même s'il y a pire odeur, c'est un peu entêtant quand même)

Je passe quand même la majeure partie de la journée à composer (mon voyage a été très bénéfique aussi de ce point de vue là et j'ai une compo, probablement pas la meilleure, loin s'en faut, mais qui me plait énormément), à classer les photos, à lire et à regarder le temps passer. Après le "rush" des derniers jours, j'en avais besoin.

Iroda devait rentrer chez elle mais finalement, elle reste un jour de plus pour nous aider.

Nilufar prend ses marques. Elle assume pleinement son rôle de jeune épouse et prend en charge les tâches les plus ingrates de la maison. Yulduz et Iroda ne veulent pas lui laisser tout faire mais elle s'impose d'autorité : c'est SON rôle, c'est SES tâches.

A titre personnel, je crois qu'elle a été "pré formatée" pour tenir ce rôle, et donc ne comprendrait pas qu'on ne le lui laisse pas tenir, mais je crois également que c'est une manière pour elle de prendre ses marques sereinement, de s'accoutumer à un nouvel environnement dans lequel elle débarque du jour au lendemain... Ce qui est toujours un facteur de déstabilisation.

La journée est aussi l'occasion de se "découvrir" tous dans le quotidien. Le quotidien de la famille va être profondément modifié par l'arrivée de Nilufar car, par exemple, Iroda pourra se décharger en grande partie sur elle. Yulduz m'a confié qu'elle appréhendait un peu la manière de tenir un foyer de Nilufar car les standards de ma femme et de ma belle famille sont très élevés. Plus d'appréhension au terme de la journée ! Ce sera beaucoup plus simple de s'occuper de Nadira qui n'est pas totalement autonome. Iroda n'aura plus à venir plusieurs fois par semaine pour s'occuper des garçons, pourtant très autonomes sur les tâches ménagères, même selon les standards européens.

La journée amène beaucoup de soulagement également, car Nilufar, d'une nature très réservée et timide commence à se libérer et plaisante... Elle semble commencer à se sentir bien.

29 décembre 2009

On devait partir aujourd'hui à Samarcande pour visiter cette ville légendaire, mais le montage du meuble contrecarre nos projets. En effet, comme nous devons y aller avec Xusan et Nilufar (espèce de micro voyage de noces qu'on leur offre afin qu'ils coupent eux aussi), il faut que le meuble soit monté.

En fait de meuble, c'est la chambre complète avec armoire, lit massif, commode, desserte de toilette avec glasse, tables de nuit et chaises... Ça rentre tout juste dans la chambre mais ce sont de très beaux meubles !

L'après midi, nous allons donc rendre visite aux parents d'Anvar, qui invitent ma femme depuis fort longtemps et seront enchantés de nous avoir tous les deux. Vers 14h, Adhan, le frère d'Anvar, qui vient à Tachkent pour affaires nous récupère. En fait, il est venu dans la capitale pour acheter une voiture et repart avec une splendide Jiguli de 1993. Pas grand chose à voir avec le taxi qui nous a récupéré à l'aéroport le 22 au matin ! Celle ci est quasi neuve et si le confort moderne n'y est pas forcément (quoique la sono soit très moderne et d'excellente facture), elle tourne rond, sans bruit de casserole et est confortable !

Une heure après, nous arrivons à Angren. L'autoroute que nous avons prise est LA route de la soie de cette partie du pays, route qui traverse le pays, venant du Kazakhstan au nord et menant au Kirghizstan et en Chine au sud-est. Cette autoroute est beaucoup mieux entretenue que le reste des autoroutes du pays car c'est une vitrine et une route traversante.

L'accueil de la famille est (je vais me répéter mais si un jour vous êtes accueillis par des Ouzbek, vous comprendrez pourquoi) exceptionnellement gentil et amical. On passe tout de suite à table pour le thé. La conversation se déroule et Yulduz passe son temps à traduire (c'est pour ça qu'elle est restée plus longtemps que moi là bas ! Elle aussi avait besoin de vacances) à tel point que par moments, elle se mélange en s'adressant à la famille en Français et à moi en Ouzbek.

Après un moment, on me fait visiter la ferme et ses dépendances. On me montre le mode de vie (que je connais déjà un peu quand même) d'une famille relativement aisée de la campagne. Je prend une photo du coucher de soleil dans la rue devant leur maison Adhan me demande de prendre une photo de lui devant sa voiture. Vers 17h, le père nous quitte pour retourner au travail. Nous retournons à table pour des plats supplémentaires et la visites des tantes et voisines d'Anvar et Adhan.

Vers 18h, nous devons prendre congé (alors qu'on nous a invité à dormir sur place) car nous partons demain à Samarcande et la famille de Yulduz nous attend.

Adhan nous ramène à la station de taxis où nous en trouvons un pour nous ramener : il nous fait payer le trajet 12 000 soums (soient environ 5 euros) à la condition qu'il trouve 2 autres passagers. Après près de trois quart d'heure d'attente, nous partons enfin. Une heure après, retour à l'appartement...

Xusan et moi nous nous tapons un délire sur son nouveau lit, le tout filmé par Yulduz. Soirée tranquille.

Demain Samarcande...

30 décembre 2009

On se lève normalement et on déjeune normalement... Quelque petits détails à régler, dont celui de récupérer de l'argent liquide (les cartes bleues ne servent à rien en Ouzbékistan)...

Beaucoup de liquide : la vie n'est pas chère en Ouzbékistan, pour un européen du moins. Le salaire moyen doit tourner autour de 500000 soums par mois au maximum (à 2500 soum l'euro, faites le calcul : 200 euros).

Comme on a décidé de payer le voyage à Xusan et Nilufar, il nous faut :
- 80 000 soums de trajet (10 000 soums par personnes pour l'aller et la même chose pour le retour).
- 25 000 soums d'hôtel pour moi.
- 15 000 soums d'hôtel pour les trois autres (le prix des nuits d'hôtel n'est pas le même pour les "locaux" et les étrangers) ;
- 40 000 soums de nourriture ;
- 40 000 soums de sécurité.

Soit un total de 200 000 soums (moins de 100 euros). Par mesure de prudence, on veut changer un peu plus, d'autant plus que j'ai pris un visa de tourisme et que la loi m'oblige à m'enregistre dans un hôtel : je ne peux pas dormir chez l'habitant. La situation est simple, si je ne justifie pas de ces nuits d'hôtel, je ne peux pas sortir du pays...(1) "Simple"... D'accord, mais la pression monte quand même un peu, alors on se dit qu'en graissant la patte d'un hôtelier, j'aurais un justificatif bidon... (1) Erreur : en fait, rien ne m'aurait retenu en Ouzbékistan mais par contre, j'aurais du payer une grosse amende (Noté le 20 janvier 2010)

Comme on a pris notre temps et qu'on est un peu justes, on tape dans les réserves de Xusan et on lui file 100 euros en échange. L'occasion est trop belle pour rater une photo ! A droite, des billets de 20 euros. A gauche, des billets de 500 soums... Au total : exactement la même valeur (à la valeur d'échange près).

Chaque liasse est une liasse de 50 000 soums, équivalent à 20 euros...

Après avoir pris l'argent (euros ET soums), on sort de la cité pour prendre un taxi. Celui ci devra nous amener à l'autre bout de Tachkent, là où les bus et taxis se retrouvent pour partir à Samarcande et dans le reste de l'Ouzbékistan.

Pour la petite histoire, Xusan et Nilufar ne pensaient pas qu'on dormirait à l'hôtel. Eux pensaient qu'on allait faire l'aller-retour dans la journée, quitte à rentrer très tard. C'est donc Yulduz et moi qui leur avons fait prendre le minimum vital pour leur toilette... Grosse rigolade et bousculade alors que nous avions déjà les manteau sur le dos.

Il fait beau ; il ne fait pas froid. C'est une très belle journée. Nous trouvons très vite un chauffeur dans sa Volga ! Le prix est tout à fait correct et c'est parti.

Quelque part dans le récit, j'ai dit que les Volga n'ont rien à envier au niveau confort à des berlines allemandes haut de gamme. C'est à cette occasion que j'ai pu le découvrir. La voiture est spacieuse, silencieuse, agréable... Yulduz demande au chauffeur s'il accepterait de nous mener à Samarcande. C'est vrai que le voyage serait vraiment bien.

Il hésite un quart de seconde et puis répond "non". Explication : les routes sont vraiment mauvaises entre Tachkent et Samarcande et il ne veut pas risquer d'abimer la voiture ou de trop se fatiguer. C'est vrai que l'homme n'est pas tout jeune et il joue la prudence... L'expérience a parlé. Dommage pour nous !

Arrivés à la station, je reste avec Nilufar pendant que Xusan et Yulduz vont essayer de trouver un taxi. Au bout d'un quart d'heure, ils reviennent : mauvaise surprise. Comme on est à la veille du jour de l'an, beaucoup de gens quittent Tachkent pour retourner dans leurs régions passer le réveillon en famille... C'est l'équivalent en terme de fête de notre réveillon de noël. Les demandes de transport sont donc nombreuses et la loi de l'offre et de la demande joue en plein. Du coup, au lieu d'un confortable taxi à 10 000 soums par personne, on va prendre un (mini)bus à 12 500 par personne... Bon ! OK ! Le bus est quasiment plein : 13 personnes en nous comptant et il ne reste qu'une place, devant, à côté du chauffeur (celle qu'on m'a proposé).

On s'installe tout les quatre au fond du bus (les dernières places. Vu que je suis le plus grand, on m'a proposé de passer devant avec le chauffeur... Non, je préfère rester au fond avec ma femme et sa famille. Bonne surprise. Bien que d'apparence serrés, les fauteuils sont confortable et j'ai la place d'étendre mes jambes... Ne serait-ce l'odeur d'essence qui nous donne mal à la tête, ce serait parfait.

Je suis à la fenêtre arrière gauche. Il y a un rideau que j'écarte et je m'aperçois que, en théorie du moins, elle peut s'ouvrir. Dix minutes à m'escrimer pour n'obtenir qu'un mince filet d'air de trois millimètres de large... Peu concluant ! Yulduz avise soudain une baguette de bois qui maintient la vitre fermée. En trente seconde, elle trouve le moyen de l'enlever et la fenêtre s'ouvre. Aaaargh ! De l'air ! Quasiment immédiatement, le mal de tête s'évacue.

Le bus sort de Tachkent... Très vite, tout le monde sombre dans une douce torpeur : autant roupiller ! Soudain, j'ai froid. La fenêtre s'est ouverte inconsidérément et il ne fait pas chaud quand on roule... Je remets la fenêtre dans sa position légèrement ouverte et me rendors... Pas pour très longtemps : ça recommence. Ah OK, c'est peut être à ça qu'elle servait la baguette... On la remet donc en place et c'est vrai que le filet d'air de trois millimètres suffit largement pour évacuer l'air vicié.

On arrive à Samarcande quelques heures plus tard, vers 15h. On est les derniers à sortir du bus alors le chauffeur, gentiment, nous pose à un endroit où normalement il n'a pas le droit de s'arrêter. En dix secondes, on est hors du bus et il repart.

Je ne vois pas grand chose mais déjà, ce que je vois me laisse pantois. Des deux côtés de la route : un cimetière. Au loin, en hauteur par rapport à la route : un des plus beaux minaret qu'il m'ait été donné de voir.

On traverse la route et on prend un chemin piéton. Je sais qu'on doit aller sur Registan, la place aux trois Medersas (écoles coraniques) mais je ne sais absolument pas à quelle distance c'est. Je soupçonne Yulduz de le savoir mais de ne pas me le dire pour que je "tombe" dessus. C'est le genre d'effet de surprise qu'elle affectionne.

En montant, le chemin piéton devient une rue piétonne, bordée de deux bâtiments de toute beauté. Visiblement, il s'agit d'un mausolée et d'une mosquée. A côté, une place de marché dans laquelle se trouve un marché du safran.







Nous continuons de suivre la route piétonne. C'est très, très, très bien mis en valeur. C'est propre, joli, clair, aéré et idéal pour une promenade. Les bâtiments sont modernes mais fait selon le style architectural de Samarcande et j'ai l'impression, ne serait-ce cette architecture, de me retrouver dans une ambiance suisse ou vieille ville allemande. C'est serein, apaisant.


Puis, à notre droite, un long mur, avec des fenêtres décorées d'une grande beauté... Je me dis que nous ne sommes pas loin. Exact !

Au coin de ce mur, toujours à droite, un autre mur ; et deux minarets ! C'est à ce moment là que j'ai réellement compris qu'on arrivait ! Ma femme m'a montré des photos de Registan et depuis que je les avais vues, je voulais voir ça en vrai. quand j'ai vu les deux minarets, ça a fait "tilt".

NB : quels que soient mes commentaires, quelles que soient les photos, rien ne saurait décrire l'immense beauté de cet endroit. Une des premières réflexions que je me sois faite c'est que les images "réduisent" le lieu et ne rendent pas le dixième de sa splendeur. Si un jour vous avec la chance (parce que c'en est réellement une) de voir Registan en vrai, vous comprendrez le sens de ce nota-bene.

Après avoir longé le mur, nous nous retrouvons face aux trois Medersas. C'est une des plus magistrale claque que j'ai prise, donnée par un endroit, une construction humaine qui plus est. Les quelque photos ci dessous se passent de commentaire mais sont excessivement réductrices de l'"énergie" qui se dégage de cette place.
(Tillokori - Au centre)


(Sherdor - A droite)


(Détails du minaret de Sherdor)

Après un long moment passé à prendre des photos, il est temps de se mettre à la recherche d'un hôtel. Nous voyons une affiche "Bed & Breakfast" et nous la suivons. Après une petite marche en flânant dans les rues de Samarcande, nous arrivons devant ce qui semble être ce que nous cherchons. Au passage, je prends cette photo d'une chose qui m'amuse : la porte de cette maison, très belle bien qu'abimée, et le tuyau de gaz devant... Dommage mais aussi très drôle.

Après quelque minutes, la confirmation tombe. C'est bien un hôtel. Il est totalement libre et l'hôte est tout heureux de voir des clients tomber du ciel... C'est la saison creuse et personne ne vient, normalement. Il nous donne fort gentiment des conseils sur ce qu'il y a à faire et ce qu'il faut faire ou ne pas faire, où il faut aller pour bien manger et nous permet, sans aucune caution ou demande, de déposer nos affaires jusqu'au soir.

Au moment de partir, l'hôtelier nous signale que la maison collée à la sienne est la plus vieille du quartier et a plus de cent ans. Elle est joliment décorée et je prends ce que je vois de l'extérieur en photo.

En partant, nous ne retournons pas en direction de Registan. Nous traversons les rues d'un quartier de Samarcande et soudain, après être passé sous un porche, nous apparaît un bâtiment magnifique.

Yulduz m'explique qu'il s'agit du mausolée abritant le tombeau d'Amir Temur... Autrement dit, Tamerlan.


En Europe, ce nom n'est pas très connu mais pourtant, ce personnage est majeur dans l'histoire du monde. Déjà, aujourd'hui, à la télé, quand on entend les noms de Dehli (Inde), Bagdad (Irak), Kaboul (Afghanistan), on peut se dire que ce sont des conquêtes de Tamerlan. C'est dire l'immense richesse historique et culturelle de ces régions, actuellement ravagées par des guerres pour la plupart. Je cite Wikipédia :

Tamerlan (Timour ou Timur Lang, « Timur le boiteux », du verbe persan langidan (boiter ) (1336 - février 1405), était un guerrier turco-mongol du 14ème siècle, conquérant d'une grande partie de l'Asie Centrale et de l'Ouest. Il fonda l'Empire des Timourides et la dynastie des Timourides qui survécut jusqu'en 1857. Son prénom, Timur, signifie "fer" en turco-mongol (cf. mongol tömör et turc demir) et se rapproche de celui de Gengis Khan, Temüdjin. On l'appelle aussi Amir Timur (Temur) (émir de fer).

Né près de Samarcande en Ouzbékistan en 1336 et devenu émir de Transoxiane, il se révéla un redoutable chef de guerre, bâtissant un immense empire reposant sur la force et la terreur. Les historiens parlent souvent de « catastrophe timouride » tellement ses destructions et massacres furent importants. Lors de ses conquêtes, il n'hésitait pas à massacrer intégralement la population des villes qui lui résistaient à l'exception notable des artisans qu'il déportait dans sa capitale Samarcande. C'est à ce titre qu'il se montra aussi protecteur des arts et des lettres qui firent la grandeur de sa capitale, Samarcande.

(...)

Tamerlan devint largement connu comme un protecteur des arts. La plus grande partie de l'architecture qu'il a commissionnée est encore présente à Samarcande.

Selon la légende, Omar Aqta, le calligraphe de la cour de Tamerlan, transcrivit le coran avec des lettres si petites que le texte entier du livre tenait sur un sceau. Il est également dit qu'Omar avait créé un Coran tellement grand qu'une brouette était nécessaire pour le transporter. Des feuilles de ce qui était probablement ce grand Coran ont été trouvées, écrites avec des lettres d'or sur des pages énormes.

Après la mort de Tamerlan en 1405 son empire, gouverné par ses descendants (les Timourides), fut grignoté par les puissances voisines jusqu'à l'assaut final des Ouzbeks de la dynastie des Chaybanides.

Ce mausolée est juste extraordinaire. Tout dedans est beau, somptueux même. De l'entrée :

Jusqu'aux décorations des murs à l'intérieur :


(Au mur, des sourates du Coran)


(Le détail du travail sur les sourates)

En passant par les cours l'entourant :



Et l'éclairage du soir mettant particulièrement bien en valeur le monument.


Il y aurait tant de photos que j'aimerais montrer que ça deviendrait lourd dans ce carnet de voyage. Je vais donc, dans un deuxième temps après avoir fini de vous raconter mon voyage, travailler sur les photos et vidéos. Je mettrai le tout en disponible et vous avertirai de cette disponibilité.

Libre à vous d'aller voir ou pas...

La nuit est tombée, notre dernier repas remonte à pas mal de temps et on commence tous à avoir faim. On descend en flânant parmi les nombreux badauds, réunis autour d'un sapin de noël et de quelques échoppes temporaires, pour rejoindre la route où on pourra récupérer un taxi qui nous emmènera au restaurant de Samarcande conseillé par l'hôtelier. Il est décentré par rapport à Registan, mais est beaucoup moins touristique et fait les meilleures "Chachliks" (brochettes de mouton marinées dans du cumin) de Samarcande.

Le restaurant ne paye pas de mine, mais l'accueil y est bon, d'autant plus que les clients et employés ne sont pas habitués à recevoir un étranger et ils sont contents de nous voir débarquer. Les Ouzbek sont toujours honorés et fiers de faire découvrir leur culture et leur cuisine à quelqu'un qui ne la connait pas.

La cuisine est très bonne et, effectivement, les brochettes sont fabuleuses. Je m'en empiffre deux pour la faim et deux par gourmandise. J'en aurais bien pris deux supplémentaires pour être sur d'avoir bien gouté ce met exquis mais il faut rester sérieux...

Une heure et demi plus tard, on sort du restaurant pour attraper un taxi et retourner voir Registan de nuit. Mais ça semble un peu compliqué et après dix minutes de tentatives infructueuses, on commence à marcher en direction de la place. Au pire, il y a deux ou trois kilomètres à faire et on y survivra. Ceci dit, la route n'est pas éclairée et on se méfie des voitures qu'on croise ou qui nous doublent...

Au bout de dix minutes de marche, un taxi s'arrête enfin et nous ramène sur Registan. Et vlan ! Nouvelle grosse claque. Il y a vraiment quelque chose de particulier avec cet endroit !

(Tillokori)


(Medersa d'Ulugbek - Petit fils de Tamerlan - A gauche)


(Détails de l'entrée de Tillokori)

Après en avoir pris plein les yeux pendant un long moment, il est temps de rentrer à l'hôtel.

Dix minutes après, nous y sommes. L'hôte récupère nos passeports pour nous enregistrer et Yulduz en profite pour lui expliquer ma situation.

Aïe. C'est loupé : parce que Samarcande est une ville très surveillée et donc, la page du 22 de son livre d'enregistrement a déjà été validée par la préfecture... Comme toutes les suivantes jusqu'à ce jour. Autrement dit, il ne peut me délivrer le coupon numéroté car tous les numéros du 22 décembre à ce jour ont déjà été enregistrés...

Gros problème en vue. Il nous donne quand même deux indications. La première est qu'à Tachkent ce sera plus facile parce que moins surveillé (c'est moins "touristique" - du moins, les touristes sont beaucoup plus noyés dans la masse). La deuxième est qu'au pire du pire, il y a une femme à Tachkent qui s'appelle Olga et qui travaille pour une agence de voyage. Elle pourrait m'arranger le coup mais il faudrait alors payer environ cent dollars US.

Bon, OK. On verra bien. D'autant plus que Yulduz a un ami avec qui elle a travaillé de 2000 à 2004 et qui pourrait nous aider. Je le connais, je sais qu'il nous aime bien (il parle un très bon français et a beaucoup d'amis en France) et on ne s'inquiète pas plus que ça.

Je n'avais pas vraiment détaillé la chambre en posant le sac et je m'aperçois qu'elle est très belle. D'une part elle est très propre, très bien arrangée et spacieuse (sauf que ma femme est moi on est obligés de faire lits à part parce qu'il n'y a que deux lits en quatre vingt dix). D'autre part, le plafond ouvragé est magnifique. Il a été fait selon des méthodes ancestrales par des ouvriers du coin et c'est un travail remarquable.

La cour de l'hôtel est elle aussi très belle. Je ne peux pas m'empêcher de longer le couloir distribuant aux chambres et d'aller dans la dernière, dans l'aile attenante à l'aile principale. La chambre est inoccupée et j'en profite pour faire une photo de la cour.

L'hôte nous fait monter du thé, qu'on boit en regardant la télé puis on se couche. Il n'est pas encore 23h00.

31 décembre 2009

Nous quittons l'hôtel après un somptueux petit déjeuner. L'hôtelier nous remercie encore d'être venu chez lui. Nous le remercions de nous avoir accueilli et le réglons. Il m'a donné mon coupon d'enregistrement, qu'il a établi pour deux jours. Si je retourne à Samarcande, il est maintenant mon point de chute officiel.

Nous avons à repasser par Registan, pour revoir la place encore une fois en plein jour et, si possible, monter en haut de l'un des minarets de la place. De plus, les Medersas ouvrent vers 9h et nous voulons entrer pour les voir.

La proposition de monter en haut des minarets a été faite par un policier la veille mais ne voulant pas risquer l'arnaque et/ou l'acte illégal, j'ai décliné l'offre prétextant des vertiges. Le policier nous avait dit qu'il fallait être là à 8h précise.

Nous en avons parlé à l'hôtelier qui nous a dit qu'il n'y a rien à craindre : comme les policiers sont en charge de la sécurité des Medersas, ils ont comme avantage "en nature" de faire entrer qui il veulent, où ils veulent. Ce n'est absolument pas une arnaque mais pour éviter que ça se voie trop, ils ne peuvent le faire qu'avant les heures d'affluence le matin.

En outre, ceci est réservé aux étrangers et normalement, les Ouzbek ne peuvent y accéder. En pratique, avec la morte saison touristique, nous avons tous pu y entrer : les 20 000 soums changent de main (5000 chacun) et c'est parti.

Nous entrons tout d'abord dans la medersa d'Ulugbek, puis un escalier nous mène à l'étage. Le palier est en travaux ; un chantier est en cours.



Je dépose mon sac à dos en l'accrochant à une barre de fer qui dépasse d'un des murs et on attaque la montée du minaret. Les marches font trente à quarante centimètre de haut et pour monter, il ne faut pas être claustrophobe, ne pas avoir peur du noir et être en bonne forme physique - ce que je ne suis pas forcément mais il y a pire.

Au bout d'un moment, on arrive en vue du "toit". Le chemin est encombré de câbles et autres poutres de soutènement mais on arrive à se faufiler. Et la vue vaut les efforts. Yulduz et Nilufar se sont arrêtée et sont redescendues alors qu'on était presque en haut.

Je passe 5 minutes à en prendre plein les yeux et a faire une petite vidéo. Comme on ne peut pas tenir à deux, je laisse rapidement la place à Xusan.
(Sherdor)



Une fois redescendus, on récupère les filles qui nous attendent et on descend pour sortir de la medersa... Et là, c'est le drame ! La grille est fermée à clé ! On est prisonniers de la Medersa d'Ulugbek. On tape, on appelle et quelques instants après, le flic arrive en courant... Ouf ! On en rigole mais la surprise a été totale.

On sort, puis on visite les 3 écoles les unes après les autres. Dans les 3, je retrouve quelque chose que je ne m'attendais pas à retrouver ! Il m'est arrivé, quand j'étais jeune, de me balader sur les campus d'Oxford et de Cambridge. J'ai retrouvé la même ambiance dans les medersas. Des lieux chargés d'histoire, voués à la culture, à l'étude et à la méditation, chargés d'enseignements par eux même et profondément calmes et sereins.



(Le tombeau des Chaybanides)


(Dans la cour de Sherdor)


(Porte d'origine de Sherdor)

J'ai appris, à l'occasion de cette dernière photo, que sous l'ère soviétique, toute croyance quelle qu'elle soit étant proscrite, les trois medersas n'ont pas été entretenues. Les travaux de rénovation et de remise en valeur ont été commencés dans les années 70 et donc, après 50 ans sans entretien, les bâtiments étaient dans un état déplorables. A ce jour, les travaux ne sont toujours pas finis parce que toutes les rénovations se font avec les techniques ancestrales, par des artisans confirmés.

Ceci dit, cette porte près de laquelle Xusan et moi sommes photographiés, est d'origine. Sherdor a été finie en 1636 et donc, la porte a au moins cet age là et peut être quelques années de plus.

Une fois visitées les 3 medersas (aussi proches et aussi différentes les unes des autres que peuvent être trois membres de la même fratrie), il est temps de repartir pour Tachkent. Nous ne pouvons malheureusement pas rester plus longtemps car nous devons préparer le réveillon du 31 avec les autres d'une part, et régler mon problème d'hôtel d'autre part.

Le temps de faire quelques dernières photos et nous partons.

(Ulugbek)


(Sherdor)


(Sherdor de trois quart dos au premier plan et Ulugbek au fond)

Nous redescendons là ou le bus nous a laissé. Nous prenons un taxi qui nous amène à la station d'autobus pour Tachkent.

Tout de suite, des chauffeurs de taxi nous proposent de nous ramener. Nous refusons en disant que nous voulons partir en autobus (moins cher).

Xusan fini par trouver un chauffeur de taxi qui doit rentrer sur Tachkent de toute manière et qui nous fait le prix du retour en bus. C'est parti et c'est une Nexia. Nous aurions pu le regretter : le chauffeur n'était pas génial. Outre qu'il conduit vite (ça c'est pas grave), il freine très (trop) tard et nous fait plusieurs fois peur.

Le summum est quand, un troupeau de bêtes à corne traversant l'autoroute, il n'a pas ralenti car voulant anticiper les mouvement des vaches... Sauf qu'une vache, c'est imprévisible et que l'une d'elle faisant un écart, il se retrouve à piller comme un malade (commettant même l'impardonnable outrage de me réveiller) tout en donnant un coup de volant.

Ça n'a pas suffit... Enfin... Pour la pauvre bête et le rétroviseur droit du moins. La pauvre bête a du être tapée très violemment dans son arrière train par un rétroviseur qui, en échange, y a laissé la vie. J'ai ouvert les yeux juste au bon moment pour voir le rétroviseur être littéralement arraché de son support et la bestiole se mettre à galoper. On a eu très chaud sur ce coup là.

Enfin, vers 14h, nous sommes à Tachkent. Pendant tout le trajet, Yulduz a cherché à joindre son ami, Anvar (c'est le troisième de l'histoire mais je vous jure que je ne le fais pas exprès - ils s'appellent tous les trois Anvar), et ce n'est qu'une heure avant d'arriver qu'elle y parvient. Ce n'est pas génial, parce qu'il n'était pas prévenu et ne peut pas régler le problème très facilement. Il risque d'y avoir des pénalités demandées par le patron de l'hôtel à qui il s'adresse.

Le rendez vous est fixé à son appartement et nous avons tout juste le temps de manger un morceau et nous repartons immédiatement. Un quart d'heure après, nous retrouvons l'homme : il a 77 ans, même s'il est resté très vert et jeune dans sa tête. Je suis content de voir son accueil : il me demande tout de suite des nouvelles de ma famille, qu'il connait.

Il nous explique que le problème est gros parce que quand on fait ce genre de magouille, normalement, il faut prévenir l'hôtel dans les trois jours afin qu'il n'y ait pas de retard d'enregistrement, ce que les préfectures Ouzbek n'acceptent pas.

Il nous amène dans un hôtel de quartier, sympa et tranquille et cherche le gérant. Il nous a prévenu, à cette heure là, il doit déjà être fin bourré à la vodka. Bon, il n'est pas fin bourré, mais c'est vrai qu'il est un peu chaud. Il nous invite à passer à table, et à nous servir en vodka, en coca et tout ce qu'on veut : nous sommes ses invités.

On rencontre chez lui le maire du secteur, venu pour "affaires". Yulduz et moi ne mettons pas longtemps à comprendre que c'est un officier d'une mafia quelconque (1). C'est un ancien élève d'Anvar, à qui il doit un immense service (quasiment la vie), mais Yulduz me glisse que c'est un coupeur de tête et que ça s'entend à la manière dont il parle au téléphone (insultes, menaces, chantage). Ma femme et moi somme très prudents et pas rassurés du tout car même si nous sommes sous la protection d'Anvar, il ne faut pas qu'on se manque. De plus, ce bougre parle bien anglais et français... (1) Pas du tout ! Renseignement pris, c'est un gros cake qui se donne des airs (Noté le 20 janvier 2010)

Au bout d'un moment de palabre, il est temps de s'occuper de mon affaire. Anvar et Yulduz partent dans le bureau avec son fils et lui. Je suis seul avec son "garde du corps" (en clair, son porte flingue) qui me tient compagnie. Au bout d'un moment, Anvar et lui reviennent et reprennent notre discussion comme si de rien n'était. Yulduz est restée dans le bureau avec son fils et il se passe encore un long moment avant qu'elle ne revienne. Les nouvelles ne sont pas super bonnes, je le sais à sa tête, mais je ne saurai pourquoi que plus tard.

On boit quelque coup (j'ai été - plus ou moins - obligé de boire de la vodka, que je n'aime plus, comme je n'aime plus les alcools forts), on parle de la pluie et du beau temps, on prend quelque photos et on prend congé : le signal du départ est donné par Anvar.

Dans la voiture, Anvar m'explique qu'ils n'ont pas pu falsifier le livre d'enregistrement, comme à Samarcande. Par contre, ils m'ont fait l'enregistrement pour ma dernière nuit, nous ont invité à leur soirée de réveillon (où je n'irai pas, c'est sur), et nous ont donné le numéro de téléphone d'une certaine Olga, qui moyennant 120 dollars US peut m'arranger le coup... Tiens, deux fois la même piste ?

En plus, ils m'ont expliqué que la loi Ouzbek donne trois jours à partir du moment où on s'arrête quelque part, pour s'enregistrer. Si je bouge à un autre endroit avant l'expiration de ces trois jours, le délai reprend à zéro à partir du moment où on s'arrête de nouveau. Ils m'ont même donné une copie de l'article de loi le précisant. Autrement dit : je suis arrivé à Tachkent le 22 au matin et entre le 22 et le 30, j'étais perdu au fin-fond des campagnes et je ne suis jamais resté plus de deux jours au même endroit... Ça me parait peu crédible mais bon, au moins, j'ai quelque chose.

On raccompagne Anvar chez lui. On discute cinq minutes sur le bord du trottoir et on décide de manger demain au restaurant lui, nous, et certains des anciens collègues de Yulduz. Elle et moi on décide tout de même de contacter Olga. Yulduz l'appelle et elles conviennent d'un rendez vous le 1er janvier 2010, demain donc, à 16h. En effet, Olga n'est pas à Tachkent et doit en plus contacter son patron qui ne l'est pas non plus.

Bon, de toute manière, on ne peut rien faire de plus... On rentre à l'appartement et on se pose... Enfin !

On ne se pose pas très longtemps ceci dit. Xusan, Yulduz et moi devons repartir vers 5h30. En effet, nous avons été invités par sa cousine et son mari, un chirurgien d'état, que j'ai rencontré pendant la noce.

Nous arrivons dans un appartement relativement petit, mais cossu et très bien arrangé. L'accueil est encore une fois magnifique. On passe un relativement long moment avec eux, l'ambiance est plus que conviviale. On explique mon cas au couple et on apprend que tous deux travaillent (elle comme infirmière, lui comme chirurgien) dans la clinique à côté de l'aéroport et donc, qu'ils connaissent quasiment tout le monde à l'aéroport. Comme on ne sait pas trop sur quel pied danser avec Olga, on lui demande s'il peut faire quelque chose. Il répond qu'au pire, il m'expulse du pays pour raisons sanitaires, le problème étant que j'aurais du mal à revenir un jour ! Bon, on va garder ça en joker ultime alors, parce que j'ai envie de revenir !

Le repas se passe ; on me fait gouter des vins Ouzbeks : je n'aime plus les alcools forts, mais j'aime de plus en plus les vins et les boissons houblonnées. Les deux vins que j'ai gouté sont très différents de nos vins rouges et blanc, mais ils n'en restent pas moins excellents, particulièrement le rouge (mi-chemin entre un Chianti et un rouge liquoreux). Puis, vers 7h, nous prenons congés. En effet, on doit manger avec la famille de Yulduz et passer le 31 en famille. J'apprends en plus que Nilufar a demandé à Yulduz quel est mon plat Ouzbek préféré et qu'elle le prépare pour moi pour ce soir : des mantis... Je mangerais ce plat sur la tête d'un chien galeux tellement c'est bon !

Les mantis sont une sorte de grands raviolis, dont la farce est à base de mouton et d'oignon, cuits à la vapeur et accompagnés, au choix, d'une sauce à base de crème liquide et épices, ou d'une sauce tomate au basilic... Ou les deux en même temps.

Le temps de prendre quelque photos souvenir, et nous repartons. Ils nous accompagnent jusqu'à ce que nous soyons dans un taxi... Encore des gens que j'aurais un immense plaisir à revoir !


On rentre à la maison. Nilufar, Yusuf et Nadira ont presque tout préparé. On met le couvert et on attaque ! Et là, j'ai commis un crime de lèse-Yulduz. Les mantis que ma femme prépare sont excellents et je les adore, mais ceux de Nilufar sont juste ex-cep-tio-nels : et je le dis ! Yulduz est assez d'accord mais avec le recul, je me dis quand même que la matière première utilisée est peut être plus adaptée en Ouzbékistan qu'en France et que, probablement, ceux de ma femme auraient été aussi bons, mais il n'en reste pas moins que je me casse le ventre en douze.

On passe la soirée tranquille, sans réellement faire de fête, mais le simple plaisir d'avoir une soirée tranquille, avec des gens que j'ai appris à aimer en très peu de temps, et la dernière vraie soirée avec eux pour un long moment, est un plaisir que je ne boude pas.

Ce fut une longue journée ! A peine passé minuit, et tout le monde s'endort.

1er Janvier 2010 :

Nous nous réveillons tranquillement mais ne traînons pas trop. En effet, nous devons manger à midi chez Iroda et Cherali pour ce 1er de l'an. Il y a tout une logistique à gérer pour permettre à Nadira de descendre les escaliers de l'immeuble. Finalement, Yusuf, Nadira et Nilufar partent en avance pour aller chez Iroda et l'aider à tout préparer.

Une heure plus tard, Xusan, Yulduz et moi partons à notre tour. Attraper un taxi ne pose aucun problème et nous arrivons chez Iroda vers midi 30.

L'ambiance est à la fête. On passe tout de suite à table. La notion d'apéritif en tant que telle n'existe pas dans la tradition Ouzbek. Par contre, le déroulement du repas fait que cette convivialité qui s'installe en France lors d'un apéritif, est compensée par le fait que les entrées et l'équivalent de l'apéritif sont mélangées et se prennent à table.

Je retrouve tout le monde et je rencontre Mansour, le frère de Cherali. Le repas se passe plus que bien, je participe à la conversation, aidé de Yulduz, Yusuf et Nadira... Malgré la barrière de la langue, je me sens totalement intégré, c'est incroyable.

Il y a dix jours, je ne connaissais pas ces gens, même s'ils étaient déjà importants pour moi, et ils ne me connaissaient pas. Aujourd'hui, ils sont ma deuxième famille et j'ai le sentiment d'être officiellement un membre à part entière de leur famille. Ne serait-ce la barrière de la langue, j'ai le sentiment que mon intégration serait totale. Charge à moi maintenant d'apprendre leur langue et de faire tomber cette dernière barrière. Xusan, de son côté, veut apprendre le français et l'anglais. Je pense qu'il va aller au bout car, même si c'est le plus gentil et le plus doux des hommes, il a une volonté de fer, comme sa sœur.

Déjà très touché par ce sentiment, soudain, Cherali se présente à moi en disant (traduit par Yulduz) que la famille a un cadeau pour moi. Je suis encore plus touché par cette attention qui me va droit au cœur et manque de m'effondrer quand je vois le cadeau : un costume traditionnel avec les accessoires, le foulard ceinture et la coiffe traditionnelle Ouzbek. Je suis complètement scié : ces gens, qui ne gagnent pas chacun le quart de l'argent que je gagne, même avec mon maigre salaire actuel, qui ne vivent pas dans la moitié du confort que j'ai, sont capables d'une générosité et d'un partage que je ne me crois pas capable d'atteindre.

On me fait mettre le costume et je me retrouve à être le centre de toutes les attentions : tout le monde veut prendre une photo avec moi, en costume, tout le monde veut savoir ce que je pense de l'Ouzbékistan, tout le monde me souhaite et espère me revoir... Il ne s'en est fallu que d'un cheveux pour que je craque.


Je réalise soudain que, la nuit suivante même, je m'envolerai (si tout va bien) et j'aimerais rester une semaine de plus. Je ne sais pas si ça m'aurait fait le même effet si j'étais arrivé le 19 au matin, comme c'était prévu, mais je sais que les trois jours de retard me manquent... Au moins ceux là...


Le repas prend fin, on plaisante, on rit, tout se passe le mieux du monde. Vers 15h on part. Dans le taxi, Xusan, Nadira, Yulduz et moi. Yusuf et Nilufar reviendront plus tard et vont aider Iroda à tout ranger. Les au-revoir avec la famille d'Iroda sont assez long car on ne se reverra pas avant un long moment (peut être deux ans). J'ai un pincement au cœur au moment de partir. Sur le trajet, je dis à ma femme que je reviendrai dans son pays le plus tôt possible et que si on part au Canada, on fera Marseille-Tachkent et Tachkent-Montréal, avec quelque semaines entre les deux vols.

On arrive à l'appartement et Yulduz et Xusan repartent tout de suite pour leur rendez-vous avec Olga. Pendant ce temps là, Nadira et moi nous nous reposons. J'essaie de dormir un peu parce que les trente six heures à venir vont être longues.

Vers 17h30, Nilufar et Yusuf arrivent, suivis cinq minutes plus tard de Xusan et Yulduz. Yulduz m'explique que ce n'est pas réglé : en fait, Olga a eu du mal à gérer le problème. Elle doit normalement parler aux gens du poste frontière mais aucun papier ne m'est délivré. La pression continue de monter. 100 dollars, ça fait à peu près 75 euros. Yulduz et moi, on est prêts à lâcher 100 euros pour que le passage ne pose pas de problème. Olga nous garantie qu'elle sera là, à l'aéroport, cette nuit, pour m'aider en cas de problème.

D'un côté, je n'ai pas envie de partir et ce contretemps serait peut être un moyen de m'enlever cette frustration. Mais les conséquences seraient trop graves : billet d'avion à payer à nouveau, manque à gagner au niveau salaire, charge supplémentaire pour ma famille ma belle famille (même si, pour ces derniers, je pense que cette charge leur ferait plaisir par certains côtés). Rien à faire, il faut que je parte.

Je prépare donc mes affaires et vers 18h20, nous partons au restaurant. Mon sac est alors presque prêt à deux ou trois bricoles près. Le restaurant est coréen (la population coréenne est très forte en Ouzbékistan) et je me rends compte que je connais déjà au moins deux personnes. Les anciens collègues de ma femme sont tous aptes à comprendre le français (travaillant pour une société française, parler et comprendre le français est obligatoire à l'embauche) et leurs conjoints parlent à peu près tous l'anglais. Aucun souci de communication donc.

Ne comprenant pas ce que je lisais, j'ai choisi mes plats au hasard : j'ai eu de la chance, j'aurais pu tomber sur une soupe de chien, que deux personnes ont prises et ont aimé. Les différences culturelles sont très fortes, beaucoup plus fortes qu'en apparence, car en France, c'est tout un scandale quand un restaurant est accusé d'avoir servi du chien.

Vers huit heure, après avoir croisé deux français que nos amis connaissaient, et qui laissent à mon sens une bien piètre image des français, particulièrement l'un d'eux (arrogant, prétentieux, obsédé par les filles Ouzbek - qui sont souvent très, très belles, il faut le reconnaître), nous quittons le restaurant et rentrons à l'appartement. Je comprends aussi que, même si je suis à des années lumières de ce comportement, j'ai quand même certains archétypes de l'occidental de base, et du français de base.

Nous rentrons à l'appartement et on passe un petit moment avec la famille. Je dis au revoir à Nadira et à Yusuf et je finis de préparer mon sac : mon vol est à 3h00 du matin et il faut que je sois à l'aéroport à 1h00. Il faut donc qu'on parte vers minuit 30 et donc que l'on se lève à minuit. Cela me prend cinq minutes : il est 21h30 et je n'ai pas sommeil ; mais il faut absolument que je me repose. Je m'allonge donc, ferme les yeux et m'isole avec de la musique. Yulduz vient s'allonger à côté de moi. Vers 22h30, on s'endort.

2 Janvier 2010 :

A minuit, le réveil sonne : c'est dur mais j'ai dormi une heure et demi. Ça suffira pour l'instant, on verra bien dans l'avion. Les au-revoir avec Nadira (qui s'est relevée), Nilufar et Yusuf sont longs. Je me rends compte que - et Yulduz me l'avait dit - Nilufar est touchée de me voir partir. Elle s'est très fortement attachée à la famille en quelque jours à peine et je fais partie de la famille, et je m'en vais... Et Yulduz s'en ira aussi dans quelque semaines.

Choukrat (je ne suis pas sur de l'écriture du nom), un des ex-collègues de ma femme avec qui on a mangé cinq heures plus tôt, est venu nous chercher dans un Lada Niva de la société. Xusan, Yulduz et moi montons à l'intérieur. Quelque minutes plus tard, nous récupérons Anvar chez lui. Je me sens en confiance car entre Olga et Anvar, et avec l'appui du mari de la cousine de ma femme, Ichqobul, les chances de ne pas avoir de problèmes sont grandes.

(A partir de là, je parle à l'heure française. Il est 1h30 en Ouzbékistan, donc 21h30 en France.)

Olga doit nous retrouver à 1h30 (21h30 heure française) à l'aéroport. Mais il y a un autre problème : normalement, seuls les passagers peuvent pénétrer dans l'aéroport de nuit. L'adieu aux familles doit donc normalement se faire devant les portes de l'aéroport. Cependant, grâce au cousin et à Anvar, les agents de sécurité laissent passer tous les gens qui sont avec moi... Sauf Xusan qui n'a pas pris son passeport. C'est dommage mais on trouve une solution : on se cale sur les sièges près de l'entrée. Il n'a pas le droit de franchir les sièges mais au moins, il participe pleinement aux évènements.

21h30 : pas de Olga en vue. On ne lui a versé que la moitié de l'argent mais si elle n'a rien fait, c'est de l'argent facilement gagné. Bon, pas d'inquiétude, un petit retard, ça arrive.

21h45 : toujours rien. Yulduz me dit qu'hier aussi elle avait du retard... Une demi-heure.

22h00 : pas de nouvelles. Yulduz décide d'appeler car l'enregistrement des bagages a commencé. Elle arrive à l'avoir. Olga nous dit être en route mais habiter à quatre vingt kilomètres de l'aéroport. On va donc enregistrer mon sac et commencer les formalités. La pression monte fortement.

22h15 : l'enregistrement est fini. Je rejoins Yulduz qui, outre avoir commencé les papiers pour les formalités de sortie, a rencontré deux personnes qu'elle connait, dont un compatriote avec qui elle a fait une partie de ses études à Strasbourg.

22h30 : Olga arrive enfin. Tout juste : l'appel pour l'embarquement du vol pour Riga vient d'être fait. Olga nous confie qu'elle a pu transmettre mon dossier aux gardes et donc, qu'il ne devrait pas y avoir de problèmes.

Xusan et moi restons un long moment enlacés. J'avais beaucoup de respect pour Xusan avant mon voyage (c'est "l'homme" de la famille et il supporte tout sur ses épaules, sans broncher) mais au terme de ces presque 11 jours de voyage, j'ai une immense affection pour lui en plus.

Je m'éloigne. Les autres, dont Olga, m'attendent près du contrôle de sécurité. C'est là que je vais les quitter et leur dire au revoir. Je les remercie tous, et leur dit au-revoir... Et je zappe Olga !

Quelle impolitesse ! Yulduz me recadre ! Je me répands en excuses et je suis honteux. Elle ne me semble pas me tenir rigueur mais comme je paye, je pense qu'elle ne le montrerait pas. Je passe le contrôle de sécurité sans aucun problème : l'agent me dit même que les Ouzbek seraient content de me voir revenir.

A la sortie du contrôle, deux agents de sécurité m'attendent. Ils contrôlent mon passeport et l'un d'eux me demande de le suivre ! J'imagine tout d'abord qu'il s'agit d'une escorte, conséquence de l'action d'Olga, mais en suivant le garde jusqu'à son bureau, je vois la surprise et l'appréhension sur le visage de Yulduz et Olga qui semble tout d'un coup très nerveuse et essaye d'appeler quelqu'un.

Bon, pas de panique : je suis le garde dans un bureau ou les bagages en soute sont scannés. Mon sac est sur une voie de garage du convoyeur. Le garde me montre mon sac et me demande : "Is it your luggage ?" (Est-ce votre sac ?)

Le ton est sec, pas réellement menaçant, mais très directif. Oui, c'est bien le mien !

Il laisse passer un bagage et remet le mien dans son scanner. Il fait la mise au point et je vois clairement, à l'écran, des objets longs, petits, très opaques et très serrés. Le garde me montre ces masses noires et me demande : "Can you tell me what's this ?" (Pouvez vous me dire ce que c'est ?)

Pendant un instant, je panique car je ne sais pas. J'ai vu des photos, dans l'aéroport, des traitements réservés aux trafiquants en tout genre, et particulièrement aux trafiquants de drogue (on n'est pas loin de l'Afghanistan, ne l'oublions pas : Tachkent - Kaboul, c'est à vol d'oiseau la même distance que Paris - Marseille). Je cherche trente secondes ce que ça peut être, en me demandant parallèlement comment ça a pu arriver là. Trente secondes, parfois, ça parait très long !

Soudain, j'éclate presque de rire de soulagement : il s'agit des cinq jeux de piles rechargeables (20 batteries donc) de mon appareil photo. Normalement, je les ai toujours avec moi et avec l'appareil, mais comme elles sont totalement vides, je les ai mises dans le sac pour ne pas me les trimbaler et alourdir mon sac à dos.

"These are batteries, for my camera that you can see there" ! (Ce sont les piles, pour mon appareil photo que vous pouvez voir là) Et je lui montre la forme de l'appareil, dans le sac lui aussi.

Le garde se détend un peu et me dit "Can you show me ?" (Pouvez vous me montrer ?)

Je lui répond qu'il n'y a aucun problème : maintenant que je sais ce que je vais trouver, je suis même pressé de lui montrer ! Je déverrouille le sac, cherche pendant quelque secondes et sort le sac "zip" de piles. Il regarde et puis d'un coup, fait "Oooooh" et me les rend avec un grand sourire.

C'est bon, je peux ranger mon sac et repartir ! En quelque minutes, c'est fait ! Ouf, j'étais déjà en train de me voir rejouer un remake de "Midnight Express" avec les prisons Ouzbek !

Je ressors du bureau ; Olga trépigne au téléphone ; Yulduz me regarde : je lui fais un grand sourire. Yulduz arrête Olga et je leur dis rapidement ce qu'il s'est passé. Yulduz me dit : "Tout va bien alors ?"

Oui, tout va bien... J'arrive à ce moment là au poste frontière. Le garde qui m'a "arrêté" me serre la main et me dit : "Goodbye sir". Oui, "Goudebaille !"

Je tends mon passeport au douanier, qui le regarde, vérifie dans son ordinateur, me tamponne le visa par la date de sortie et me laisse passer. C'est bon, je suis officiellement en zone de transit, c'est à dire en dehors du territoire Ouzbek.

J'arrive à voir Yulduz de loin et je lui fais signe que tout va bien. Je lui envoie un baiser et je me dirige vers la porte d'embarquement.

23h00 : Embarquement.

L'avion est presque vide. J'ai donc la place de me prendre trois sièges, rien que pour moi. Je vais pouvoir dormir. En fait, c'est très inconfortable et toutes les vingt à trente minutes, je me réveille... Bon, le vol de cinq heures trente est quand même passé beaucoup plus vite.

23h30 : décollage.

3 janvier 2010 :

05h00 : atterrissage à Riga (Lettonie).

05h20 : débarquement de l'avion.

Je ne sais pas comment je me démerde, mais après le poste frontière, je me retrouve en dehors de l'aéroport au lieu de la zone de transit. Il fait froid mais je suis bien couvert, alors je décide d'en profiter pour me fumer une cigarette (oui, je sais, j'ai repris ! Ça va !). Après ma clope, je me dirige vers le comptoir d'information et l'agent d'accueil m'indique ce que je dois faire : passer le contrôle de sécurité et retrouver ma porte d 'embarquement (la B6)

Le vol pour Roissy décolle à 11h00 heure française, 12h00 heure lettone. J'ai donc plus de cinq heures à tuer. L'attente va être relativement longue. Je décide de me payer un café et un croissant pour tenir le coup... Outch ! Cinq Euros ! C'est cher... Bon, tant pis, j'en ai besoin.

Après mon café je me dirige vers la porte B6 avec la ferme intention d'y dormir un peu. Je m'installe comme je peux et veux me mettre de la musique dans les oreilles. Damned, mon téléphone/lecteur mp3/appareil photo/caméra vidéo/PDA/console de jeux/clé USB est presque vide. Mon PC étant presque vide aussi, il ne me reste que mon bouquin.

A ce moment là, une jeune fille que j'ai vu à l'embarquement à Tachkent me voit, me sourit et me demande dans un très bon français : "Excusez moi, est ce qu'il y a un endroit pour fumer ici ?"

Je lui réponds que je n'en sais rien mais vu qu'on est en Europe, ça m'étonnerait. Je lui dis ce qui m'est arrivé et comment j'ai fait et lui propose de me confier ses bagages. Elle accepte. Un quart d'heure après, elle revient. Ça marche.

Du coup, on se fait mutuellement confiance et ça nous permet de nous balader pendant les heures d'attente sans nous trimballer les sacs et manteaux : bien pratique comme arrangement : elle garde mes bagages, je surveille les siens quand chacun de nous s'absente. Elle s'appelle Lemara, elle est tatare (une ethnie centre-asiatique, très caucasienne - comme les européens) et fait ses étude en France, à La Rochelle.

Les heures passent et à 12h00, avec presque une heure de retard, on embarque.

11h30 : décollage.

14h00 : atterrissage à Roissy.

J'envoie un SMS à deux amis pour leur dire que je n'ai plus de batterie mais que je serai à la Gare de Lyon entre 17h00 et 18h00. Le SMS part mais le téléphone s'éteint tout de suite après.

14h30 : bagage récupéré

15h00 : repas avec Lemara à la gare TGV de Roissy et on se quitte là.

16h30 : Départ pour la Gare de Lyon d'où mon TGV doit partir à 20h00.

17h30 : Arrivée à Gare de Lyon.

Je veux appeler mes copains mais mon téléphone refuse de se rallumer. Tant pis. Je me cale dans la salle d'attente et espère les voir quand même. J'ai peu d'espoirs parce que vu le monde qu'il y a, autant chercher une aiguille dans un hangar de meules de foin. En plus, je ne sais même pas s'ils ont eu le SMS.

20h00 : je monte dans le TGV.

Je m'installe, met le téléphone à charger et appelle ma famille puis les copains. Je tombe sur lui qui me dit qu'ils sont venus mais ne m'ont pas trouvé... Dommage ! En même temps, c'est un peu normal !

23h30 : arrivé à la Gare Saint-Charles.

00h00 : à la maison. Enfin ! Je me pose.

Voila mon voyage !

Je prévoyais un voyage familial et touristique. Je n'ai fait que très peu de tourisme mais le voyage dans son ensemble m'a conquis et retourné.

L'Ouzbékistan n'est pas un "beau" pays en tant que tel mais l'accueil des Ouzbek, le côté historique et la connaissance (enfin) de ma belle famille en ont fait un voyage exceptionnel.

Ce pays m'a envouté ! Quelqu'un a dit un jour "Le meilleur des hommes n'est pas dans leur possession". C'est parfaitement vrai et très juste.

A plusieurs reprise, j'ai dit que ce voyage est initiatique : d'où le titre du sujet. Il est initiatique parce qu'il m'a permis de me rendre compte de ce qu'il se passe ailleurs. Il m'a permis d'en savoir plus sur moi et moi qui pensait être un garçon ouvert, je me rends compte que je le suis, mais que j'ai encore d'énormes progrès à faire. Enfin, je crois que tout ce qu'on pouvait faire de travers pour gâcher le voyage a été fait et malgré ça, ce fut un vrai beau et grand voyage.

Ce voyage me permet de mieux comprendre mon épouse : vivre avec quelqu'un d'une autre culture, d'un autre milieu, c'est souvent très dur même si c'est extraordinaire.

Je sais que je n'en ai pas fini avec la terre Ouzbek...

Je ne sais pas quand...

Je ne sais pas dans quelles circonstances...

Mais il y en aura une.

Enfin, j'engage tous ceux d'entre vous qui n'ont pas peur de quitter, ne serait ce que pour un temps, leur confort occidental à aller faire un tour par là bas, et si possible en rapport avec des Ouzbek.

C'est la source d'une richesse incommensurable, humainement, historiquement et culturellement.

Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'au bout et j'espère vous avoir transmis un peu de ce que j'ai vécu.

Le monde est beau : protégeons le !

Jeudi, novembre 19 2009

La honte des bleus !

Je ne parle pas souvent du foot parce que je ne suis pas passionné ! Pourtant c'est un sport qui pourrait être beau !...

En vérité, j'aime le foot et je connais suffisamment de choses pour savoir que je ne connais pas grand chose et donc, je me tais.

C'est vrai, le foot, c'est beau... Parfois !

Mais là, j'en peux plus alors alors avalanche de Cartons Rouges, par ordre d'importance :

1) La FIFA : l'organisme en prend 2.

Primo : Egypte / Algérie !

Si la France, l'Angleterre, l'Allemagne ou toute autre nation "phare" avait subi ce qu'ont subi les algériens au Caire, il y a fort à parier que les Egyptiens auraient été privés de coupe du monde !...

Aujourd'hui, ils sont éliminés et la FIFA condamne l'Egypte à 6 mois d'interdiction de compétition internationale... Ca tombe bien hein ? ils n'ont rien au programme jusqu'à l'été prochain... Belle preuve de justice !

J'en conclue donc que les Algériens sont une "sous-nation"... Purement scandaleux ! __ Secundo : La vidéo et l'arbitrage__...

Au hockey, il y a 2 arbitres de champs pour un terrain 3 fois plus petit qu'un terrain de foot. Au basket, il y a je ne sais combien d'arbitres ! Au rugby, 1 arbitre de champs, 2 arbitres de touche, plus un arbitre en cabine avec la vidéo utilisée... Et au foot ? Ben aucun des moyens ci-dessus décris.

D'une part, c'est un scandale parce que même si la faute d'arbitrage est un fait de jeu et donc n'est pas sanctionnée (quoique je pense que l'arbitre d'hier soir a cramé sa place en Afrique du Sud !), il y avait eu ne serait ce qu'un arbitre de plus par zone, derrière chaque cage, il n'y aurait pas eu de doute. D'autre part, et c'est aux arbitres que je pense, comment voulez vous ne pas mal arbitrer quand on a, et dans le désordre : - La pression des supporter (80 000 personnes, c'est une putain de Bronca à laquelle on doit résister). - La pression des club/équipes jouant à domicile. - La pression des joueurs qui sont les premiers à ne pas donner l'exemple et à ne pas respecter les décisions de l'arbitre (à contrario, au rugby par exemple, l'éducation du respect de l'arbitre est tellement ancrée que même un petit lutin de 1m70 a toute latitude pour calmer un grand gaillard... Et le grand gaillard se tait !). - La pression financière du résultat... Quand on arbitre un OM/PSG, un Real/Barça ou un Milan/Juventus, on sait que ces clubs sont tellement avides de résultats que les entraineurs et les staffs jettent de l'huile sur le feu à qui mieux-mieux... - La pression des médias, qui lapident un arbitre à la moindre faute et le brulent en place publique au moindre coup-franc indirect refusé !

Il faut s'appeler Quiniou ou Collina pour rester serein et arbitrer un match dans de bonnes conditions... Sans déconner, les mecs doivent travailler à la bite et au couteau contre des structures énormes et une pression de tous les côtés.

Fini pour la FIFA ! __ 2) On passe à la FFF__

Comme le dit Metalseb, Escalette a encore une fois perdu l'occasion de se taire... Qu'on soit qualifiés : Ok ! Que les Irlandais l'aient mauvaise : Ok (c'est plus que normal : sans un grand Hugo Lloris, je pense qu'hier soir on en prenait 2 ou 3... Même si les Irlandais ont pas mal vendangé quand même) ! Qu'on se qualifie sur une faute d'arbitrage : limite mais Ok. Mais au moins, on se tait et on fait profil bas.

Si encore quelqu'un avait dit : "Bon, on se qualifie sur une erreur d'arbitrage (double en plus), tant mieux pour nous et je comprends l'amertume des Irlandais", peut être qu'on passerait pas pour des charlots... Non, tout le monde la ramène de Escalette à Domenech (lui, j'y reviens) pour dire : "C'est bien, bravo"... Mais quel est l'exemple qu'on donne aux jeunes ? Comme Zidane en 2006, c'est im-par-do-na-ble parce qu'alors, le foot n'est plus qu'un "jeux du cirque", qu'on jette à la plèbe avec un peu de pain pour la contrôler ?

Où est la vertu éducative ? Où est l'honneur ? Où sont les valeurs morales qu'on dit vouloir véhiculer à travers le sport ?

Double carton rouge, à ce propos, pour Escalette qui se jette dans les bras de Domenech à l'issue de la rencontre... S'il exulte de joie, je trouve, à titre personnel, que c'est très malvenu au vu du comment de cette victoire... Etre humble ne doit pas faire partie de ses habitudes. Si j'étais mauvaise langue, j'y verrais plutôt une manœuvre très fortement et très bassement politique. En effet : Domenech ayant été maintenu dans ses fonction malgré toutes les preuves de son incompétence, ne risquait-on pas d'y voir un truc du genre : "Vous voyez ? On a bien fait de garder Raymond !". En outre, si la France n'avait pas été qualifiée, est ce que Escalette n'aurait pas perdu sa place ?... Ca fait vraiment mauvais style, de penser ça... Hein ?

3) Domenech :

Alors lui, c'est le bouquet. Il est à la tête de l'équipe de France depuis 2004. Il encadre pas mal de joueurs qui sont dans le top-ten mondial. Il a à sa disposition toute l'infrastructure qu'il veut et malgré tout ça, il arrive péniblement à se qualifier dans une poule ou, rappelons le, il y avait des seconds couteaux... Super encadrement, ça !

5 ans de présence et pas de fond de jeu, aucune créativité, une communication pourrie, une morgue et une arrogance au delà de tout ce qui est imaginable. Rappelons qu'il n'a pas hésité à se priver de joueur au talent immense tels Robert Pires ou Ludovic Giuly... En outre, lorsqu'il a les joueurs, lorsqu'il les convoque, il ne les emploie pas comme il faut. En ce moment, on a un joueur de très grand talent qui est en train de naître. Bien sur, il n'a pas la classe d'un Zidane (quoique, au niveau de l'exemplarité, le coup de boule de Zidane à Materazzi met beaucoup de bémols) mais il n'en reste pas moins un excellentissime meneur de jeu et il est encore très jeune : je veux parler de Johan Gourcuff.

Pourquoi, par les roubignoles de Jupiter, et alors que le garçon est un peu en crise de confiance, Domenech ne le fait pas jouer en n°10 ? Pourquoi, par la barbe de Merlin, Karim Benzema, qui à l'heure actuelle fait partie des 2 ou 3 meilleurs attaquants au monde, reste-t-il sur le banc de touche ? On est si riche que ça qu'on peut s'en priver ?

Et si encore, le système de Domenech était basé sur une défense ultra béton, je pourrais le comprendre... Mais ce n'est même pas le cas. Au mieux l'équipe de France se cherche (et au bout de 5 ans de présence, c'est grave), au pire, la notion de collectif n'existe pas et dans ce cas là, c'est pire que tout : seul Domenech est à blâmer parce qu'il n'est pas capable de fédérer un groupe et de créer une osmose... Et dans ce cas là, qu'est ce qu'il fout à cette place ?

Quand on est sélectionneur, la première des choses est d'être professionnel et de faire fi de tout grief personnel et de faire appel aux meilleurs dans leurs postes... Quand on est sélectionneur, la deuxième des choses est de faire jouer les gens aux postes ou ils sont les meilleurs pour tirer le meilleur d'eux...Quand on est sélectionneur, la troisième des choses est de savoir se remettre en question... Sans parler du fait que l'équipe de France n'a rien gagné en 5 ans...

Bien sur, on me dira qu'il y a une finale de Coupe du Monde. Mais en étant tout à fait honnête, est ce que Domenech, avec le "retour" de Zidane, avec les anciens champions du monde encore présent, n'a pas bénéficié d'un reste d'inertie de l'époque Jacquet/Lemaire et d'une génération bénie !

Je lui reconnais par contre d'être un homme d'affaire avisé : il semblerait, que si le FFF devait rompre son contrat avec Domenech avant le terme (prévu quand ? Je ne je sais pas.), la FFF doive lui verser quelque millions d'Euros (2, à ce qu'il semble)... Et la FFF n'aurait pas les moyens de payer ?... __ 4) Les Joueurs__ :

Petit carton rouge global pour les joueurs, parce que ceux ci ne sont pas capables de faire pour leur pays, ce qu'ils font, souvent brillamment, dans leur club. De plus, aucun réglement n'interdit aux joueurs d'aller voir l'arbitre et de dire "M'sieur l'arbitre ! Y avait main ! Le but y fait rien qu'à pas compter !"

Utopie ? Le 24 mars 1007, le joueur de Liverpool est titulaire contre Arsenal dans un match crucial pour le titre. Alors que les deux équipes sont à égalité (1-1), l'arbitre lui accorde un penalty, croyant qu'il a été bousculé par le gardien des Gunners, David Seaman. Sans consulter ses partenaires, Robbie Fowler se dirige vers l'homme en noir pour lui expliquer qu'il n'y a pas eu faute. Inflexible, Gerald Ashby ne revient pas sur sa décision.

L'attaquant des Reds frappe le penalty et le rate (après l'arrêt de Seaman, Jason McAteer marque tout de même le but)... Contrairement à ce qu'on a longtemps cru, Robbie Fowler n'a pas manqué sa frappe volontairement, puisqu'il a reconnu par la suite avoir voulu marquer. (http://www.linternaute.com/sport/magazine/dossier/beaux-gestes-de-fair-play/robbie-fowler-refuse-le-penalty-que-l-arbitre-lui-accorde.shtml)

Aucun des bleus n'est fair-play sur ce coup là... Et ça, c'est pas les équipes que j'aime, qu'elles soient françaises ou pas. __ 5) Le trio d'arbitre.__

Malheureusement pour lui, un sur les 3 n'est responsable de rien ! Mais collectivement, il prend ! Que l'arbitre de champs ne voit pas l'action, je peux le concevoir... Ca va très vite. Ceci dit, l'arbitre de touche, lui, avait une canne blanche à la place de son fanion : hors jeu + double main d'Henry... 2 raisons de refuser un but qui pourtant a été validé !

Ce qui me console, c'est que je suis certain que ces 2 là ne seront certainement pas à la coupe du monde...

6) Thierry Henry

Je suis navré ! Un joueur de la classe de TH, avec une carrière tout en prestige et en beauté, gacher tout ça par ce geste... Et même, même... Il a joué suffisamment longtemps à Arsenal pour savoir que le Fair-Play, ça veut dire quelque chose... Pourtant, aujourd'hui, c'est le seul des bleus a avoir reconnu qu'il y avait main !

Epilogue

Enfin, ce soir, en ce qui me concerne, je voudrais remercier les Irlandais pour leur calme et leur gentillesse parce que franchement, si c'était la France qui avait été spoliée de cette manière, d'une victoire plus que méritée (et qui aurait pu être beaucoup plus lourde sans un Lloris qui a encore montré toute l'étendue de son talent), je pense que nous, Français, ne serions pas resté aussi calmes.

Merci Messieurs pour cela. Et ne croyez pas que nous, vrais supporters, cautionnons cet outrage qui vous est fait !

Samedi, novembre 14 2009

On va tous crever !... Ah bon ?!! Bah oui, un jour… c’est sur

Repentez vous mes frères !... Placez votre confiance en Allah, Dieu, Yahvé, Bouddha, Moïse, Abraham, Jésus et Muhammad ! Jamais les non-croyants/athées/agnostiques (rayer la (les) mention(s) inutile(s)) n’auront été soumis à une telle pression.

- Comment ? Tu ne crois pas en Dieu ? Mais c’est très maaaaaaaaal !... - Ah bon ? - Mais oui, seul Dieu te permet d’expier tes péchés… - Quels péchés ? - Personne n’est parfait ! Tu es un pêcheur doublé d’un mécréant ! Bouh le pas beau !

Entre les grenouilles de bénitier et les fous de dieu, on n’est pas un peu mal barrés, des fois ?… Il faut dire à leur avantage qu’en ce moment, les occasions ne manquent pas pour se décharger d’une quelconque responsabilité. Il est vrai que, même pour les non-croyants, l’intervention divine se laisse attendre… Il est vrai aussi que les gouvernement infantilisent un maximum leurs citoyens... Comment, alors, s'attendre à ce que le (con)citoyen lambda sache prendre ses responsabilités ?

Il faut être clair, en ce moment, les occasions ne manquent pas de vouer son âme à un dieu quelconque (le premier petit gourou de quartier peut également très bien faire l’affaire. Point n’est besoin de s’adresser aux grandes enseignes habituelles). La panique est totale nous permettant d’assister (passivement ou pas) à l'envolée des incultes (contrepèterie).

Il n’y a qu’à voir le flan que nos chers médias font, prenant pour prétexte l’arrivée du « 2012 » de ce génie visionnaire qu’est Roland Emmerich (auteur de ces chefs d’œuvres intemporels que sont « Independance Day » ou « Le jour d’après »… Ca pose un homme au niveau crédibilité. Enfin, bref !). Tout à trac, les médias, même les plus sérieux (« média » et « sérieux », c’est comme « intelligence » et « militaire »… Ca va pas bien ensemble, je trouve), nous servent une sauce apocalyptique et surfent sur la vague du « On va tous mourir » (Cf. Emission diffusée en deuxième partie de soirée par France 4 le 10 novembre 2009).

C’est vrai. Il est vrai qu’entre le Sida et le H1N1, le réchauffement planétaire et la montée des eaux, les cyclones, tsunamis, volcans, tornades (rien à voir avec mon ex-femme), astéroïdes et autre Georges Bush Junior… Pardon, Barack O’Bama… Que d’occasions pour tous les Bruce Willis et Will Smith de la terre de briller en sauvant le monde…

Mais finalement et concrètement, qu’est ce que ça change ? Quand on y pense, on a autant de chance de mourir dans d’atroces souffrances aujourd’hui… Si ce n’est pas dans une catastrophe aérienne, ce sera d’un cancer… Si ce n’est pas d’un cancer, ce sera d’un accident de voiture… Si ce n’est pas d’un accident de voiture, ce sera d’un infarctus… Si ce n’est pas d’un infarctus, ce sera de la pollution... Si ce n'est de la pollution, ce sera dans un attentat terroriste... Et si ce n'est pas d'un attentat terroriste, ce sera de la violence, de la bêtise, de la malchance ou de tout ça cumulé…

En plus, maintenant, on ne peut même plus se bourrer la gueule tranquillement, se droguer pacifiquement ou baiser sereinement. D’une part, il y a toujours l’opprobre jetée à la gueule de cette société par les fanatiques communautaristes de tous poils : « Han ! C’est maaaaaaaal », et d’autre part, même si l’on arrive à ne pas en tenir compte, on n’est jamais certain que notre alcool ne soit pas frelaté ou pire, dilué, notre drogue ne soit pas chimique et notre (nos ?) partenaires soi(en)t siliconé(s)…

Vivement la hausse violente des cours du pétrole qu’on revienne à notre bonne vieille société moyenâgeuse, la messe le dimanche et les autres jours aussi… Il ne restera plus qu’à réinstaurer l’inquisition et c’est bon, on pourra repartir s’étriper en croisade ! Le problème vient du fait que si on repart en croisade, on le fera à coups de bombes nucléaires… Ca pue la fin du monde tout ça.

En plus, il ne restera plus qu'un seul débat intéressant : alors, cette putain de messe, on s'la fait en latin ou on continue comme ça ?

Quoi qu’il en soit, à quoi cela sert-il d’avoir peur et de se laisser manipuler par cette peur puisque de toute manière, on ne peut rien y faire. Et si la peur ne nous « paralyse » plus, peut-être auront-nous la possibilité de plus être spectateur passif de cette déliquescence de l’espèce humaine… Mais je m’emporte là !... Je frise l'utopie, à défaut d'autre chose ! Petite BD trouvée sur le site :

Jeudi, juin 11 2009

11 Septembre 2001

1 - La Version Officielle ne tient pas

Avant tout, je tiens à préciser que je ne sais pas ce qu'il s'est passé exactement le 11 septembre 2001. Je sais juste que les explications de la version officielle américaine ne tiennent pas. Par ailleurs, toute cette série d'articles est dédiée à la mémoire des victimes du 11 septembre, directes ou indirectes, physiques ou psychologiques, mortellement ou pas...

Je ne nie a priori pas l'implication d'Al Qaeda (quoique). Je ne nie a priori pas l'organisation de l'attentat par Ben Laden (quoique). Par contre, je nie farouchement que cet attentat aie pu être organisé sans de solides aides intérieures et j'affirme qu'Oussama Ben Laden a été et est peut être toujours un agent de la CIA.

Pour preuve, sur le site du FBI, Ben Laden n'est pas déclaré comme ennemi public des Etats Unis.

Les sites regroupant les principaux erreurs/omissions/fautes/mensonge sur le 11 septembre regorgent et je pourrais en faire un petit résumé sur demande mais dans un premier temps, c'est à l'environnement Américain que je m'intéresse.

Il y a quelques années de cela, un ami m’a passé une vidéo de 2h40 qu’il avait téléchargé… Cette video était : “ Confronting the evidence - A call to re-open the 9/11 investigation ”.

Il s’agissait, et s’agit toujours, de la conférence tenue par l’association américaine ReOpen911.org dont le but est d’éclairer totalement les faits s’étant écoulés le 11 septembre 2001.

La première réflexion que je me suis faite était que ces gens, américains riches comme pauvres, hautement éduqués ou pas, républicains comme démocrates étaient des gens courageux. En effet, plusieurs des propos tenus ce soir là tombent sous le coup du "Patriot Act" inventé par John Ashcroft, alors secrétaire d’état à la justice (ministre de la justice Américaine)… Loi liberticide et moralement très limite… Thomas Jefferson -3e président des Etats Unis, un des pères fondateurs- disait d’ailleurs : "Celui qui accepte de sacrifier une partie de sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l'une, ni l'autre et finit par perdre les deux." Une maxime que beaucoup de gens à travers le monde semblent avoir oublié.

La deuxième réflexion était plus sur le fond : beaucoup d’éléments troublants ne sont au mieux pas explorés par la Commission Kean (Commission chargée de faire la lumière sur les évènements du 11 septembre), et au pire, carrément passés sous silence, oubliés ou pire, rejetés… Ce qui est déjà assez grave en soi pour une commission dont la responsabilité est aussi grande.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que ce genre de choses arrive. Si nous remontons à 1963, l’assassinat du président Kennedy à Dallas, la commission Warren avait elle aussi, probablement volontairement, mal analysé les responsables de cette assassinat. Lee Harvey Oswald n’était, comme il l’a hurlé lui-même, qu’un bouc émissaire. Il est quasiment de notoriété publique de nos jours que les responsables de l’assassinat sont des investisseurs, financiers, industriels coalisés avec des personnes extrêmement conservatrices, la CIA et utilisant Lyndon B. Johnson. Les buts visés étaient logiques en se plaçant de leur point de vue : le maintien de la guerre au Vietnam (avec des contrats juteux pour des équipementiers militaires tels Bell, Grumman et McDonnel-Douglas) que Kennedy voulait arrêter. D’autre part, la politique anti ségrégationniste de Kennedy n’était pas soutenue. Enfin, l’affaire de la Baie des Cochons n’avait pas permis d’augmenter la popularité du Président.

Et encore avant cet épisode, Dwight D. Eisenhower, dans son discours d’adieu à la présidence, avait mis en garde le peuple Etats-uniens contre le complexe militaro-industriel. Sa mise en garde, qui s’est révélée fondée, portait sur le fait que l’armée, en faisant appel à des fournisseurs privés, pouvait s’ils n’y prenaient pas garde, mettre en danger la démocratie américaine en la remplaçant par une dictature économique.

Tous ces faits doivent être gardés à l’esprit en analysant les faits, avérés, déduits ou supposés, du 11 septembre 2001. En effet, si il semble avéré que, en sous main, certaines cellules de gens décideurs et décidés ont pu prendre l’avenir d’une nation entière il y a quelques années, pourquoi ne le pourraient ils pas de nos jours, alors que la technologie est beaucoup plus développée ?

Cependant, il est vrai aussi que cette même technologie permet une diffusion moins contrôlable et moins contrôlée des informations, incohérences et mensonges que les mass-médias ainsi que les gouvernements préfèreraient contrôler.

Il reste cependant étrange que le public soit aussi apathique devant ce qui semble être un des plus grand scandales que la terre ait portée, et par là même, que les gouvernements coupables ou complices ne soient pas mis en accusation ferme par le tribunal de La Haye pour crimes contre l’humanité.

Les faits incontestables... De fait, les faits troublants et contredisant la thèse officielle sont trop nombreux et parfois très techniques mais, en vrac on peut citer les faits suivants, particulièrement marquants. Regardez ceci :


ReOpen911: Fight 1

Je vous engage fortement à faire un tour sur le site www.reopen911.info et à lire cet édifiant rapport (Fichier PDF) que les membres de l'association on fait pour mettre en lumière et en perspective tous ces faits, les analyses techniques et les conséquences de tout cela...

Ca ne vous trouble pas ? Moi si...

Je ne prétends pas tout connaître et tout savoir et je veux juste être le relais des informations qui me paraîtront pertinentes, tout en vous livrant mes réflexions. Celles-ci sont d’ailleurs sujettes à caution, à éclaircissement et à discussion mais dans tous les cas, et quelle qu’elle soit, la vérité doit absolument voir le jour, surtout vis-à-vis des victimes qui ont été sacrifiées ou qui se sont sacrifiées, comme les pompiers, les sauveteurs et les dizaines de personnes touchées par la réouverture de Wall-Street, alors que la poussière toxique issues de l’effondrement des 3 tours du WTC.


11 septembre La troisième étape 1/2

11 septembre La troisième étape 2/2

Je suis souvent traité d'adepte de la théorie du complot... Je voudrais juste rappeler que si un complot est "un projet secret ourdi par plusieurs personnes dans le but de nuire ou attenter à la vie ou à une institution", par essence, les attentats du 11 septembre sont, quelle que soit l'opinion de chacun, un complot !

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2 - Incohérences de la version officielle

Remarque de Mickey :
c'est tellement énorme, ce truc-là... tellement de choses qui ont été dites ou non dites, justement...
Je sais plus quoi croire !!!

Remarque de Jennifer :
A notre niveau, on ne saura jamais tout. Je ne me suis jamais réellement penché sur la question mais ici et malheureusement ailleurs, on remarque des choses énormes et improbables et pourtant, on continue dans le même chemin.
Si ça se trouve, même ce que tu dis est quelque chose qu'on essaye de nous faire croire pour camoufler une autre vérité.
Le seul truc qu'on sait, c'est que ce qu'on nous a dit ne tient pas la route. On est d'accord, c'est déjà trop.

Remarque de Sebastian :
Le plus fort de cette affaire reste l'avion qui c'est ecrasé sur le Pentagone, il me semble...

En fait, et pour faire un point sur les incohérences, il y a des choses complètement loufoques et d'autres beaucoup plus fines.

Par exemple : les 2 vols qui ont été détournés et n'ont pas explosé dans les tours. Ne serait-ce les passagers disparus, ce serait profondément cocasse car justement, c'est tellement gros que n'importe qui ayant un peu de bon sens est en droit de se poser des questions.

D'un autre côté, les 16 pirates de l'air présumés sont pour certains en vie et ont donné signe de vie en disant "Hé, ho ! On est pas responsable de ça, on est en vie et ici ou là !" Mohammed Atta, un des leaders supposé de l'attaque était connu pour son amour du jeu, de la boisson et du sexe... Dur de l'assimiler à un fanatique religieux.

Encore plus fin, les 2 vols qui se sont écrasés dans les tours sud et nord ont été reproduits sur simulateur avec des pilotes chevronnés et connaissant parfaitement les appareils ! Le taux de réussite est infime sur simulateur. Par contre, le taux augmente nettement quand dans les tours, on place un émetteur VHF permettant de "guider" les avions en leur donnant un cap à suivre en permanence, mais même dans ce cas là, le taux de réussite n'est pas de 100 %... Alors on ne me fera pas croire que les 2 avions étaient pilotés par des débutants comme ça a été affirmé.

Et pour aller encore plus loin, on a trouvé dans les décombres des 2 tours des traces de Thermite : rien à voir avec l'insecte. Il s'agit d'un explosif militaire dédié à la démolition.

Enfin, les 2 tours ont été conçues pour résister au choc avec un avion : en effet, un avion s'est écrasé dans l'Empire State Building dans les années 30 et les architectes ont pris en compte cette contrainte. Par ailleurs, à Madrid, un hôtel comparable en architecture a brulé pendant 3 jours sans s'effondrer.

Encore une fois, à mon niveau, il ne s'agit pas de dire "la vérité, c'est ça !" Il s'agit avant tout de dire "Les conclusions de l'enquête ne sont pas bonnes et trop d'éléments sont douteux."

Des contradictions comme celles que j'ai cité, il en existe des centaines...

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3 - Hypothèses

Remarques de Bruno :
Attention les amis !

Celui qui cherche la vérité risque de découvrir certaines choses assez déplaisantes !

Derrière les attentas du 11/09 se cache évidemment une organisation dont le seul intérêt est le pognon et par là-même un contrôle sur la planète...

ATTENTION SUJET EPINEUX !

(...) On commence par faire porter le chapeau à un vilain barbu et c'est toute une communauté (les musulmans, hein) qui trinque !
Dites-moi POURQUOI les USA sont allés massacrer l' Irak sous des prétextes plus que douteux, après le 11/09.
Dites-moi POURQUOI c' est Saddam Hussein (horrible personnage en vérité) qu' on a pendu, après l' avoir retrouvé au fin fond du désert, alors que Ben Laden, l' ami des Bush, s' enfuit en mobylette...

Amis en quête de vérité, ne soyez pas effrayés par ce que vous découvrez, n' hésitez pas à dénoncer la racine du mal, appelez les choses par leur nom et ce monde commencera à aller mieux, enfin.'

Remarque de Jennifer :
J'avoue que vous me larguez pas mal.

C'est vrai que si je devais vraiment me prononcer, j'irais dans ce sens car l'autre me parait trop absurde (même si vous exprimez vos opinions, vous avez par moments des paroles objectives et logiques). Mais je ne sais pas si j'arrive à suivre assez bien pour me faire ma propre opinion. A part ça, il y a d'autres hypothèses ? Non, sans parler des extra-terrestres.

En fait, et pour faire au plus simple, en restant factuel, il n'y a pas d'hypothèse... Ou plutôt, il y a une hypothèse (celle défendue par la commission Kean) et pléthore de faits qui la contredisent.

La commission Kean s'appuie sur l'attentat de février 1993 au WTC (Une voiture piégée qui a explosé dans le sous sol de la tour 1 - celle qui avait une antenne) pour arguer, avec logique d'ailleurs, que l'attentat du 11 septembre 2001 est une agression des milieux fondamentalistes musulmans.

A partir de là, la commission a fait "matcher" certains faits, en a falsifié d'autres et carrément ignoré une grande partie des témoignages (y compris ceux des flics et pompiers qui sont intervenus) et des anomalies constatées sur les vidéos.

A partir de ces témoignages, une association nommée reopen911 s'est mobilisée pour que ce simulacre d'enquête soit réouvert !


Je ne nie pas le 11 septembre (1 / 13)


La conférence de presse (2 / 13)


Les passeports magiques (3 / 13)


Les chasseurs américains (4 / 13)


S'il te plait Obama (5 / 13)


Monsieur Silverstein (6 / 13)


Bush à l'école (7 / 13)


Ben Laden en Mobylette (8 / 13)


La chute des tours (9 / 13)


Les pirates de l'air (10 / 13)


L'avion de Chanceville (11 / 13)


Guantanamo (12 / 13)


Dernier épisode (13 / 13)

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4 - Chronologie

Alors… Pour bien comprendre les incohérences de la version officielle présentée par la commission Kean, il faut reprendre le fil des évènements du 11 septembre à partir du détournement du premier avion, le vol 11 d'American Airlines (AA).

(Source de la chronologie, wikipedia)

07 : 59 - le Boeing 767 du vol 11 d’AA décolle avec 14 minutes de retard. Au départ de Boston, il doit rallier Los Angeles et il y a 81 passager et 11 membres d’équipage à bord.

08 : 14 - le Boeing 767 du vol 175 d’United Airlines (UA) décolle, également de Boston pour rallier également Los Angeles. Il y a 56 passagers et 9 membres d’équipage à bord.

08 : 14 - Mohamed Atta (officiellement) et 4 complices, embarqués sur le vol AA11, piratent l’avion.

08 : 19 - Une hôtesse du vol AA11, Betty Ong, alerte AA du détournement de l’avion.

08 : 20 - Le Boeing 757 du vol 77 d’AA décolle de l’aéroport de Washington-Dulles avec 10 minutes de retard. Il y a 58 passagers à bord et 6 membres d’équipage et sa destination devrait être Los Angeles.

08 : 20 - Les contrôleurs aériens de Boston entendent la voix des pirates de l’air via la radio de l’avion. Ils préviennent alors la Federal Aviation Administration (FAA – l’équivalent américain de notre Aviation Civile) que le Vol AA11 a probablement été détourné.

08 : 21 - Le transpondeur (dispositif électronique qui émet une réponse quand il reçoit une interrogation par radio. En aéronautique, les avions possèdent des transpondeurs pour aider à leur identification par les radars et aussi comme système anticollision) du vol AA11 est coupé mais l’avion reste sur les écrans radar.

08 : 25 - Les contrôleurs aériens de la FAA de Boston (Boston Center – indépendants des contrôleurs aériens de l’aéroport de Boston) préviennent tous les autres centres que le AA11 a été détourné. Le NORAD (North American Aerospace Defense Command – organisation de défense de l’espace Américano-Canadienne, les militaires donc !) n’est pas prévenu.

08 : 27 - Le AA11 change de cap et se dirige vers New York.

08 : 28 - Le Boston Center appelle le Air Traffic Control System Command Center (Command Center), en Virginie, et le prévient que le vol 11 est probablement détourné.

08 : 32 - Le Command Center prévient le centre des opérations au QG de la FAA du possible détournement. Une conférence téléphonique est immédiatement organisée entre le Boston Center, le Cleveland Center et le New York Center (tous 3, centres affiliés à la FAA).

08 : 38 - Le Boston Center prévient le NorthEast Air Defense Sector (NEADS), dépendant du NORAD, du détournement du vol AA11. C’est la première alerte militaire et les contrôleurs demandent une aide militaire pour intercepter le vol.

08 : 38 - Le NORAD décide d’envoyer 2 F15 au départ de Falsmouth, à 246 kilomètres de Manhattan.

08 : 42 - le vol 93 d’UA décolle de Newark (New Jersey) avec 41 minutes de retard dues au trafic matinal. Sa destination finale devrait être San Francisco.

08 : 45 - Marwan al-Shehhi (officiellement), aidé par 4 complices, détourne le vol UA175.

08 : 46 - Le vol AA11 percute la Tour 1 (nord). Il s’est passé 27 minutes depuis son détournement et le NORAD n’est averti que depuis 8 minutes.

08 : 50 - Le NEADS n’a pas été averti de la collision et cherche toujours le vol AA11.

08 : 51 - Un contrôleur aérien* informe le New York Center que le vol UA175 a changé 2 fois son code transpondeur 4 minutes plus tôt et qu’il tente de contacter le vol.
(* D’où ? –NdDarb’)

08 : 52 - Les 2 F15 décollent de Falsmouth : les pilotes demandent au NEADS un cap pour intercepter le vol AA11.

08 : 53 - Le vol AA77 est détourné par 5 terroristes.

08 : 55 - Un contrôleur aérien informe le New York Center que le vol UA175 est détourné.

08 : 55 - George W. Bush, en visite dans une école de Floride, est prévenu par Karl Rove (conseiller) qu’un "petit bimoteur s’est écrasé dans le WTC".

08 : 56 - Le transpondeur du vol AA77 est coupé et l’appareil disparaît des radars de l’Indianapolis Center.

09 : 00 - L’Indianapolis Center informe la FAA que le vol AA77 a disparu.

09 : 02 - Le New York Center informe le Command Center du détournement du vol UA175.

09 : 03 - Le vol UA175 percute la Tour 2 (Sud).

09 : 03 - Le New York Center informe le NEADS du détournement du vol UA175.

09 : 05 - Le Boston Center ferme son espace aérien.

09 : 05 - Andrew Card (Chef de Cabinet à la Maison Blanche) prévient le Président Bush : "America’s under attack".

09 : 09 - Le Regional Center de la FAA est prévenu du de la disparition du AA77.

09 : 20 - Au FBI, une équipe de 250 agents commence à enquêter sur les détournements et les listes de passagers sont étudiées : certain noms sont lié à la nébuleuse Al Qaeda.

09 : 25 - le QG de la FAA est prévenu du détournement du vol AA77.

09 : 25 - Les 2 F15 arrivent au dessus de New York.

09 : 25 - A la Maison Blanche, une vidéoconférence est conduite par Richard Clarke (coordinateur national pour la sécurité, la protection des infrastructures et le contre-terrorisme) avec : la CIA, le FBI, les Départements d'État, de la Justice, de la Défense et la FAA.

09 : 29 - Bush fait un discours à Booker Elementary School devant plus de 200 élèves et journalistes.

09 : 30 - Le vol UA93 est détourné et sort de sa route.

09 : 30 - Les principaux buildings à travers les Etats-Unis (l'Empire State Building, le Chrysler Building, le Rockefeller Center et le Metropolitan Museum of Art) sont fermés.

09 : 30 - 2 F16 décollent de Langley (Base de l’Air Force et QG de la CIA) en Virginie.

09 : 33 - Le vol AA77 change de direction et se dirige vers l’aéroport Ronald Reagan (Washington DC).
(Le vol AA77 est hors couverture radar et tous ses mouvements seront reconstitués ultérieurement - NdDarb')

09 : 34 - La FAA prévient le NEADS que le vol AA77 a disparu soit 34 minutes après l’alerte de sa disparition.

09 : 34 - La FAA est informée du détournement du vol UA93.

09 : 35 - Le vol AA77 change de nouveau de direction et se dirige vers le Columbia District.
(Centre de la ville de Washington et probablement l’espace aérien le plus surveillé au monde. -NdDarb’)

09 : 35 - Le Secret Service ordonne l'évacuation du vice-président des États-Unis Dick Cheney de la Maison Blanche.

09 : 37 - Le vol AA77 s’écrase dans le Pentagone soit 37 minutes après sa disparition. Le QG de la FAA a été prévenu du détournement 12 minutes avant le crash et le NEADS 3 minutes avant.

09 : 43 - Le Capitole et la Maison Blanche sont évacués et fermés.

09 : 45 - L’espace aérien des Etats-Unis est fermé. Aucun avion civil n'est autorisé à décoller, et tous les avions en vol doivent atterrir sur l'aéroport le plus proche dès que possible. Tous les vols internationaux à destination des États-Unis sont redirigés vers le Canada.

09 : 49 - Le FAA Command Center suggère au QG de la FAA de demander un appui militaire pour le vol UA93.

09 : 50 - George Tenet, directeur de la CIA, ordonne l’évacuation du QG de la CIA à Langley.

09 : 52 - La National Security Agency (NSA) déclare avoir intercepté une communication entre un associé d’Oussama Ben Laden et une personne en Georgie, déclarant qu’il "a entendu une bonne nouvelle et que d’autres cibles seront touchées".

09 : 54 - L’avion du président des Etats-Unis, Air Force One, décolle de Floride et commence à tourner en l’air car aucune destination n’est définie. Richard Clarke active le "Continuity of Government Program" qui consiste à mettre dans des sites sécurisés tous les membres clés de l’administration.

09 : 57 - Les passagers du vol UA93 se révoltent contre les terroristes.

09 : 59 - La Tour 2 (Sud) s’effondre. Les Buildings 3 (Marriott WTC) et 4 s’effondrent également, collatéralement victimes des débris de la Tour 2.

10 : 03 - Le vol UA93 s’écrase au sud-est de Pittsburg, en Pennsylvanie. Le crash se produit 29 minutes après que la FAA fut informé de son détournement.
(À ce moment-là, les 19 terroristes sont morts dans les 4 différents crashes. Les attentats auront duré moins de deux heures; entre le 1er détournement et le dernier crash il s'est écoulé 1h44 et entre le premier et le dernier crash il s'est écoulé 1h25 - NdDarb')

10 : 07 - Le Cleveland Center prévient le NEADS du détournement du vol UA93, soit 4 minutes après le crash. La FAA n'a jamais informée NORAD du détournement du vol UA93. Le NEADS ne localisera jamais le vol UA93, celui-ci s’étant déjà écrasé.

10 : 08 - le Air Traffic Control System Command Center raporte au FAA headquarters que le vol 93 s'est peut-être crashé près de Johnstown, en Pennsylvanie.

10 : 13 - Le siège de l’ONU, à New York, est évacué.

10 : 20 - G.W.Bush donne l’autorisation au Vice-président Cheney d’abattre un avion civil si cela est nécessaire.

10 : 28 - La Tour 1 (Nord) s’effondre.

10 : 31 - Le NORAD répercute au NEADS l’ordre du Vice-président d’abattre un avion civil si nécessaire.

10 : 35 - Après 41 minutes à décrire des cercles dans le ciel de Floride, Air Force One a enfin une destination où aller et prend la direction de la base de l’Air Force de Barksdale, à Shreveport en Louisiane.

10 : 53 - Le département de la défense met l’armée en alerte maximum et déclenche le DEFCON (DEFense CONdition) 3 pour la première fois depuis 1973.

11 : 18 - AA confirme la perte de ses 2 avions.

11 : 59 - UA confirme également la perte de ses 2 avions.

12 : 00 - Air Force One atterrit à Barksdale

12 : 15 - Plus aucun avion commercial ou privé ne survole les Etats-Unis.

13 : 04 - G.W.Bush met l’armée américaine en alerte FPCON DELTA (Condition de protection de la forces Delta, mesures pour protéger les forces militaires après une attaque terroriste : (en) Force Protection CONdition) et quitte Barksdale pour rejoindre un bunker du Strategic Air Command (SAC) dans le Nebraska.

14 : 50 - Le président arrive à Offutt Air Force Base, dans le Nebraska, et convoque immédiatement une réunion du Conseil National de Sécurité via une téléconférence depuis le Bunker du United States Strategic Command.

15 : 30 - Le chef des pompiers du New York Fire Department (NYFD) fait évacuer le Building 7 du WTC à cause de son "instabilité" suite au débris des tours jumelles qu’il aurait reçu.

16 : 20 - La président quitte Offutt à bord d’Air Force One pour regagner Washington DC.

17 : 30 - Le Building 7 s’effondre.

18 : 54 - G.W. Bush arrive à la Maison Blanche.

20 : 30 - Le président s’adresse au peuple Américain depuis le Bureau Ovale.

21 : 00 - Le président réunit à nouveau le Conseil National de Sécurité.

Voilà les faits, classés chronologiquement, tels qu’ils sont présentés dans la (les) thèse(s) officielle(s).

Le premier bilan qu’on peut tirer, et avant même de "creuser" chacun de ces faits, c’est que l’aviation civile américaine, c’est (c’était ?) un grand n’importe quoi.

Avant même de parler de théorie du complot, on peut relever, selon la version même de la commission Kean, de "gravissimes" dysfonctionnements dans les systèmes d’alertes.

A partir de demain et dans les prochains jours, je vais reprendre tout ça petit à petit, étape par étape et vous montrer ce qui ne "colle" pas.

Avant de terminer : pour la petite histoire, tous les responsables de tous les services et départements dont la chronologie parle ont du être blamés ou limogés… Ben non, pas du tout ! Les plus haut responsables militaires et civils, ainsi que les agents en charge au sein des "nœuds de communication" ont tous été promus… Cf "Fahrenheit 9/11" de Michaël Moore.

C’est cool les Etats-Unis : tu montres ton incompétence et tu es promu… Ca ne tient pas !

Enfin, pas beaucoup de gens ont fait attention à ce détail qui n’a qu’une importance très relative, mais symboliquement, le 11/9 n’est pas une date comme les autres. En anglais on dit : "Nine-One-One" ou "Nine-Eleven" pour contacter les services d’urgence… 9-11 ? Bizarre ! Ce n’est qu’un détail sans importance mais je ne crois pas à un hasard !

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4 - a) Analyse de la chronologie 1

Bon, comme je l’ai dit précédemment, nous allons commencer par voir les faits chronologiquement, sans les mettre en lumières et relever, pour chacun d’eux s’il y a des incohérences et quelles sont-elles.

Dans un 2e temps, nous mettrons un certains nombre de faits pas vraiment en rapport avec la chronologie des évènements mais démontrant l’impossibilité de la thèse officielle.

Enfin, nous nous éloignerons du factuel pour entrer dans le monde de la supputation. A ce moment là, je ne pourrais pas vous donner de thèse alternative mais le pourquoi et le comment seront "imaginés" en toute logique avec les scenarii possible. De simple attentat meurtrier, on va passer au statut de guerre larvée, de nouvel ordre mondial et on pourra s’intéresser à l’environnement global. Tout ce que je dis là sont des choses avérées mais aussi des concepts, opinions et avis que j’ai lu et que j’ai fait miens.

Le problème, c’est que quand j’ai commencé à "creuser" sur ce tragique évènement, je savais intuitivement que cet attentat allait changer la face du monde… Par contre, ce que je ne savais pas, ou n’imaginais pas, c’est que le 11 septembre n’est qu’une partie visible d’une guerre qui a débuté depuis la création de l’état d’Israël en 1948… Et même avant si l’on tient compte du fait que durant la 2e guerre mondiale, le monde musulman était divisé en 2 : l’un combattait aux cotés ou soutenait l’Axe (Le Grand Mufti de Jérusalem, les divisions SS Bosniaques… "L’ennemi de mon ennemi est mon ami" - la Shoah était un moyen radical pour certains fanatiques religieux de se débarrasser des juifs) et l’autre combattait aux côtés des Alliés (Les armées du Maghreb, l’Afrique Occidentale etc.) Le plus triste, c’est que si vous faites quelques recherches sur le web, vous verrez que souvent, encore de nos jours, certains musulmans soutiennent ouvertement l’idéologie nazie/néo-nazie…

J’ai un peu l’impression d’avoir pris la pilule rouge… Bienvenue dans la Matrice...

Alors, les faits :
07:59 – 08:14 = RAS mis à part qu’on peut se dire que l’aéroport de Boston devait être une vraie passoire.

08:19 = Betty Ong, hôtesse de l’air, parvient à prévenir AA du détournement via l’airphone de l’arrière de la cabine en appelant la centrale de AA. Très bien, l’appel a donc été enregistré et analysé.
(Avant même de s’intéresser à son contenu, il y a 2 choses à savoir : il y a eu en fait 2 appels, pour une durée totale de 27 minutes (plutôt long, non ?) et ces appels sont classifiés et inaccessibles. Pourtant, des extraits du premier appel ont été diffusés comme pièce à conviction dans le procès de Zacarias Moussaoui, un français, fondamentaliste musulman, accusé d’être un des cerveaux de l’attentat. Vous pouvez télécharger le fichier flash qui a été fait pour le procès ici. - NdDarb')

Par ailleurs, ne me croyez pas sur parole. Si ce que je dis vous semble douteux, contradictoire ou faux, n’hésitez pas à faire vos propres recherches et à me contredire. Je suis à la recherche de la vérité dans la mesure de mes moyens et donc, le débat ne peut que faire avancer les choses. Par contre, je refuse en bloc toutes les insultes ou remarques acrimonieuses du genre : "Ouais, mais toi, t’es un illuminé conspirationniste"

Bref, voila la transcription en Français des échanges de Betty Ong (je vous rappelle qu’il s’agit d’extraits).

Les intervenants sont :
- Betty Ong, Hôtesse à bord du vol AA11.
- Winston Sadler (Voix Masculine), agent de réservation American Airlines à Raleigh (Caroline du Nord).
- Vanessa Minter (Voix Féminine), agent de réservation American Airlines à Raleigh (Caroline du Nord).
- Nydia Gonzales, Superviseur, bureau de réservation American Airlines à Raleigh (Caroline du Nord).

BETTY ONG: Numéro 3 à l'arrière. Le cockpit ne répond pas. Quelqu'un a été poignardé en classe affaire et … je crois qu'il y a du gaz lacrymogène … on ne peut pas respirer. Je ne sais pas, je pense que nous sommes en train d'être détournés.
(Note de Reoppen 911 : Comment du gaz lacrymogène se trouve-t-il à bord d’un avion ? Les fouilles étaient donc si mauvaises que ça ?)

VOIX MASCULINE: Sur quel vol vous trouvez-vous?
BETTY ONG: Vol 12.
(NdeR911 : Vraiment bizarre, elle appelle pour signaler le détournement du vol sur lequel elle est hôtesse de l'air et elle se trompe de numéro ???)

OPERATEUR: Et à quel siège vous trouvez-vous ? ... Madame ! Êtes-vous là ?
(NdeR911 : De nouveau c'est très bizarre, elle semble surprise de cette question, et ne répond pas comme si elle ne savait pas quoi répondre ou avait peur de dire une bêtise)

BETTY ONG: Oui...
VOIX MASCULINE: Où vous trouvez-vous?
BETTY ONG: (silence...)
VOIX FEMININE: Madame, à quel siège vous trouvez-vous?
BETTY ONG: (Elle ne répond toujours pas...)
BETTY ONG: Nous … venons juste de quitter Boston, nous sommes en l'air.
(NdeR911 : elle répond tout à fait à coté de la plaque... pourtant sur l'enregistrement, c'est très clair, on lui demande 3 fois "what seat are you in" et non pas "where are you ?" elle semble embarrassée et elle parle de la destination de l'avion...)

VOIX FEMININE: Je sais, qu'est-ce...
BETTY ONG: Nous sommes supposés aller à Los Angeles et le cockpit ne répond pas au téléphone.
VOIX FEMININE: Ok, mais à quelle place êtes-vous assise? Quel est le numéro de votre siège?
(NdeR911 : Pour la quatrième fois on lui repose la question, à quel siège êtes vous. Finalement elle répond)

BETTY ONG: Ok, en ce moment je suis sur mon strapontin.
VOIX FEMININE: Ok.
BETTY ONG: Au niveau 3R.
VOIX FEMININE: Ok.
VOIX MASCULINE: Ok, vous êtes l'hôtesse? Excusez-moi ! Avez-vous dit que vous êtes l'hôtesse ?
(NdeR911 : de nouveau elle met beaucoup de temps à répondre, à chaque question précise, elle semble avoir besoin de temps pour répondre.)

BETTY ONG: Allô?
VOIX FEMININE: Oui, allô?
VOIX MASCULINE: Quel est votre nom?
BETTY ONG: Allô! Il va falloir que vous parliez plus fort, je ne vous entends pas.
VOIX MASCULINE: Bien sûr. Quel est votre nom?
BETTY ONG: Ok, je m'appelle Betty Ong. Je suis le numéro 3 sur le Vol 11.
(Elle a corrigé le numéro du vol. - NdDarb')

VOIX MASCULINE: Ok.
BETTY ONG: Et le cockpit ne répond pas au téléphone. Et il y a quelqu'un qui a été poignardé en classe affaire. Et il y a … On ne peut plus respirer en classe affaire. Quelqu'un a lancé du gaz lacrymogène ou quelque chose (de similaire)
VOIX MASCULINE: Pouvez-vous décrire la personne dont vous parlez - Quelqu'un est quoi en classe affaire ?
BETTY ONG: Je suis assise à l'arrière. Une personne revient de la classe affaire. Si vous pouvez attendre une seconde, ils reviennent.

(Betty Ong s'adresse à quelqu'un. Voix en arrière plan. Ils demandent qui à poignardé qui, tu sais !!!! Je ne sais pas mais Karen et Bobby ont été poignardés.)
(NdeR911 : alors là grand mystère !!! Visiblement la personne avec qui Betty Ong parle, et une autre hôtesse. Lorsque Ong demande à cette personne qui a été poignardé, elle répond Karen et Bobby. Elle cite des prénoms, donc des gens qu'elle connait, pas des passagers, mais donc bien des personnes faisant aussi parti de l'équipage. -Une hôtesse n'appelle pas un des passagers par son prénom-. Il y a bien parmi les membres d'équipage une hôtesse qui s'appelle Karen Martin mais pas de Bobby. D'où sort ce prénom, est-ce une improvisation pour répondre quelque chose aux questions ?)

(De nouveau elle s'adresse à l'agent Winston Sadler''.)

BETTY ONG: Ok. Notre numéro 1 a été poignardé. Notre commissaire de bord a été poignardé. Personne ne sait qui les a poignardés, et nous ne pouvons même pas aller à la classe affaire parce que personne ne peut respirer. En ce moment, notre numéro 1 a été poignardé. Et qui d'autre est…
(NdeR911 : le numéro un s'appelle Thomas Mc Guinness pas Bobby)

VOIX MASCULINE: Ok, et est-ce que nous…
BETTY ONG: et notre numéro 5 - nos passagers de première classe sont - le steward/l'hôtesse en charge de l'office ainsi que le commissaire de bord ont été poignardés. Et nous ne pouvons accéder au cockpit, la porte ne veut pas s'ouvrir. Allô ?
VOIX MASCULINE: Ouais, je note tout cela par écrit. Toutes les informations. Vous savez, bien sûr, que nous enregistrons aussi. Pour l'instant…
VOIX FEMININE: Ici Opérations. De quel vol parlons-nous ?
VOIX MASCULINE: Vol 12.
(NdeR911 : l'agent Winston Sadler commet à nouveau cette étrange erreur, puisque c'est le numéro de vol que Betty Ong lui a donné au début de la conversation téléphonique")

VOIX FEMININE: Vol 12? Ok. Je vais...
BETTY ONG: Non ! Nous sommes sur le vol 11! C'est le vol 11.
VOIX MASCULINE: C'est le Vol 11, Excusez-moi... Nydia ?
BETTY ONG: De Boston à Los Angeles.
VOIX MASCULINE: Oui.
BETTY ONG: Notre numéro 1 a été poignardé et notre numéro 5 a été poignardé. Personne ne peut accéder au cockpit ? Personne ne peut accéder au cockpit ? Ok. Nous ne pouvons même pas accéder au cockpit. Nous ne savons pas qui s'y trouve.
VOIX MASCULINE: Bien, s'ils étaient malins ils maintiendraient la porte fermée et…
BETTY ONG: Pardon?
VOIX MASCULINE: Ne garderaient-ils pas un cockpit stérile ?
BETTY ONG: Je pense que ces types y sont. Ils peuvent y être - ils ont dû se sont débrouiller pour y entrer. Personne ne peut appeler le cockpit. Nous ne pouvons même pas y accéder. Allô ? Y a-t-il toujours quelqu'un au bout du fil?
VOIX MASCULINE: Oui, nous sommes toujours là.
VOIX FEMININE: Ok.
BETTY ONG: Je reste en ligne aussi.
VOIX MASCULINE: Ok.
NYDIA GONZALEZ: Bonjour, qui appelle les réservations? Est-ce l'une des hôtesses, sinon qui ? Qui êtes-vous, hein ?
VOIX MASCULINE: Elle dit s'appeler Betty Ong.
BETTY ONG: Ouais, je suis la numéro 3. Je suis numéro 3 sur ce vol - Et nous sommes les premiers…
NYDIA GONZALEZ: Vous êtes le numéro trois sur ce vol ?
BETTY ONG: Oui et j'ai...
NYDIA GONZALEZ: Et ceci est le Vol 11 ? D'où à où ?
BETTY ONG: Vol 11.
NYDIA GONZALEZ: Vous autres, avez-vous appelé quelqu'un d'autre?
BETTY ONG: Non. Quelqu'un a demandé un médecin mais nous n'en trouvons pas…
(Bip)

Cet appel est "troublant" en soi mais bon, le stress peut expliquer le comportement de Betty Ong. Pris en tant que pièce unique, il n’y a rien de très "grave". Par contre, mis en perspective avec d’autres éléments, cet appel prend une toute autre dimension.

On continue…

08:20 – : Je me suis posé longtemps posé la question du "pourquoi AA n’a pas transmis l’alerte de Betty Ong ? Si AA avait transmis l’alerte à la FAA, dès 8:20, les contrôleurs auraient pu être certains du détournement et donc donner l’alerte car 2 sources différentes se "recoupaient". En fait, c’est quand j’ai su que l’appel était d’une part très long et d’autre part sujet à caution que j’ai compris pourquoi les contrôleurs de Boston ont déclaré que le vol avait "probablement" été détourné… J’insiste sur le probablement ! Il me semble que le moindre soupçon de détournement devrait déjà déclencher l’alerte générale...

08:21 – : Le transpondeur du AA11 a été coupé. Il faut savoir que tout avion civil ou militaire a un transpondeur. C’est ce qui permet à tout contrôleur de savoir qui est qui sur son radar. Selon les zones, le transpondeur n’est pas obligatoire mais on peut imaginer qu’en plein trafic matinal et dans une zone aussi dense que le nord-est des Etats-Unis, le transpondeur est plus qu’obligatoire, il est nécessaire. On peut donc se demander si, dans ce genre de circonstances, un appareil qui coupe son transpondeur n’est pas un tout petit peu suspect... D’autant plus que des soupçons de détournement pèsent déjà sur lui...

08:25 – : Là, on entre dans le délire le plus total… Résumons nous : on a un avion qui a coupé son transpondeur, sur lequel pèsent des soupçons de détournement et donc, un avion potentiellement hostile et si tous les centres de la FAA sont avertis, "le NORAD n’est pas prévenu". Autrement dit, on sait que c’est dangereux, mais on laisse voler quand même...__

Transpondeur coupé, l’avion n’est plus identifiable que par sa signature sur un radar au sol. Ceci veut dire qu’il y a une possibilité qu’un autre avion ait exactement pris sa place. Il y a une théorie dans ce sens qui dit que tous les avions du 11 septembre ont été remplacés. Cette théorie est possible car TOUS les avions détournés ont volé, transpondeur coupé, parallèlement à des aéroports capables de les accueillir et ce, maximum 3 minutes après avoir coupé leur transpondeur.

Ceci dit, n’importe quel avion peut modifier son code transpondeur n’importe quand mais le problème est que pour les gros porteurs, le transpondeur indique l’altitude à 100 pieds près (30 mètres), ce qui veut dire qu’un tel tour de passe-passe est beaucoup plus compliqué.

A titre perso, et dans l’état actuel des choses, je préfère laisser cette théorie de côté car ses implications sont un puits sans fin et compliquent désespérément les choses, déjà bien canulées comme ça ! Faute de preuves tangibles, je considère à l’heure actuelle que les avions qui se sont écrasés sont les vols "officiels" (En fait, il y a une preuve, mais elle est incomplète... On y reviendra !)

08:25 – 08:38 : RAS

08:38 – : Les militaires sont enfin au courant qu’il y a un détournement. 18 minutes après les premiers soupçons des contrôleurs et 19 minutes après "l’appel" de Betty Ong. La Tour nord sera percutée dans 8 minutes...

08:42 – : Entrée dans la danse des chasseurs. En admettant qu’ils y aillent "plein pots" (Mach 2 - 2 fois la vitesse du son ou à peu près 2000 kilomètres par heure), il leur faudra quand même 5 à 10 minutes pour aller d’Otis à Manhattan... Ils arriveraient de toute manière après le crash dans la Tour 1. De plus, comme on l'a vu, l'alerte a tellement bien été donnée qu'ils ne savaient pas où aller.

Mais pourquoi, dans un pays ou on compte différents corps d’armées aériens (La garde nationale, l’Air Force, l’Aéronavale) a-t-il fallu que la basse la plus proche soit à 250 kilomètres de Manhattan ?

En fait, le 11 septembre 2001 (comme par hasard -ils étaient quand même vachement bien renseignés, les tipiakeurs ; ou alors, ils ont vraiment une chance de cocu, après la passoire de Boston, ceci ?!?!!!...), les simulations militaires et les exercices suivants ont eu lieu sous le contrôle de l'US Air Force, NORAD, CIA, NRO (National Reconnaissance Office – agence chargée de la gestion des satellites espions, entre autres), FAA et la FEMA (Federal Emergency Management Agency – Agence Fédérale de Gestion des Urgences) :
- L'opération "Northern Vigilance", un exercice annuel de l'Air Force simulant une attaque russe, dans lequel les chasseurs de la défense aérienne qui patrouillent normalement au Nord-Est sont redéployés sur le Canada et l'Alaska.
- Les opérations "Vigilant Warrior" et "Vigilant Guardian", un exercice combiné (un attaquant et un défenseur) simulant des détournements d'avions et l'injection de faux signaux d'avions sur les radars.
- L'opération "Northern Guardian" qui aurait affaibli la capacité de réponse de la base aérienne de Langley.
- Un exercice du NRO, prévu à 9 h, simulant le crash d'un petit avion d'affaire suite à un problème mécanique, sur l'un des quatre bâtiments de son quartier général. Cependant, selon une porte-parole de l'agence, "l'exercice a été annulé dès que la véritable attaque a commencé".

Ce qui est encore plus intéressant, c'est que le 11 septembre même avait été choisi pour être un jour d’exercices. À travers tout le pays, des dizaines de bases militaires et toutes sortes d’agences gouvernementales étaient mobilisées pour des simulations. Voici quelques exemples représentatifs de ces exercices…

Tom Kenney, porte-parole de la FEMA, a expliqué au journaliste Dan Rather que son agence avait été déployée dans New York le lundi 10 septembre au soir en vue d’exercices prévus le 12.

Ceci a été confirmé par le maire de New York, Rudolph Giuliani, devant la commission d’enquête sur le 11 septembre. Comme ses prédécesseurs, cet exercice nommé "Tripod" devait simuler un attentat biochimique au World Trade Center entraînant l’évacuation du bâtiment.

À quelques minutes des attentats au World Trade Center et au Pentagone, John Fulton, le chef du "Strategic War Gaming Division" du NRO, mettait en place un exercice de simulation programmé longtemps à l’avance. Cette agence de renseignement qui gère l’espionnage depuis l’espace dépend du département de la Défense et son personnel provient par moitié de la CIA et par moitié de la Défense. Voici ce qu’en dit la dépêche de l’Associated Press datée du 22 août 2002 : "Dans ce que le gouvernement décrit comme une étrange coïncidence, une agence de renseignement des États-Unis avait programmé le 11 septembre un exercice au cours duquel un avion perdu se crashait sur l’un des ses bâtiments. Mais la cause n’en était pas le terrorisme – il s’agissait d’une simulation d’accident". Les responsables de Chantilly en Virginie, la base du NRO, avaient programmé un exercice ce matin-là au cours duquel, suite à une avarie mécanique, un petit jet privé s’écrasait contre l’une des quatre tours du siège de l’agence.

Au moment des attaques du 11 septembre, un exercice militaire de grande ampleur nommé "Global Guardian" battait son plein. Commencé la semaine précédente, il impliquait l’US Strategic Command (Stratcom, agence responsable des forces nucléaires) en coopération avec l’US Space Command et le NORAD. Basé sur le scénario d’une attaque nucléaire contre les États-Unis par une puissance étrangère (la Russie), il mettait en jeu plusieurs centaines de militaires et était lié à différentes autres simulations telles que "Crown Vigilance" (un exercice de l’Air Combat Command, le commandement aérien), "Apollo Guardian" (US Space Command) ou encore les programmes du NORAD "Vigilant Guardian" et "Amalgam Warrior". Il s’agit d’un exercice qui mêle simulations en salle et sur le terrain. Le centre de commandement de l’exercice "Global Guardian" était situé dans un bunker souterrain de la base de l’Air Force d’Offutt (Nebraska). Coïncidence : c'est sur cette base que Bush devait trouver refuge, plus tard dans la journée, après être passé par la Floride et la Louisianne.

Le matin du 11 septembre, le personnel de Fort Monmouth, une base de l’armée de terre située à 70 km de New York, se préparait pour un exercice, nommé "Timely Alert II", dont le but affiché était de tester les capacités de réactions en cas d’attaque chimique. L’exercice impliquait différentes agences et corps civils parmi lesquelles les pompiers de la base et la police du New Jersey.

Au même moment, à Fort Belvoir situé à une quinzaine de kilomètres du Pentagone, se déroulait un exercice censé "tester la sécurité de la base en cas d’attaque terroriste". Tandis qu’au Pentagone, le Docteur Matt Rosenberg était en train d’étudier "un nouveau plan d’urgence médicale basé sur le scénario improbable d’un avion se crashant à cet endroit".

Par ailleurs, une partie des personnels les plus qualifiés pour répondre aux attaques se trouvait en entraînement à l’autre bout du pays. Ce fut le cas pour le groupe d’intervention anti terroriste mixte FBI/CIA, qui suivait un exercice d’entraînement à Monterey (Californie). USA Today rapportait le 11 septembre qu’"en fin de journée, avec la fermeture des aéroports à travers le pays, le groupe d’intervention n’a toujours pas trouvé de moyen de retourner à Washington".

Enfin, et concernant les avions de chasse disponibles, Les procédures de coordination entre l'aviation civile et le Commandement du NORAD sont en place depuis les années 1960. Au matin du 11 septembre, quatorze avions de chasse (seulement ???) étaient disponibles pour protéger l'espace aérien des États-Unis.

Les attentats auront duré moins de deux heures, le premier détournement commença à 8:19 sur le vol AA11 et le dernier avion de ligne détourné s'écrasa à 10:03, soit 104 minutes plus tard. Les différents détournements auront duré entre 18 et 43 minutes. Aucun des avions de chasse ayant été mis en œuvre ne réussit à intercepter les vols détournés.

Le NORAD déclara que cette faillite majeure du système de protection de l'espace aérien était due aux délais de transmission des incidents de vol (24 et 39 minutes pour les vols AA11 et AA77) ou à leur non-transmission.

Plusieurs points sont en outre à noter :
1) Contrairement à ce qu'a affirmé Condoleeza Rice, plusieurs exercices ayant pour thème des avions qui s'écrasent dans des bâtiments publics ont eu lieu dans les quelques mois AVANT le 11 septembre... Autrement dit, l'administration Américaine a gravement menti en disant "qu'ils ne pouvaient s'imaginer ce genre de scénario".
2) Les Procédures d'Alerte, en place depuis la guerre froide et ayant prouvé leur efficacité, ont été modifiées en juin 2001, pour les "sécuriser" mais en alourdissant très nettement les temps de réaction (obligation de remonter la hiérarchie).
3) Malgré la mise en évidence du non-respect des procédures d'alerte, il n'y aurait pas eu d'enquête publique ni de sanction à l'encontre des responsables de la FAA. L'échec du NORAD n'empêcha pas non plus les hauts responsables, tels les généraux Eberhard et Myers, d'être confirmés dans leurs fonctions, voire promus. Cet échec était aggravé par le fait que le WTC avait été reconnu comme cible privilégiée dès l'explosion du camion chargé d'explosifs de 1993. En 1994, un expert commandité par le Pentagone soulignait la valeur symbolique des tours et envisageait qu'une attaque terroriste consisterait certainement en "des actions multiples et simultanées". Durant les deux années précédant les attentats, le NORAD effectua des exercices dans lesquels des avions de ligne détournés étaient utilisés contre divers objectifs, dont le WTC et le Pentagone. Par ailleurs, les services de renseignements de plusieurs pays, européens entre autres, avaient plusieurs mois auparavant prévenu leurs homologues américains d'une préparation de détournements d'avions civils sur le territoire des États-Unis...

Ca commence a vraiment puer : les pirates ont eu une chance… C’est dingue !

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4 - b) Analyse de la chronologie - Question-Réponses 1

Question et Remarque de Momo :
Intéressant... Mais connaît-on la fréquence habituelle de ces entraînements?

Après tout, les Etats Unis sont vastes et peuplés de maintes agences de toutes sortes. Il ne doit pas être difficile de trouver un exemple de la sorte pour nombre d'entre elles en n'importe quel jour de l'année. D'autant plus que les exercices doivent être relativement fréquent, nan? En effet, les meilleurs pilotes ne peuvent être considérés comme étant les meilleurs qu'à condition de faire valoir leurs capacités régulièrement, surtout sur avions de chasse...
A moins de recenser toutes les agences, et de comparer leurs plannings respectifs pour l'année 2001, cet élément ne me semble pas être le plus pertinent. Enfin... Je parle de ce que je ne connais pas!

Momo, sur le principe, tu as raison, les entraînements sont fréquents : exercices, stages, évaluations inter-armes, etc. Ce n'est d'ailleurs pas interne aux Etas-Unis : L'exercice Red-Flag qui a lieu chaque année dans le Nevada oppose certains corps états-uniens aux plus redoutables corps étrangers invités : nos légionnaires français sont très souvent "invités" et foutent régulièrement une branlée à tout le monde, marines y compris, hormis les Brésiliens dont l'entrainement est encore plus dur que celui de la légion.

Non, le problème, c'est que la totalité des 16 agences américaines étaient en état d'alerte à cause d'un exercice (ce qui prend beaucoup de ressource et "embrouille" les opérateurs : est ce qu'on est dans un exercice ou dans un cas réel) et qu'il en était de même pour la quasi-totalité des forces armées US.

Pensez à ça :
- 14 avions pour défendre le territoire des Etats-Unis ;
- La presque totalité des avions du Nord-Est re déployés au Canada et en Alaska.

Encore une fois, qu'on planifie des exercices, c'est bien. Mais mettre TOUT LE MONDE en exercice, c'est amener tous ses chiens chez le dresseur en laissant la porte du poulailler ouverte et en appâtant le renard...

Est ce que ça vous paraît être quelque chose de cohérent, d'autant plus si, comme le prouvent les exercices de grande ampleur des mois précédents, les Etats-Unis semblaient vraiment craindre une attaque de grande ampleur...

Encore une fois, ne me croyez pas sur parole, faites vos propres recherches ! J'essaye de vous expliquer le plus clairement et le plus simplement pourquoi je ne crois pas à la théorie officielle mais le dossier est tellement complexe à comprendre que je ne suis pas à l'abri de faire des erreurs ou de mal m'exprimer...

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4 - c) Analyse de la chronologie 2

J’ai bien conscience tout ces faits, même s’ils sont avérés, ne sont qu’un faisceau de présomptions entourant les attentats. Mais il faut les connaître parce qu’une fois que l’on aura vu toute la chronologie, on va commencer à réellement s’intéresser à l’environnement et à ce qui s’est passé avant et après et là, tous ces faits prendront un éclairage très différent.

08:38 – 08:46 : RAS (Mis à part le début du détournement du UA175)

08:46 – : le vol AA11 s’écrase dans la Tour nord. Jusque là, c’est connu. Petite précision, le film des Frères Naudet (2 réalisateurs de documentaires Français) est à ce jour le seul document connu montrant des images du AA11 s’écraser. Toutes les autres images de crash concernent, à ce jour, le UA175 et la Tour Sud.

Extraits de la conférence "Confronting the evidence - A call to re-open the 9/11 investigation", voici les images des Frères Naudet.







On voit qu'il y a un éclair dans la tour AVANT que l'ombre de l'avion et l'avion lui-même ne se rejoignent dans la Tour… Etrange ? Qu'est ce que ça peut être, je ne sais pas ! Par contre, ce que je sais, c'est que ce n'est pas "normal"… Ce n'est peut-être qu'un reflet…

Bon, on passe à la suite…

08:52 – : Comment ? Les chasseurs n'ont pas encore décollé ? Attendez, un "scramble" (procédure de décollage immédiat de la chasse, sans plan de vol et en urgence) ça prend 14 minutes ? Normalement, dans les pays possédant une aviation de chasse, il y a toujours un certain nombre d'avions, prêts à décoller en urgence, moteurs tournant, pilote en combinaison et en bout de piste. 14 minutes ? Et ben, chez moi, en Provence, on dit qu'"on a le temps de tuer un âne à coup de figues molles"… Petite précision, en 2000, la chasse américaine a déclenché plus de 100 scrambles pour interception avec un taux de réussite de... 100%... En 2001, avant le 11 septembre, il y a eu 67 scrambles pour interception avec un taux de réussite de... 100%... Et oui !

08:55 – : Décidément, l'information passe bien… Un avion vient de se planter dans une tour civile. On ne sait pas encore s'il s'agit d'un attentat mais on sait qu'il y avait des soupçons de détournement. Un autre avion change 2 fois de code transpondeur et ne répond pas mais il faut quand même 4 minutes pour prévenir qui que ce soit ?... Admettons que le contrôleur, pris par son poste, ne sache rien de ce qu'il s'est passé avec le AA10 et le WTC, le New York Center, lui, devrait être au courant…

Par ailleurs, on va s'arrêter quelques instant sur l'histoire du "petit bimoteur" dans le WTC.

3 mois après le 11 septembre, G.W.Bush a été surpris en flagrant délit de mensonge* : dans un discours filmé, il prétend avoir vu l'avion s'être écrasé dans la première tour… C'est impossible parce que, comme je l'ai dit plus haut, la seule vidéo connue à ce jour de ce crash est celle des Frères Naudet et que les images n'ont été diffusées que le lendemain. Et si c'est possible, ça veut dire qu'il y avait un circuit fermé géré par les services secrets et ce serait une preuve ultime de la collusion entre le gouvernement et les terroristes.
(* On y reviendra. - NdDarb')

Alors si vraiment Rove avait dit ça, ça expliquerait pourquoi Bush n'a pas bougé, sachant que les tours jumelles étaient un des symbole de l'Amérique… Et pourquoi aurait-il menti là-dessus 3 mois après ?

08:56 – : Un troisième avion pose des problèmes… Ca commence à puer non ?

Petite explication technique sur la couverture radar : pour qu'un avion disparaisse des écrans radar, il faut se dire que soit il a explosé, soit il vole sous la couverture radar, protégé par le relief par exemple.

Précisions de Julien :
A la demande de Darb, quelques précisions pour les vols AA77 et UA175 :

Sans même parler de la présence de relief (rien de bien méchant dans les 200 kms autour de New York et Washington, ce qui laisse largement le temps de détecter un avion de ligne...) il y a un moyen très simple de disparaître de la plus grande partie des écrans radars : couper son transpondeur.

Il faut savoir en effet que l'immense majorité des radars installés dans les aéroports et de ceux utilisés par les centres de contrôle en route sont des radars secondaires, à savoir qu'ils se "contentent" de répercuter sur un écran les informations fournies par les avions possédant un code transpondeur.

Ce peut être simplement le code de l'avion et l'altitude (pas mesurée par le radar mais bien transmise par les systèmes de l'avion) mais de plus en plus de nombreuses autres informations (cap, vitesse verticale, voire même pourquoi pas régime moteur... enfin on peut imaginer transmettre pas mal de choses dans une trame numérique sans prendre trop de place, ce qu'on aurait difficilement pu faire jusqu'à il y a peu).

L'autre avantage est que ces radars consomment "relativement" peu d'énergie... et puis c'est bien suffisant pour les applications... civiles !

Sans compter qu'ils permettent aux contrôleurs de ne visualiser que le trafic civil... et il y a déjà fort à faire !

Ces radars s'opposent aux radars dits primaires qui eux permettent de détecter n'importe quel objet susceptible de réfléchir des ondes électromagnétiques (dans la bande de fonctionnement du radar).

Ils sont plus chers à mettre en oeuvre mais sont bien sûr utilisés par les militaires... qui, pour le cas qui nous intéresse, peuvent très bien n'y voir que ce qu'ils veulent... en omettant un 757 ayant disparu des écrans du contrôle civil et se dirigeant droit sur le Pentagone par exemple...

09:00 – 09:02 : La FAA est au courant de la disparition du AA77. Le Command Center aussi.

09:03 – : Les militaires sont (enfin) au courant que le UA175 est détourné… C'est con, il est en train de s'écraser !

Là aussi il y a des éléments intéressants. Tout d'abord, il faut savoir que toutes les télés du pays diffusaient en "breaking news" (alerte info) et en continu des images de la tour 1 en flammes. Les points de vue sur le WTC étaient donc multiples et le crash du 175 a été filmé sous énormément d'angles différents : du pied du WTC aux toits d'un autre gratte-ciel new-yorkais, en passant par le port sur l'Hudson River et les prises de vue d'hélicoptère.

Première chose, les images montrent qu'un objet en forme de suppositoire est sous le fuselage du UA175. Je ne suis pas un spécialiste de l'aviation civile mais je connais suffisamment le monde de l'aviation en général pour savoir que ce genre de "réservoir" n'est JAMAIS adapté aux avions de lignes civiles : des réservoirs de ce type sont adaptés aux vols militaires (en effet, ces réservoir augmentent la traînée et le poids d'un avion, ce qui entraîne une surconsommation en carburant, ce qui coûterait trop cher en kérosène aux compagnies civiles).

Photo tirée de la vidéo "Confronting the evidence - A call to re-open the 9/11 investigation"

Précisions de Julien :
AUCUN avion civil ne présente de nacelles comme celle que l'on peut voir sur la photo.

Ce genre d'équipement est en général réservé aux chasseurs : ce peut être soit un réservoir (qui comme l'a dit Darblanc nuisent beaucoup aux performances de l'appareil, ils sont en général largués avant d'arriver sur la zone d'opération proprement dite), soit un pylône d'équipement (brouilleurs, appareils photos,...) pour les appareils destinés aux missions de reconnaissance... soit une arme, mais dans ce cas là il s'agit de missiles air-sol ou air-mer à relativement longue portée (missile de croisière).

En tout cas ça n'est jamais aussi grand : on voit sur la photo un objet d'une taille comparable à l'emplanture (contact des ailes avec le fuselage), ce qui sur un 757 fait une grosse dizaine de mètres... les missiles de croisière sont habituellement moitié moins longs... je n'ai pas la moindre idée de ce que ça peut être...

S'il s'agit d'un réservoir ou d'une bombe, ou d'un radar, cela implique nécessairement que ce n'est pas le vrai UA175 qui s'écrase ! Alors, on n'en revient à la fameuse théorie de remplacement des avions… Mais on ne sait pas ce que c'est alors pour l'instant, je maintiens ça de côté…

Deuxième chose, les images du crash prises sous différents angles montre un reflet au moment de l'impact. Un reflet ? Mais on en a déjà vu un dans le crash du AA11… Mais de 4 angles différents, ça pose un problème sur les lois de l'optique !

Toujours extraites de la vidéo "Confronting the evidence - A call to re-open the 9/11 investigation", voici quatre images du crash, sous 4 angles différents et montrant 4 fois un reflet… Ce qui prouve que ce n'est pas une réflexion de la lumière…















NB : sur le 4e angle, on dirait que le UA175 a déjà pénétré dans la tour… Alors que penser de tout ça ? Je ne sais pas, mais j'aimerais bien avoir une explication sensée sur ces flashes.

09:05 – : La tête hébétée de Bush lorsqu'Andrew Card lui annonce à l'oreille le 2e crash et lui dit : "L'Amérique est attaquée" et le manque total de réaction du Secret Service (service de protection du président) montrent à tout le moins le manque total de compétence de tous les gens présents. Je ne peux absolument pas croire que les militaires et les services secrets ne sachent pas réagir, ne serait ce que pour mettre le président à l'abri.

09:09 – : La FAA est prévenue de la disparition du AA77. A priori, toujours pas les militaires !

09:20 – : Des noms suspects sont trouvés par le FBI sur les listes d'embarquement : là, on est dans un doute car il y a une incohérence mais sur le raisonnement, pas sur les faits.

Dans le procès de Zacarias Moussaoui, un document flash a été diffusé faisant état des noms des terroristes. Seulement, problème : si les noms repérés par le FBI étaient réellement liés à Al Qaeda, comment se fait-il qu'ils aient pu embarquer à bord des avions ? Il y a fort à parier que, s'ils étaient connus, ils étaient également surveillés.

D'un autre côté, s'ils ont embarqués sous un faux nom, comment le FBI a pu repérer aussi vite leurs noms ?

Ce n'est pas la partie des attentats que je connais le mieux et, à ce jour, je ne sais pas réellement s'il y a une preuve que les listes d'embarquement mentionnaient ou pas les vrais noms des terroristes.

Par contre, ce que je sais, c'est qu'au moins 6 des prétendus pirates de l'air ont donné signe de vie APRES le 11 septembre, sachant que ceux-ci, selon les autorités américaines, sont morts en même temps que les passagers des avions… On y reviendra plus loin.

09:25 – : Les 2 F15 de la base d'Otis arrivent au dessus de New-York et cherchent toujours le vol AA11.

09:25 – 09:37 : RAS si ce n'est une somme d'incompétences frisant le criminel.

Bon, on attaque le premier vrai gros morceau. Là, les faits sont connus et il ne s'agit plus d'incohérences mais d'impossibilités de la thèse officielle. En fait, et même si c'est des gros morceaux, les faits sont très simples à comprendre car il ne s'agit simplement que de bon sens.

09:37 – : le AA77, prétendument piloté par des pilotes amateurs ayant été formés sur des petits avions de tourisme (comme pour les autres avions d'ailleurs), aurait, avant de se crasher sur le Pentagone :
1- Effectué un virage serré sur l'aile et vers la gauche : selon les calculs, les passagers, personnels de bord et l'avion auraient encaissés environ 5 G (5 fois la force de gravitation : en clair, si vous pesez 80 kg, la force centrifuge vous fait peser 5 x 80 kg, soient 400 kg) ce que personne ne peut encaisser sans s'évanouir, du moins sans entraînement et sans équipement adapté (la combinaison anti-G des pilotes de chasse par exemple). En outre, le Boeing 757 ne peut résister à cela sans dommages structurels graves ne le mettant peut être pas dans l'incapacité de voler, mais en augmentant sérieusement la difficulté pour le pilote de le maintenir en vol.
2- Perdu plus de 2000 mètres d'altitude dans un laps de temps très court (soit un quasi piqué) ce que le 757 ne peut pas faire car ses ailes, qui ne sont pas conçues pour ça, s'arracheraient.
3- Fait un vol en rase-mottes de plusieurs kilomètres à la vitesse de 800 kilomètres par heure à peu près, ce qui est impossible : les turbulences générées par l'avion sur le sol et l'effet de portance (la dépression qui se crée au dessus de l'aile d'un avion et qui le maintient en l'air) feraient inexorablement remonter l'avion à une telle vitesse et le rendrait incontrôlable : il s'écraserait inéluctablement.
4- Traversé l'espace aérien le plus surveillé au monde, du sol, de l'air et de l'espace, mais également le mieux défendu au monde (Batteries de missiles antiaériens implantées partout, caméras de sécurités, systèmes de défense actifs et passifs etc.) sans être ni intercepté, ni repéré, ni même filmé (officiellement du moins).
5- Traversé l'espace au sol du Pentagone, qui est dans une cuvette, sans laisser la moindre trace au sol (des rouleaux de câbles, présents pour les travaux dans l'aile ouest quasi vide à ce moment là, auraient au moins du être renversés et/ou déplacés).
6- Pour s'encastrer dans la façade du Pentagone dans un "trou" trop petit pour l'accueillir, tout en se volatilisant, en se vaporisant sans laisser aucune trace ou débris (contrairement à ce qui est écrit sur Wikipédia) mais en permettant aux scientifiques du FBI d'identifier chaque passager par son ADN qui, lui, aurait "survécu" à cette boule de feu.

Je crois qu'il est inutile que je commente plus avant cet épisode. Il est impossible pour chacune des 6 raisons énumérées ci-dessus. Toutes les manœuvres ci-dessus seraient déjà difficiles à faible vitesse, avec un avion adapté et avec aux commandes des pilotes chevronnés... Et ces bozos n'auraient pris que quelques cours dans des aéroclubs privés, sur des coucous qui plus est ?

Mais alors, et les témoins, et les caméra vidéos, et qu'est ce qui a causé ce trou ? Il existe pourtant bien ce trou...

Tout d'abord, les témoins oculaires : il existe 14 témoins oculaires officiels du prétendu vol AA77 : il semble qu'un gros porteur ait effectivement volé à basse altitude au dessus du Columbia District. Certains ont déchiffrés l'immatriculation de l'appareil, d'autres pas. Par contre, la trajectoire de l'appareil qu'ils décrivent est incompatible avec un crash dans le Pentagone car la station service CITGO, située à côté du Pentagone sert de repère sommaireographique. Pour percuter le Pentagone, l'avion aurait du passer par le sud de la station alors que les témoins présents dans la station-service affirment que l'avion est passé par le nord. D'autre part, selon les calculs d'ingénieurs indépendants, le Pentagone étant dans une cuvette, l'avion ne pouvait voler que trop haut pour s'écraser dans le bâtiment.

Par ailleurs, il semble, selon certains témoins, qu'un appareil non identifié se soit enfui des lieux du crash.

Je vous conseille de lire l'interview de ''Craig Ranke'' et de regarder sa vidéo de journalisme citoyen à cette adresse

Les caméra vidéos : les seules images officielles de ce crash sont des celles de 2 caméras vidéo du Pentagone et, selon moi mais aussi beaucoup de gens, ne montrent rien de probant.




Il y a des dizaines de caméras vidéo au Pentagone. La question est celle-ci : si réellement un Boeing 757 s'est planté dans le bâtiment, pourquoi les autorités officielles et/ou militaires ne "relâchent-elles" pas des vidéos le montrant explicitement ? Ca couperait court à toute spéculation à ce sujet.

Le trou : il ne peut avoir été causé par un avion car, quelles que soient les versions, cela ne tient techniquement pas. Mais alors, qu'est-ce qui peut avoir créé cette brèche ? Les théories sont multiples mais non prouvées. Les 2 plus plausibles sont :
1- un missile envoyé par un avion de chasse. Cette théorie est doublement plausible car, comme je l'ai expliqué plus haut, en coupant sont transpondeur, n'importe quel avion aurait pu se faire passer pour le AA77. De plus, les manœuvres effectuées par le prétendu AA77, avant le prétendu crash, sont compatibles avec les possibilités d'un avion de chasse. D'autre part, certains témoins affirment avoir vu un appareil non identifié s'éloigner du Pentagone. En outre, je vous rappelle que le AA77 ayant été hors couverture radar pendant longtemps, ses mouvements ont été reconstitués, et pas tracés.
2- Une charge d'explosifs à l'intérieur même du Pentagone. L'aile ouest du bâtiment était en travaux lorsqu'un OVNI (au sens littéral du sigle – je ne parle pas des petits hommes verts) se serait écrasé dedans. Cela a pu entraîner de nombreuses brèches de sécurité dans l'entrée et la sortie des hommes et matériels dans l'enceinte. L'introduction d'explosifs dans l'enceinte aurait certainement été possible. Si l'on allait plus loin et qu'on accusait le gouvernement Bush de collusion avec les terroristes, on pourrait même se dire que ces explosifs auraient pu être introduits par les militaires eux même. Je me garde bien, à ce stade, de porter cette accusation mais je garde cet élément à l'esprit.

NB : les 2 théories ne sont pas fondamentalement opposées.



Par ailleurs, l'histoire des données des boites noires qui auraient été retrouvées sur les lieux du crash est particulièrement "grosse".

Je vous renvoie pour cela à l'excellent article de ''Sheila Casey'' à cette adresse, dont j'ai trouvé la traduction ici.

J'ai un peu regardé le blog toutelaverite.net et si je ne suis pas trop dans ce trip là, la traduction de l'article est bonne. Pour faire simple, plusieurs éléments sont plus que troublants :
1- si le AA77 a été détourné, comment se fait-il que la porte du cockpit n'ait JAMAIS été ouverte durant le vol ? Comment ont agi les pirates de l'air ?
2- Autre élément troublant, les données de l'enregistrement vocal du vol auraient été endommagées et rendues TOTALEMENT inutilisables, ce qui serait une première dans l'histoire de l'aviation : jamais auparavant une boite noire n'a été détruite lors d'une collision.
3- Les données auraient été extraites de l'enregistreur de données AVANT que cet enregistreur ne soit officiellement trouvé. De deux choses l'une, soit les fichiers ont été trafiqués, soit les boites noires sont un gros bobard...
4- Pour lire une boite noire, il faut son numéro de pièce et son numéro de série. Or, il semble que le NTSB (National Transport Safety Board – l'équivalent de notre Bureau Enquêtes et Accidents – BEA) n'ait jamais eu accès à ces données. Comment alors le NTSB a-t-il pu déchiffrer les données ?
5- L'ingénieur Allyn Kilsheimer a changé plusieurs fois de versions quant à sa prétendue découverte des boites noires.

Enfin, et ce sera le derniers élément que je développe sur ce sujet, l'implantation du Pentagone rend virtuellement impossible l'absence de débris de l'avion dans l'enceinte du Bâtiment. Des pylônes défensifs et lampadaires lumineux ont été renversés, mais ou trop peu, ou beaucoup trop.

Si l'on accepte la théorie de l'avion qui se plante dans le bâtiment (on est déjà un bon public pour le gouvernement), les pylônes défensifs auraient du arracher les réacteurs et des morceaux de l'avion : on les aurait alors retrouvés sur les photos du crash.

Si l'on n'accepte pas la théorie de l'avion, celui-ci ne pouvant voler que trop haut pour s'écraser dans le bâtiment, aucun pylône n'aurait du être arraché !

Voila, le crash sur le Pentagone, c'est fait... Et je n'y crois pas un instant.

09:43 – 09:49 : RAS

09:49 – : Le Command Center suggère un appuis militaire ? Comment ? Ce n'est pas automatique ?

09:49 – 09:52 : RAS

09:52 – : La NSA déclare avoir intercepté un message d'autocongratulation ? Euh... Tous les services secrets semblent avoir été totalement inefficaces AVANT le 11 septembre mais en moins de 2 heures, ils "tiennent" une preuve ? Bravo ! En fait, on verra plus loin qu'ils ont été tout sauf inefficaces...

09:54 – : Rien à voir avec les attentats, mais en passant, l'avion présidentiel qui décolle sans destination et (nulle part il n'en est fait mention et de toute manière, rappelez vous, il n'y avait que 14 chasseurs disponibles pour l'ensemble du territoire des Etats-Unis) sans escorte, ça en dit long, soit sur l'organisation de la protection du président, soit sur la confiance sur la non-attaque d'Air Force One et par extension, la collusion qu'il pourrait y avoir avec le plan terroriste.

09:57 – : Le vol 93 est un mystère pour moi, il fera l'objet d'une analyse complète et particulière quand on aura fini l'historique.

09:59 – : La tour 2 s'effondre entraînant la destruction des WTC3 et 4. Bizarre, elle s'effondre en premier alors qu'elle a été touchée en second et que les 2 chocs sont comparables.

Ci-dessous, voici la localisation et un plan des 7 bâtiments du WTC de New-York. On y reviendra avec l'effondrement de la tour nord. On peut voir que le WTC7 est un peu décentré par rapport aux autres ! Ca a son importance, on verra ça plus tard !


La localisation dans NY.


Et la disposition des tours.

10:03 – : UA93 s'écrase.

10:03 – 10:20 : L'autorisation d'abattre un avion civil est donnée. C'est étrange que cet ordre arrive plus d'un quart d'heure après le crash du dernier avion détourné... Moi, j'aurais pensé qu'avec une catastrophe et une attaque pareille, le président, le vice-président, le secrétaires d'état à la défense et toutes les huiles du gouvernement seraient en permanence à l'écoute des différents interlocuteurs gérant l'espace aérien.

10:28 – : La tour nord s'effondre… Bon, on attaque le 2e gros morceau. Tellement gros que je ne sais pas par où commencer…

Dans l'histoire, il y a 3 bâtiments à structure d'acier qui se sont effondrés sur eux-mêmes à cause du feu. 3 seulement... Et tous les 3 le 11 septembre 2001... Entre la destruction totale d'une boite noire et ça, ça fait beaucoup de "premières" pour une seule journée...

La première chose qui met la puce à l'oreille, c'est les films des chutes elles même.

Rien ne vous choque ? Ok, un indice, comment des Tours qui sont durement ébranlées mais encore debout peuvent elles s'effondrer à une vitesse pareille ? En imaginant que la théorie de la Commission Kean soit exacte, c'est-à-dire que le poids de chaque étage s'ajoute et entraîne la chute de l'étage en dessous (Théorie de l'effondrement en "Pancake"), et en admettant que chaque étage mette une seconde (et une seconde, c'est court, croyez moi) pour écraser l'étage d'en dessous, les 2 tours du WTC possédaient 110 étages. Multiplication facile :
110 étages x 1 seconde = 110 secondes. Il aurait donc fallu quasiment 2 minutes pour que chacune des 2 tours s'effondre.

Des réticences ?

Bon, même en admettant que les masses cumulées des étages supérieurs accélèrent le mouvement selon le plan suivant :
- Etages 80 à 110 = 1 seconde par étage pour s'effondrer ;
- Etages 40 à 80 = 0,5 seconde par étage pour s'effondrer ;
- Etages 0 à 40 = 0,25 seconde par étage pour s'effondrer.

La multiplication reste enfantine :
30 x 1 + 40 x 0,5 + 40 x 0,25 = 30 + 20 + 10 = 60 secondes... Soit une minute.

Or, chacune des tours s'effondre en moins de 1 minute, moins de 30 secondes, moins de 15 secondes, quasiment à la vitesse de la chute libre.

(J'ai volontairement remis la même vidéo que plus haut : ce n'est pas une erreur)

Comment est-ce possible ?

Des dizaines d'experts, ingénieurs et spécialistes de la démolition contrôlée à travers le monde disent que cela peut être une démolition par explosifs. Les 2 tours ? Mais pourquoi ? Et tous les gens dedans ? Et puis il faut des mois pour préparer une démolition contrôlée...

Et pourtant, c'est Larry Silverstein lui-même, le propriétaire du WTC qui se livre à quelques confidences à propos du Building 7.

Mais il faut quand même des mois de préparation pour "tirer" un immeuble. Pourtant, autre indice, si les 2 tours s'étaient effondrées selon la théorie du pancake, le feu n'étant pas assez chaud pour faire fondre l'acier, on aurait du voir ça :


avec la structure en acier émergeant de ce type de dégats,


au lieu de ça :


Il me faut encore plus de preuves.

Ok, d'autres s'en sont occupés pour me convaincre :


Ok, et celle-ci ?

Et enfin…

Quand j'ai vu ces vidéos, j'ai eu du mal à les digérer… Les attentats ont tués moins de 300 personnes. Les victimes des effondrements de tours s'élèvent à presque 3000. Aujourd'hui, tous les héros qui sont allés chercher des victimes à travers la poussière, les gravats et les débris multiples des 3 tours du WTC sont atteints de troubles physiologiques graves. Ils ont été totalement abandonnés par leur gouvernement et ce serait pour des démolitions contrôlées.

Ca me rend malade... Et vous avez le droit de vomir...

Afin de remettre mes idées en ordre pour rédiger cet article, j'ai potassé les vidéos que je connais et ai lu tous les articles que j'ai pu trouver, je suis retombé sur cette vidéo, extraite d'une émission de Ruquier, traitant du 11 septembre dont l'invité est Eric Laurent et dans laquelle Chrissommairehe Alévèque (quelqu'un que j'aime beaucoup en ce moment, et ils ne sont pas nombreux) dit qu'il faut être cynique et oublier les victimes...

Et c'est vrai, malheureusement, pour garder la tête froide et creuser pour la vérité, il faut oublier les victimes… Sinon, on n'avance plus !

J'insiste lourdement pour dire que tout ce que j'écris ici est VRAI, et aisément vérifiables... Ne me croyez pas sur parole, faite vos recherches vous même. Vérifiez !

4 - d) Analyse de la chronologie - Question-Réponses 2

Questions de Katep :
Question bête : pourquoi auraient-ils eu besoin d'envoyer un missile avant d'entrer dans la tour ?

Question 2 tout aussi bête : Y a-t-il des listes officielles de passagers dans les vols concernés ? que sont-ils devenus si ils ont échangé les avions ?

Aucune question n'est bête car c'est tellement embrouillé que toute question peut être intéressante :

1) Concernant les tours, je ne pense pas que les reflets soient un missile et ce pour 2 raisons.

Tout d'abord, il n'y a aucune trace, sur aucune vidéo, de l'allumage d'un missile. Quand un missile est déclenché, la plupart du temps, son carburant est composé d'un carburant (une poudre) et d'un comburant (une solution liquide concentrée par exemple). Cela lance une réaction chimique fortement exothermique dont l'échappatoire ne peut être que l'orifice arrière, la tuyère. C'est comme pour une fusée spatiale si tu préfères. La pression est alors suffisante pour propulser le missile. Mais avant ça, on devrait voir la trace d'un allumage quelconque, une flamme, une fumée. Aucune trace n'est trouvée sur les vidéos.

D'autre part, le reflet se produit à quelque centièmes de seconde près au moment ou l'avion va percuter la tour. Sachant que le AA11 et le UA175 volaient à 800 km/h à peu près, le chronométrage pour le lancement du missile aurait nécessité une précision qui serait accessible, mais avec une logistique et une technique incompatibles avec ce genre d'opération ou les événements "fortuits" et les erreurs de planification sont légions. D'ailleurs, si les instigateurs des attentats, qui qu'ils soient, avaient tout contrôlé, je ne me serais jamais posé de question et nous serions beaucoup moins nombreux à remettre la thèse officielle en cause car disposant de beaucoup moins d'éléments "à charge".

Pour en revenir aux reflets, aucune explication n'est donnée ou n'a encore été proposée qui soit plausible, mais par contre, de plusieurs films officiels (dont le film officiel, vendu en DVD, des Frères Naudet), les flashes ont été "retirés". Comme c'est un mystère absolu et que ce n'est qu'un "détail" annexe qui trouvera une explication si la vérité sort "officiellement" un jour !... Ce dont je doute, de mon vivant du moins !

2) Concernant les listes de passagers, à ce que je sais, c'est justement tout un gros bordel. Selon le Réseau Voltaire, il existe bel et bien des listes de passagers, mais elles sont fortement sujettes à caution. Tu trouveras un résumé des "problèmes" à cette adresse.

Ensuite, et si je me cite :
09:20 – : Des noms suspects sont trouvés par le FBI sur les listes d'embarquement : là, on est dans un doute car il y a une incohérence mais sur le raisonnement, pas sur les faits.

Dans le procès de Zacarias Moussaoui, un document flash a été diffusé faisant état des noms des terroristes. Seulement, problème : si les noms repérés par le FBI étaient réellement liés à Al Qaeda, comment se fait-il qu'ils aient pu embarquer à bord des avions ? Il y a fort à parier que, s'ils étaient connus, ils étaient également surveillés.

D'un autre côté, s'ils ont embarqués sous un faux nom, comment le FBI a pu repérer aussi vite leurs noms ?

Ce n'est pas la partie des attentats que je connais le mieux et, à ce jour, je ne sais pas réellement s'il y a une preuve que les listes d'embarquement mentionnaient ou pas les vrais noms des terroristes.

Donc, je me corrige tout seul : il semble bien que les listes de passagers ne mentionnent pas les noms des terroristes...

Question de Mickey :
Sachant tout ça, et étant parent ou ami d'une victime, la première chose que j'aurais faite est certainement de porter plainte, pour pouvoir ouvrir un dossier et avoir peut être accès à d'autres infos "cachées" au grand public... ça n'a pas été fait ?

Je ne connais pas assez le système judiciaire Américain pour te répondre précisément mais la question est intéressante. Je pense que les familles de victimes ont du se réunir en action collective mais en fait, comme, mis à part le dossier Zacarias Moussaoui, il n'y a aucun procès qui s'est tenu, les pièces sont encore inaccessibles.

En outre, et comme on a pu le voir ici et là, les pièces produites au procès de Moussaoui sont fortement sujettes à caution car ça cadre avec la version officielle, mais ça ne cadre pas avec les faits connus.

Enfin, si l'on pense que les décisions de l'Administration Bush sont éminemment contestables (je vous rappelle, pour mémoire, qu'ils n'ont pas hésité à produire de fausses preuves devant l'ONU pour justifier de l'invasion de l'Irak et l'Afghanistan), on peut mettre en doute quasiment tout ce qui provient du FBI, de la CIA ou de l'Administration. Autrement dit, se fier à ces "preuves" pour avoir des informations est éminemment trompeur.

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4 - e) Analyse de la chronologie 3

Reprenons et finissons l'analyse chronologique des évènements.

10:31 – 12:15 : Les 4 avions détournés se sont écrasés. Tout est fini ? Presque. L'espace aérien américain est totalement fermé et tous les avions sont maintenant au sol... Seuls les avions militaires américains sont autorisés à voler.

Pourtant, Michael Moore a soulevé un lièvre monstrueux, à la suite de la lecture d'un article dans le magazine "New Yorker", dans son film "Fahrenheit 9/11" : un vol a eu une autorisation spéciale au décollage dès le 11 septembre vers 16h, au départ de JFK (Aéroport de New York)... Ce vol serait un avion de la compagnie El Al, direction Tel Aviv, en Israël. Dans ce vol, autorisé spécialement par le FBI et le Département de la Défense (DoD), l'ensemble des membres de la famille Ben Laden résidant aux Etats-Unis…

Euh… Le FBI dit avoir découvert très vite des noms suspects liés à Al Qaeda sur les listes de passagers. Al Qaeda ("La Base" en Arabe) est une nébuleuse islamiste, que la CIA a aidé à former et financé (via son "Programme Afghan") et liée aux mouvements Moudjahidin de résistance à l'envahisseur soviétique en Afghanistan. Dirigée par Oussama Ben Laden, on peut donc s'imaginer que ça aurait du intéresser le FBI d'interroger les membres de sa famille... Naaaaaaaaaaaaan ! Ca sert à rien !... Ok.

12:15 – 17:30 : Le building 7 s'effondre. Ce building, qui n'a à priori rien à voir avec les tours jumelles, est excentré par rapport au reste du complexe. D'ailleurs, si l'on observe le plan du complexe, il n'est même pas sur la "Plaza". AUCUN avion ne l'a touché. Quasiment AUCUN débris ne l'a sérieusement atteint et pourtant, il s'effondre ? Bizarre. Résumons nous :

1- La tour 1 (Nord) : elle s'effondre, et comme on a pu le voir, probablement dans une démolition contrôlée.

2- La tour 2 (Sud) : idem.

3- Le Bâtiment 3 : (Marriott World Trade Center – un hôtel de 22 étages) situé à l'ouest du complexe, il a subi la chute des débris des 2 tours (à commencer par le train d'atterrissage du AA11 avant même la chute des tours). Il est totalement détruit mais sa structure en acier est en partie ENCORE debout.


4- Le Bâtiment 4 : petit immeuble de 9 étages qui faisait l'angle Sud du complexe. Il a subi les débris de l'effondrement de la tour 2 mais sa structure en acier est en partie ENCORE debout.


5- Le Bâtiment 5 : petit immeuble de 9 étage également, il était assez éloigné (Est du complexe) des 2 tours pour être relativement épargné par leurs débris. Par contre, il a entièrement brûlé, probablement à cause des coulées pyroclastiques.


Après la fin de l'incendie, sa structure en acier est ENCORE debout.


6- Le Bâtiment 6 : petit immeuble de 9 étages qui faisait l'angle Nord du complexe, il a subi de plein fouet la chute des débris de la tour 1. Malgré tout, sa structure en acier a résisté et est restée en partie ENCORE debout.


7- Le Bâtiment 7 : c'était un immeuble de 47 étages en dehors du complexe principal (Bâtiments 1 à 6 et Plaza). Il était suffisamment éloigné des tours pour n'avoir subi que des dégâts mineurs lors de leurs chutes. Par ailleurs, sa situation décentrée et derrière le bâtiment 6 l'a plus ou moins protégé des coulées pyroclastiques.


D'ailleurs, en pleine journée du 11 septembre, des photos et des films montrent que, s'il n'avait pas été totalement épargné, il n'avait à faire face qu'à des incendies sérieux, mais ne mettant pas sa structure en danger.




Alors pourquoi le bâtiment 7 s'est il effondré ? D'autant plus que, lorsqu'on regarde les images après sa chute, les immeubles voisins sont entiers, sans grands dommages...


Dans les vidéos que j'ai présentées plus haut, les explications de la chute du building 7 sont suffisamment claires pour ne pas s'étendre. Par contre, il faut comprendre que c'est la chute du 7 qui a permis à la thèse de la démolition contrôlée des tours jumelles de prendre corps.

Par contre, il faut un petit peu parler de ce qu'il y avait dans le building 7 : c'est très intéressant et si on a l'esprit mal tourné (comme moi) il y a matière à réfléchir. 64% de la superficie des bureaux étaient occupés par la Salomon Smith Barney, filiale de la Citygroup. Par ailleurs, il y avait aussi American Express ou Standard Chartered. Jusque là, rien de très croustillant. Par contre, il y avait aussi "un bureau de la CIA, du Department of Defense et l'Internal Revenue Service qui occupaient tout le 25e étage, un bureau des USSS, la Securities and Exchange Commission (SEC), où se trouvaient les archives d'affaires financières tels que les dossiers concernant les fraudes de Enron et de WorldCom, ainsi que le poste de commandement des situations d'urgence de la mairie de New York (tout un étage renforcé contre les attaques terroristes)" (source = Wikipédia)

Enron, Worldcom... Petit rappel : en 2000-2001, à l'explosion de la bulle spéculative sur l'Internet, le cours de l'action d'Enron a fortement baissé. Or, la société s'est sur endettée en camouflant des opérations de prêts bancaires par des opérations commerciales fictives. Les actions servaient alors de garantie aux banques. La valeur de l'action ayant beaucoup perdu, les créanciers ont demandé le remboursement des "prêts" et Enron n'a plus pu faire face à ses dettes, ce qui a entraîné la chute de la Société, pourtant monstrueuse !

Worldcom était (est toujours sous le nom de MCI) un groupe qui a déclaré, en 2001 et 2002 un revenu fictif de 11 milliards de dollars... Ca a été fait via des manipulations comptables.

Les dirigeants de ces 2 compagnies ont été condamnés à de la prison ferme mais ce qui est "drôle", c'est que la SEC avait en cours des milliers de dossiers sur les 2 compagnies, dossiers concernant des fraudes, délits d'initiés et autres malversations, tout cela dans le bâtiment 7. Autrement dit, les scandales concernant ces 2 compagnies auraient pu, du être beaucoup plus gigantesques mais tout (officiellement du moins) a disparu dans la destruction du bâtiment 7.

Quelle chance... Surtout pour les coupables !

17:30 – 21:00 : RAS.

Voila, on a fini tout ce qu'il y a à dire sur l'historique du 11 septembre en lui-même. Nous allons maintenant nous intéresser à l'environnement du 11 septembre : qui aurait pu avoir intérêt dans les attentats, comment on en est arrivé là et comment les attentats ont-ils pu s'organiser !

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4 - f) Analyse de la Chronologie - Questions-Réponses 3

Remarques et questions de Mickey :
Il me semble que le propriétaire du WTC était un très récent nouveau proprio, et qu'il venait de faire ré-assurer ses tours pour un montant pharaonique...

On y reviendra dans les "pourquoi" mais oui, en partie du moins... Larry Silverstein est le "propriétaire" du WTC mais depuis longtemps. Il a simplement renouvelé son bail en 1999. Par contre, c'est vrai qu'il a renégocié le contrat d'assurance du WTC, à 15 millions de dollars, quelques mois avant les attentats. Il a fait ajouter une clause "risque terroriste" et a gagné beaucoup d'argent avec cette histoire (7 milliards de dollars).

Avant de passer à la suite (il va falloir qu'on en passe par un peu d'histoire, par essence éloignée du 11 septembre), je vous propose de regarder ce documentaire, "Loose Change Final Cut", qui est LA référence sur les incohérences de la version officielle.

Il est long, 2 heures, donc prenez le temps de le voir. C'est un documentaire amateur à l'origine, d'où les imperfections de production. Par contre, il est bien fait et résume tout.

Encore une chose, il a été très décrié par ceux qui croient la thèse officielle.

Bon visionnage

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4 - g) Le Vol 93

L'histoire du vol 93 est bizarre car il y a vraiment beaucoup de détail étranges le concernant :
1) Pourquoi est-ce le seul vol dans lequel les passagers se sont rebellés contre les pirates ?
2) Comment les passagers auraient pu téléphoner par téléphones mobiles à leurs familles, ce qui est techniquement impossible (si vous avez déjà essayé de téléphoner à l'intérieur du TGV, vous comprendrez car c'est quasi impossible quand il roule et là, l'avion volait de toute manière trop haut pour "accrocher" les bornes relais) comme cela a été dit (y compris dans le film "Vol93" de Paul Greengrass – une belle leçon de propagande, ce film, d'ailleurs) ?
3) S'il s'est écrasé en piqué, comment se fait il que des éléments de l'avion aient été retrouvés et identifiés à plus de 10 kilomètres du lieu du crash et à un seul endroit ?
4) Si des éléments ont été retrouvés à 10 kilomètres du crash, comment se fait il que sur les lieux du crash, on ne retrouve presque plus rien de l'avion ?
5) Si l'avion s'est désintégré dans une gigantesque boule de feu, comment se fait il que les passagers aient pu être identifiés par leurs ADN (Question valables pour les autres vols d'ailleurs) ?

Voila quelques unes des interrogations que j'ai sur le vol 93... Et il y en a bien d'autres et il faut que je documente très sérieusement sur ce vol, donc pour l'instant, je ne m'étends pas plus.

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5 - Historiques

5 - a) Oussama Ben Laden, l'Afghanistan et Al Qaeda.

Les histoires du 11 septembre et d'Al Qaeda semblent être étroitement liées. En effet, dès le 11 septembre 2001, la faute a été rejetée sur l'organisation d'Oussama Ben Laden.

Tout d'abord, il faut parler du contexte. La guerre qui a ravagé l'Afghanistan pendant 10 ans est la dernière vraie "anicroche" liée à la guerre froide. Au départ, il s'agit d'une revendication territoriale de l'Afghanistan sur les régions à majorités pachtounes du Pakistan. Ces régions auraient permis à l'Afghanistan de se désenclaver en ayant un accès à la mer d'Oman.

La région était une vraie poudrière car l'Afghanistan était aligné sur l'URSS, le Pakistan était soutenu par les Etats-Unis (probablement pour garder les Afghans "à l'œil") et l'Inde se voulait le fer de Lance des pays non alignés.

Mais en 1978, le régime Afghan s'est considérablement éloigné de l'URSS et Moscou décide de mettre en place un régime clairement "aux ordres". Ce régime impose des mesures directement héritées des mesures russes et contraires aux coutumes fortement conservatrices des Afghans. De fait, l'opposition met en danger le régime russe et Brejnev décide d'intervenir à la fin de 1979. Il justifie l'intervention en disant vouloir garder le calme en Asie Centrale mais la résistance Afghane est beaucoup plus forte que prévue par l'URSS et le conflit s'enlise un peu car les 2 tiers des soldats Afghans désertent et rejoigne les rebelles.

D'autant plus que les Etats-Unis, ne perdant pas une occasion de s'opposer à l'URSS, soutient les "guerriers saints" (Moudjahiddins) en les fournissant en armes, logistique et support

C'est à cette occasion que la CIA commence à parler de Al Qaeda. En Arabe, Al Qaeda signifie "La Base" et en fait, il s'agissait au départ d'une base de donnée recensant tous les Moudjahiddins opposés au régime. D'ailleurs, si on ajoute le mot "maloumat" à Al Qaeda, "Al Qaeda Maloumat" signifie littéralement "La Base De Données".

La CIA et les Etats-Unis ont donc volontairement soufflé sur les braises patriotiques et les coutumes radicales afghanes pour s'opposer à l'URSS.

Pourtant, après le retrait des forces Russes, la guerre civile éclate dans le pays car les Moudjahiddins, pourtant relativement radicaux, mais plus au niveau des coutumes que de l'Islam en lui-même s'opposent à une nouvelle force : certains afghans radicaux et les volontaires islamistes étrangers, souvent arabophones, veulent faire de l'Afghanistan un territoire dédié à la "guerre sainte" (Jihad) appliquant la "Charia" (Loi Coranique). Les Talibans (Etudiant ou Chercheur en arabe – sous entendu, en religion Islamique) soutenus par les fondamentalistes étrangers d'une part et par les Etats-Unis et le Pakistan d'autre part (probablement contre des largesses au niveau transit des hydrocarbures pour les Etats-Unis et contre un "pacte de non agression" pour le Pakistan – les fameuses régions pachtounes), prennent le contrôle du pays contre les Moudjahiddins menés par le Commandant Massoud.

Ces talibans sont des étudiants afghans qui ont été formés dans les Medersas (Ecoles Coraniques) de la zone tribale pakistanaise, medersas particulièrement radicales et véhiculant un mouvement de pensée "néo-fondamentaliste" : en clair, il faut un "Islam Pur" dans n'importe quel geste de la vie quotidienne et de là viendront la justice et l'équité...

Les premières années, les afghans sont fatigués par des années de guerre et soutiennent les talibans mais rapidement, ça devient compliqué. C'est à ce moment là qu'une nouvelle fracture apparaît et que les violences recommencent. C'est aussi à ce moment là que les talibans ont commencé d'exploiter la principale ressource actuelle de l'Afghanistan : l'Opium !

A partir de 1996, la présence en permanence de Ben Laden dans le pays sort la communauté internationale de sa léthargie car Ben Laden, qui avait déjà rencontré les talibans à la frontière, clame haut et fort qu'il veut frapper les américains. D'ailleurs, il va commencer avec les attentats contre l'ambassade des Etats-Unis à Nairobi, au Kenya, et à Dar es Salam, en Tanzanie.

Oussama Ben Laden, rejeton d'une richissime famille Saoudienne, fait partie de ces fondamentalistes étrangers qui ont aidé à la révolution afghane contre l'URSS. Son père, originaire du Yémen, a construit un empire grace à son entreprise, la Ben Laden Construction Group, et sa proximité avec la famille princière Ibn Saoud.

Il devient salafiste (mouvement islamiste ultra radical) dans les années 70 et à la fin de la décennie, il organise le départ de volontaires saoudiens vers la frontière afghano-pakistanaise, à la demande indirecte des autorités saoudiennes qui voient dans la chute du Shah d'Iran et la rébellion Afghane une opportunité de développement du "wahhabisme" (autre doctrine visant à ramener un "Islam pur"). Arrivé sur place, il aurait organisé et formé militairement et idéologiquement les combattants. C'est à ce moment qu'il aurait pris des contacts avec la CIA et d'autres services secrets (dont les services secrets Français) afin d'améliorer la logistique et l'armement. Son prestige a grandit à cette époque parce qu'il a pris en charge les veuves, les enfants, les blessés et les handicapés.

En février 1989, les soviétiques annoncent leur retrait d'Afghanistan et en 1990 (pleine période Bush senior) les Etats-Unis coupent tous les financements et supports. Oussama Ben Laden se sent trahi mais se console car considéré comme un héros en Afghanistan, en Arabie Saoudite et plus généralement, dans tous les pays dont la culture islamique est plutôt radicale. Lors de la 1e guerre du golfe, il propose au Roi Fahd de protéger l'Arabie Saoudite contre Saddam Hussein (autre ex-pantin des Etats-Unis, soit dit en passant) mais Fahd refuse, préférant la puissance de l'allié Américain (forcément, on est toujours allié à son plus gros client et ce client est toujours enclin à protéger un fournisseur en situation de quasi monopole). Ben Laden se sent une 2e fois trahi.

Après diverses "incartades" (réelles ? fictives ?), il est déchu de la nationalité Saoudienne en 1994 et se réfugie au Soudan, mais reste en relation avec certains membres de la famille royale, certains de ses frères et même, peut-être la CIA, sous le pseudonyme qu'il utilisait au sein du Programme Afghan (Tim Osman), ce que tendent à prouver certains faits avérés juste avant le 11 septembre.

Entre 1992 et 1995, il finance les fanatiques afghans dans tous les conflits armés dans lesquels des musulmans sont partis prenants.

En 1992, un attentat est commis contre des militaires au Yémen, par un groupe financé par Oussama Ben Laden.

En 1993, un attentat est commis dans les sous-sols du WTC de New York, là encore par un groupe qui serait lié à Ben Laden.

En 1995, une série d'attentats est commise en France par le GIA (Groupe Islamiste Armé) : après la traque et la mort de Khaled Kelkal, la vague d'arrestations Européenne des dirigeants du GIA a permis à la police Belge de relier le GIA à Ben Laden.

En 1996, Al Qaeda serait lié à une tentative d'assassinat sur la personne du président Egyptien, Hosni Moubarak car l'Egypte est le seul pays Arabe qui reconnaît Israël. C'est le début de l'utilisation du nom d'Al Qaeda. C'est à ce moment là qu'Oussama Ben Laden lance un appel à la guerre contre tout intérêt Américain et qu'il commence à être recherché comme suspect par le FBI. Les Etats-Unis obtiennent que Ben Laden soit expulsé du Soudan et ce dernier se réfugie en Afghanistan.

En 1998, on attribue à Al Qaeda et Ben Laden la responsabilité des attentas contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya (Nairobi, 213 morts - Américains et Kenyans) et en Tanzanie (Dar Es Salam, 8 morts - tous Tanzanien). Ben Laden entre dans le sommaire ten des criminels les plus recherchés par le FBI.

Le 11 septembre 2001, l'administration Bush accuse Ben Laden d'être l'instigateur des attentats, MAIS, plusieurs détails ne collent pas. Tout d'abord, Ben Laden n'a jamais revendiqué les attentats, bien qu'il s'en soit félicité. La seule vidéo dans laquelle on le voit s'arroger une certaine responsabilité est probablement un faux. Cette vidéo aurait été retrouvée par l'armée Américaine dans une maison des faubourgs de Jalalabad. Cependant, le Ben Laden qui apparaît dans cette vidéo ne ressemble que très vaguement au "vrai" Ben Laden. De plus, des détails ne collent pas, comme le fait qu'il porte une chevalière, ce qui est strictement interdit par la doctrine Salafiste (Je n'ai pas trouvé la vidéo, mais pour les courageux qui lisent l'anglais, voici une page bien faite qui explique pourquoi elle est fausse et, parce que je suis gentil, juste une image qui montre qu'il y a vraiment un truc pas net depuis 2001 avec Oussama Ben Laden.

La vidéo n°3 serait-elle fausse ?

Par contre, cette vidéo a été diffusée quelques jours avant le scrutin de l'élection de Bush pour son 2e mandat... Qu'elle soit vraie ou fausse, ça tombe à point nommé, non ?

Ensuite, très vite après le 11 septembre, les Talibans, pourtant en froid avec les Etats-Unis (négociations difficiles) ont promis de livrer Ben Laden aux Etats-Unis si l'administration Bush donnait toutes les preuves de l'implication de Ben Laden, ce que les Etats-Unis n'ont toujours pas fait (d'ailleurs, sur le site du FBI, ''Ben Laden'' n'est OFFICIELLEMENT pas accusé des attentats du 11 septembre : manque de preuves tangibles).

Enfin, Ben Laden est bien plus utile en fuite qu'attrapé : en effet, s'il est capturé, il n'y a plus aucune justification pour les guerres en Afghanistan et en Irak.

On s'est un peu éloignés du 11 septembre, mais il faut bien comprendre le cheminement et l'environnement géostratégique dans lequel ces attentats ont été commis.

Sources pour cette partie :
Wikipédia : Guerre d'Afghanistan (1979-1989)
Wikipédia : Talibans
Wikipédia : ''Oussama Ben Laden''

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5 - b) Guerre du Golfe, George Herbert Walker Bush et le Groupe Carlyle

Nous continuons notre historique avec un aperçu rapide par des 4 années George Bush père, de la Guerre du Golfe et des occupations de l'ancien président pendant les années Clinton, histoire de finaliser l'environnement et on attaque les "coïncidences" comme je l'ai lu dans une série de vidéos que nous allons analyser plus loin.

Si on fait ce détour c'est parce que, aussi "criminel" que soit George W. Bush, il n'est que le produit de l'éducation de son père. Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'avant d'être président, Bush senior a été à la tête de la CIA : cela implique qu'il connait forcément le Programme Afghan et connait très probablement Oussama Ben Laden personnellement.

Comme nous l'avons vu précédemment, 1988 à 1992 sont des années pendant lesquelles Oussama Ben Laden se radicalise, emmagasine de la frustration mais également pendant lesquelles, Al Qaeda naît et prend de l'ampleur.

Pendant la gouvernance de Bush senior, Saddam Hussein, allié des Etats-Unis jusqu'alors, envahi et annexe le Koweït. Pourquoi prend il cette décision et imaginait-il se mettre son "allié" à dos ?

A la suite de la guerre contre l'Iran des Ayatollahs, Hussein a un pays exsangue. La dette du pays envers ses voisins arabes est gigantesque et particulièrement envers le Koweït (15 milliards de dollars). A l'origine, ce petit pays, créé officiellement en 1961, était un protectorat britannique mais dès 1958, l'Irak revendique la souveraineté sur le territoire Koweïtien. L'indépendance de 1961 ne fait pas les affaires de l'Irak car d'une part, ça "bouche" l'accès du pays au golfe persique et d'autre part, le Koweït est un territoire extrêmement riche en pétrole avec de plus une côte absolument parfaite pour l'écouler. De plus, le Koweït, membre de l'OPEP (Organisation des Pays Producteurs de Pétrole), produit énormément de pétrole et donc, fait baisser les cours, ce qui ne permet pas à Saddam Hussein de capitaliser sur son pétrole pour rembourser la dette de son pays.

En 1990, afin d'annuler de fait une partie de la dette insurmontable de son pays et de pouvoir faire face aux échéances envers ses autres créanciers, Saddam Hussein fait renaître les vieux nationalismes et annexe le Koweït. La communauté internationale s'insurge mais ne réagit pas dans un premier temps

Seulement, ça n'arrange pas les affaires de l'Amérique car les exportations de pétrole du Koweït vers les Etats-Unis sont énormes (comme pour la plupart des pays arabes) et de fait, les alliances commerciales entre les 2 pays sont très fortes : le fait que les Etats-Unis aient des besoins énormes en pétrole garanti au pays une stabilité financière.

Pour résumer, si l'annexion du Koweït réussi, l'Irak fait coup triple en s'appropriant d'immenses champs pétrolifères tout en s'ouvrant un large canal de distribution et en effaçant d'un simple coup de gomme une grande partie de sa dette.

Enfin, au niveau stratégique, Saddam Hussein sait très bien que les Etats-Unis n'ont plus besoin de l'Irak car la guerre Iran - Irak est finie et la source des dollars se tarit. En annexant le Koweït, un de ses but était de récupérer les accords commerciaux pour le compte de son pays et donc, pérenniser le soutien des Etats-Unis. Il compte par ailleurs sur la difficulté pour la communauté internationale à se mettre d'accord pour s'installer au Koweït et démontrer que l'annexion n'est pas un gage d'instabilité.

George Bush senior, lui, voit les choses sous un autre angle : Saddam Hussein est à la tête d'un pays très lourdement armé par ses soins (en tant que chef de la CIA entre 1976 et 1977, puis Vice Président pendant les années Reagan) et celui de ses prédécesseurs et particulièrement Ronald Reagan. Il dispose de troupes de combat mieux entraînées et mieux armées que la plupart de ses voisins et Saddam Hussein, enrichi par une annexion pourrait désirer étendre encore les richesses de son pays...

Après plusieurs mois de lobbying auprès de l'ONU, Bush père parvient à lancer l'opération "Tempête du Désert" et le reste appartient à l'Histoire.

Ce que l'on sait moins, c'est qu'après avoir quitté la fonction présidentielle, George Herbert Walker Bush a intégré le Groupe Carlyle, tout d'abord en tant qu'investisseur mais très rapidement en tant que conseiller. Bizarrement, il est le seul et unique ancien président des Etats-Unis (à ce jour, il est possible que Bush junior fasse la même chose mais je n'ai pas trouvé d'information là-dessus) à faire appliquer un droit constitutionnel des anciens présidents américains : se faire communiquer le rapport journalier que la CIA produit pour le président en exercice.

Un petit arrêt sur le Group Carlyle : il s'agit d'un groupe d'investissement financier non coté en bourse dont les champs d'activités sont principalement liés à l'aéronautique, la défense, l'industrie automobile et des transports, l'énergie, les télécommunications et les médias. Les investisseurs et conseillers appartenant à ce groupe sont très souvent des anciens hommes politiques ou des industriels de grande renommée. On peut citer, par exemple, et pour les noms qui nous sont les plus connus :
- James Baker, ancien secrétaire d'état de Bush senior et de Ronald Reagan.
- George Bush senior.
- John Major, ancien premier ministre britannique (juste après Margaret Thatcher).
- Merrill Lynch, société de finance américaine dont le nom est lié depuis 2008 au scandale des subprimes.
- Un certain Olivier Sarkozy (Ex-banquier d'affaires et frère de notre vénéré président) qui pilote depuis 2008 l'activité mondiale des services financier du Carlyle Group.
- 13 frères d'Oussama Ben Laden.

On peut également citer, en vrac : plusieurs anciens hommes politiques de premier plan en Thaïlande, Dassault aviation (investisseur autant que fournisseur), des anciens de Matra, le fond de pension de General Motors ou encore, un oligarque russe éminemment influent sous l'ère de Boris Eltsine et qui purge actuellement une très lourde peine de prison en Russie.

Du beau monde ! On voit les interventions en Afghanistan et en Libye sous un autre angle, n'est ce pas ?

Pour la petite histoire, le 11 septembre 2001, se tenait à New York une réunion des investisseurs du Groupe Carlyle : dans la même salle, à New York, se trouvaient donc le père du président des Etats-Unis et les frères de celui qui allait être accusé des attentats... Ce n'est très probablement qu'une coïncidence, mais à titre personnel, je trouve ça très drôle.

Encore plus drôle, George H. W. Bush dirige depuis 2003 la holding, appartenant au Groupe Carlyle, chargée de gérer les contrats gouvernementaux passé par... Son fils... Entre autres.

Pour finir, le Groupe Carlyle est une société privée : il n'est donc pas coté en bourse. Ceci est important car en adoptant cette structure, le groupe échappe totalement à la SEC (Security and Exchanges Commission – le service qui aurait, officiellement du moins, perdu totalement les dossiers de fraudes d'Enron et Worldcom, réduisant 2 immenses scandales financiers à des affaires d'état graves mais sans vraie conséquences, dans la chute du Building 7) et donc, se met à l'abris de bien des contrôles. Ceci dit, à ce jour, jamais le Groupe Carlyle n'a été impliqué dans une quelconque histoire de malversation ou fraude...

Voila, maintenant, on a fini les trucs barbants et l'environnement historique. On va pouvoir revenir au 11 septembre et donc, continuer de découvrir pourquoi et comment les Etats-Unis et l'administration Bush sont responsables –mes propos d'engagent que moi- du plus grand crime qu'un état fascisant ait pu commettre contre son propre peuple et contre tous les peuples du monde.

Si vous en êtes là, c'est que vous avez tout lu : n'hésitez pas à me dire si je n'ai pas été clair ou à me poser vos question : si je peux y répondre, ce sera avec plaisir.

Sources pour cette partie :
Wikipedia : Guerre du Golfe (1990-1991)
Wikipedia : Histoire du Koweït
Wikipedia : Carlyle Group
Réseau Voltaire : Le Carlyle Group, une affaire d’initiés
La reproduction d'un article du Monde, édition du 30 avril 2004 : L'Empire Carlyle
Fahrenheit 9/11 de ''Michael Moore''.

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6 - Coïncidences

Dans un de mes précédents posts, j'ai parlé d'une série de vidéo qui montrent tous les problèmes liés au 11 septembre. Elles sont en anglais non sous titré mais je vais vous les montrer une à une et à la suite, je traiterai les problèmes concernés : il y a tellement de choses à dire que cela me parait le meilleur moyen de couvrir le maximum de choses.

Les premières vidéos concernent des éléments que nous avons déjà disséqués. On va donc rapidement passer dessus sans s'étendre.

6 - a) Coïncidences 1 / 19

Cette vidéo relève ce que nous avons déjà vu, à savoir que dans l'histoire de plus de 100 ans des bâtiments à armature en acier, seuls 3 se sont effondrés à cause du feu. Les 3 le même jour, au même endroit et gérés par le même homme.

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6 - b) Coïncidences 2 / 19

Les 3 seuls bâtiments à armature en acier à s'être effondrés à cause du feu, se sont effondrés à la vitesse de la chute libre. William Veale est un avocat public retraité. Il fait partie de l'association "Lawyers for 9/11 truth" et cette vidéo est un extrait de l'une de ses interventions publiques dans laquelle il explique que la seule explication possible à la vitesse de chute des bâtiments est une démolition contrôlée.

"Ces tours se sont effondrées à la vitesse de la chute libre... Même pas 15 secondes... La loi de maintien des bâtiments aurait prédit 45 secondes (...)* à cause de la résistance de chaque étage... Il n'y a eu aucune résistance... Parce que la seule explication, pour les 3 premiers bâtiments à armature d'acier, dans l'histoire de l'humanité, s'effondrant à cause du feu, tous le même jour, tous au même endroit, tous en chute libre, tous tombant exactement sur leurs propre bases, Mesdames et Messieurs, n'a rien à voir avec le feu mais est en fait une démolition contrôlée."
(* Passage pas compris. -NdDarb')

Pour l'instant, rien de neuf mais un petit rappel ne fait pas de mal.

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6 - c) Coïncidences 3 / 19

On attaque là des indices supplémentaires sur la démolition contrôlée des bâtiments. Des dizaines de pompiers, témoins, sauveteurs et policiers divers ont attesté sous serment avoir entendu des séries d'explosions AVANT les effondrements. Ces témoignages ne jamais rapportés par les médias "généraux".

Ici, l'homme parlant dans cet extrait est David Ray Griffin. Il s'agit d'un professeur d'université, en philosophie et religion, à la retraite. Il est reconnu par les "truthers"* comme une des plus éminents spécialistes sur le 11 septembre. Par ailleurs, il faut savoir qu'il n'est pas antisémite lui-même mais que, malheureusement, il a donné la parole à un blogueur qui par la suite s'est révélé être profondément antisémite, ce qui a jeté un trouble sur les mouvements pour la vérité sur le 11 septembre. Par ailleurs, Griffin est aussi remis en cause à l'intérieur du mouvement justement parce qu'en voulant se décoller cette étiquette de "nazi", il se garde bien de mettre en cause Israël, les sionistes et le Mossad (services secrets Israéliens) alors que des indices (mais AUCUNE PREUVE) laissent à penser qu'Israël est impliquée dans le montage de l'opération en "False Flag"**.
(* Truther est un terme générique indiquant une personne à la recherche de la vérité, quelle qu'elle soit, sur le 11 septembre. Par extension, un "truther" est, pour les mass medias, un adepte de la théorie du complot. En réponse à cela, les "truthers" citent souvent une phrase de Gandhi : "D'abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis ils vous combattent et enfin, vous gagnez." -NdDarb')
(** Littéralement "Faux Drapeau" on reviendra plus tard sur ce terme mais il s'agit d'une usurpation de pavillon : faire accuser un pays ou une organisation par une utilisations des signes de reconnaissance de ce pays ou organisation. L'incendie du Reichstag qui a permis à Hitler de concentrer les pouvoirs en Allemagne était, par exemple, une opération en "Faux Drapeau". -NdDarb' )

Concernant les explosions, l'anglais pratiqué ici est "relativement" simple à comprendre mais les images parlent d'elles même. Voila les principaux éléments à retenir dans la vidéo :

- 0:06 : absence des témoignages dans les médias.

- 0:27 : présences d'explosions et de feux bien en dessous des niveaux atteints et juste avant l'effondrement.

- 0:35 : Le député (...) Fitzpatrick (?)* dit "qu'il s'agit comme de l'allumage d'une couche spécifique du bâtiment. (...) Ma première réaction a été de me dire que c'est exactement la même chose que quand ils montrent les implosions de bâtiments à la télé."
(* les noms suivis d'un (?) sont orthographiés phonétiquement et sans garantie d'exactitude. -NdDarb')

- 0:48 : quelques témoins ont parlé d'éjections horizontales de matériaux. Jay Franck Cruder (?) a dit : "Il y a eu ce qui ressemblait à une explosion, tout en haut et des 4 côtés simultanément et d'éjection de matériel horizontalement. Puis il y a eu un délai avant de pouvoir observer le début de l'effondrement."

- 1:09 : C'est très important parce que la théorie officielle dit que ces éjections horizontales sont arrivées lors de l'effondrement des étages et ont poussé les matériaux dehors.

- 1:20 : Le témoignage du pompier James Curran (?) : "J'ai regardé derrière et j'ai entendu comme si chaque étage faisait "thouk, tchouk, tchouk". J'ai regardé derrière et les choses étaient soufflées des étages AVANT l'effondrement réel".

- 1:35 : Tous ces pompiers et travailleurs médicaux ont été témoins de ces phénomènes très suggestifs d'une démolition contrôlée.

- 1:43 : On pourrait se demander pourquoi ils ne se sont pas plus exprimés. Une partie de la réponse tient dans les propos du Lieutenant Pompier Auxiliaire Paul Heizik (?) : "Il était absolument certain qu'il y avait des bombes dans les bâtiments. Je suis certain qu'il y a beaucoup de pompiers qui le savent mais ont trop peur pour leurs travails pour l'admettre parce que la hiérarchie interdit toute discussion sur ces faits." Heizik (?) a plus récemment déclaré : "Je sais que le 11 septembre est un "inside job"*. La police sait que c'est un "inside job"* et les pompiers le savent aussi." Mais vous n'avez pas entendu ça aux infos.
(* Complot intérieur – NdDarb')

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6 - d) Coincidences 4 / 19

Le Pentagone est le bâtiment le mieux gardé sur terre. Il y a plus de caméras vidéo que dans n'importe quel autre bâtiment sur terre et pourtant, le gouvernement ne publiera jamais aucune vidéo montrant le 757 s'abattre sur le bâtiment. Les seules images montrées au public ne prouvent absolument rien.

- 0:39 : Vidéo prise d'un hôtel à Arlington, en Virginie. Cette vidéo montre une explosion au "moment du crash du 77 dans le Pentagone" mais la vidéo ne montre pas l'avion. L'existence de cette vidéo a été révélée en 2002 mais le gérant de l'hôtel a déclaré qu'elle a été confisquée par le FBI. Elle vient juste d'être rendue publique à la suite de poursuites.
(Je ne sais pas quand cette vidéo a été rendue publique mais je sais que c'est posterieur à 2003 car sur un des titre de Headline News de CNN, on peut lire un titre concernant la stratégie US en Irak. - NdDarb')

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6 - d bis) Questions - Réponses

Question et remarque de Mickey :
Deux choses, puisque je découvre ce "monde" :
- Toutes ces "coïncidences" semblent être sur la place publique, ou en tout cas sur le net... Comment se fait-il qu'aucun journaliste de métier n'ait voulu se choper un prix Pulitzer, ou ch'ais plus quoi, en "couvrant" cette mine d'or ? ? ? C'est trop "GROS", non ? ? ? ? ?
- Si ça continue, on va rejoindre les Francs-Maçons ou ce genre de chose, ou quoi ??? Tous ces noms ensemble, Bush, Ben Laden, Blair, Sarkosy, etc... dans la même société ? ? ? ? ? ?

Concernant les coïncidences, oui, elles sont sur place publique. Mais le problème est que c'est tellement compliqué à comprendre de manière globale tout en restant suffisamment terre à terre pour que ça ne devienne pas totalement conceptuel, que peu de gens ont le courage, la volonté et le temps de suivre le fil d'Ariane.

De plus, ce n'est pas totalement caché mais c'est très discret et donc toutes les pièces de ce gigantesque puzzle sont assemblées petit à petit.

Des gens comme moi ne sont pas des chercheurs : je ne suis pas suffisamment intelligent et cultivé pour être capable de mettre ces concepts à jour. Par contre, je pense être suffisamment ouvert pour "cerner" les contours de cette lamentable nébuleuse.

On ne va pas se leurrer, le pouvoir appelle l'argent et l'argent appelle le pouvoir. De là à retrouver les "grands" du monde dans les même cercles d'initiés, il y a une frontière très floue.

Mickey, tu parles de la Franc-Maçonnerie : tu n'as pas totalement tort parce qu'effectivement, la confrérie peut être un vecteur de "connaissance" mais il faut faire attention car il existe 2 FM différentes : la FM en tant qu'ordre humaniste et voué à la solidarité et l'évolution de l'Humain (c'est le cas des obédiences telles le "Grand Orient de France" ou le "Droit Humain" par exemple) et le côté sombre, réseaux occulte de la FM, la FM d'affaires, où là, on devient un frère pour les connexions que ça apporte.

J'ai la chance d'avoir dans mon entourage des Francs-Maçons, et à la suite des affaires sur Nice, j'ai discuté avec eux à ce sujet. Tous s'accordent à dire que la FM est à l'image de l'humain : elle peut être droite, rigoureuse et libérale (dans le sens non économique du terme) ou elle peut être corrompue et vicieuse.

Tout dépend de l'obédience, de la loge, du grand maître de cette loge etc. Pour en revenir aux réseaux de puissants, ils sont au delà des plus hauts cercles. Ces connexions sont liées par les milieux d'affaires et boursiers, par les sociétés secrètes d'étudiants (comme les "Skull and Bones" à Yale aux Etats-Unis) où l'on se retrouve dès le départ, dans le sérail ou pas... Je n'ai rien vu là dessus, mais rien me prouve qu'il n'y ait pas un équivalent à Eton, en Angleterre, où tous les lords du pays font toute ou partie de leurs études.

Quant aux journalistes, ceux qui auraient les connexions pour viser le Pullitzer comme tu dis et creuser ce genre de scandale, sont les même qui ont fait Science Po Paris, la Sorbonne ou les grandes Écoles (Ulm, X, Centrale, MIT, Harvard etc.) et donc sont du même sérail que ceux qui commandent.

Enfin, la plupart des grands groupes de presse sont aux mains de ces même membres des mêmes sérails, groupe Financiers, d'Armement etc. et donc, les "journalistes" auraient à titre personnel trop à perdre pour un gain trop faible pour couvrir ce genre d'affaires.

Il reste qu'avec l'Internet, le journalisme citoyen, les blogs engagés etc. émergent et font de l'ombre aux mass-média. Ceci est peut être un début d'explication à la tentative de prise de contrôle du réseau par les forces politiques (je pense au Patriot Act 1 et 2, à la loi LOPPSI 2 et toutes les lois liberticides qui sont votées dans les pays occidentaux à l'heure actuelle).

Il ne faut pas se leurrer, la chasse aux tipiakeur de films sur internet ou aux réseaux pédophiles ne sont que la partie visible de l'Iceberg.

Aujourd'hui, celui qui respecte le plus la charte du Journalisme n'est pas celui qui a prété le fameux serment, mais celui qui le respecte. Par exemple, la vidéo ci-dessous démonte les méthodes de Canal dans un de leurs reportages !

Je vous laisse juge !


Encore une fois, ne me croyez pas sur parole : faites vous votre propre idée !!!

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6 - e) Coïncidences 5 / 19

C'est un sacré morceau qu'on attaque là avec le PNAC (Project for the New American Century - Projet pour le Nouveau Siècle Américain).

Jusqu'ici, on a eu toutes les incohérences et impossibilités avec la version officielle mais nous n'avons eu que quelques indices sur le fait que cela pourrait être un complot intérieur ; le témoignage et la réaction des pompiers de New York en dit long à ce sujet. Le problème qui se pose, serait le "pourquoi". Nous avons quelques indices avec la présence, en tant que conseiller au sein du Groupe Carlyle, de George H. W. Bush, ancien directeur de la CIA (qui a donc travaillé avec le fondateur du Groupe, Franck Carlucci -ancien directeur adjoint de la CIA, alors que Ronald Reagan avait fait Princeton avec lui) et le fait que ce dernier reçoive toujours le rapport journalier de la CIA. On a des soupçons, de favoritisme du moins, quand on s'aperçoit que Bush senior est à la tête de la holding créée par Carlyle pour gérer les contrats gouvernementaux alors que son fils est à la tête d'un pays en guerre, donc avec des contrats d'armement juteux.

Dans cette vidéo, on attaque le fin fond du "pourquoi". Je l'ai déjà cité plusieurs fois dans ce résumé, le PNAC est la pierre angulaire de toute l'administration Bush. Pour mémoire, les principaux personnages en charge des affaire de l'état sous l'administration Bush sont des républicains (donc plus à droite que les démocrates –en théorie du moins) néo-conservateurs (donc plus à droite que le républicain moyen).

Par ailleurs, les principaux conseillers de Bush junior sont ce qu'on appelle des faucons (Hawks) de Washington. Par ce délicat vocable, on entend une personne, rompue à toutes les arcanes de la capitale, très lobbyiste et prête à tout pour avancer dans les coulisses du pouvoir. On ne parle pas d'hommes que l'on voit beaucoup au premier plan la plupart du temps, mais plutôt des hommes de l'ombre, les penseurs et ceux qui forment la doctrine d'un candidat, les bâtisseurs et des opportunistes dont le rôle, primordial, est de tracer la route d'un ou plusieurs hommes politiques.

Depuis le début, je me rends compte que je n'ai pas fait de point sur qui est qui à Washington. Bien sur, on ne va pas citer tous les noms mais seulement les grands requins blancs :
Dick Cheney :

Ancien Secrétaire d'Etat à la défense de Bush senior, il a supervisé l'opération "Tempête du Désert" ("Desert Storm" – l'intervention américaine pendant la guerre du golfe).

Particulièrement radical (il a refusé de voter un jour férié en l'honneur de Martin Luther King et contre la création d'un Département Fédéral de l'Education quand il était au congrès), il est le Vice Président de Bush junior. A noter, entre 1992 et 2000, il a dirigé Halliburton (Société d'Ingénierie Civile) et les contrats immenses que cette compagnie a eu après 2003 en Irak lui sont reprochés.

Dans la même période, il a en outre fait partie de 2 Think-Tanks (littéralement : Réservoirs de Pensées) particulièrement néo conservateurs : L'American Enterprise Institute (AEI), qui a conçu une bonne part de la politique de Bush junior et le PNAC qui a pondu le fameux manifeste expliquant un pourquoi possible. A noter, le PNAC regroupe plusieurs des plus proches collaborateurs de G. W. Bush dont une bonne partie qu'on va présenter ici.

Donald Rumsfeld :

Membre fondateur du PNAC, il est le plus vieux Secrétaire d'Etat à avoir exercé cette fonction alors qu'il avait été le plus jeune au sein du gouvernement de Gerald Ford, en 1975, l'année ou Ford a nommé George Bush senior à la tête de la CIA.

Après 1976, il entre au sein du groupe Searle alors que le groupe avait, pendant que Rumsfeld était au gouvernement, eu l'autorisation de mettre en vente un produit qui aujourd'hui fait fortement débat : l'aspartame. Très fortement rival de G. H. W. Bush, à partir de 1988, il passe 12 ans loin du pouvoir politique mais est, entre autres, à la tête de Gilead Sciences qui produit le Tamiflu, vaccin polémique contre la grippe aviaire ; le fait que l'armée achète pour 58 millions de dollars en Tamiflu n'a, apparemment, rien à voir avec une quelconque intervention de Rumsfeld.

Sur les conseils de Dick Cheney, Bush junior le nomme à la défense en 2001 où en très peu de temps, il arrivera à se mettre les militaires à dos. Rumsfeld est également "accusé" de n'avoir pas tenu compte des besoins des militaires pour les forces en Irak et en Afghanistan et il est soupçonné d'avoir "couvert" la torture. Tel est l'homme qui a été à la tête de l'armée des Etats-Unis pendant 5 ans.

Paul Wolfowitz :

Trotskiste dans sa jeunesse, Wolfowitz rallie très tôt les thèses néo-conservatrices. C'est un spécialiste du monde arabe et du moyen orient. Il fait partie de ceux qui comprennent très tôt que l'Irak de Saddam Hussein est dangereuse mais il n'est pas entendu par Jimmy Carter. Sous la responsabilité de Dick Cheney, il réorganise l'armée entre 1989 et 1993.

Par ailleurs, c'est lui qui trouve les financements de la première guerre du Golfe et qui convainc Israël de ne pas participer au conflit afin de ne pas déstabiliser la coalition, composée de nombreux pays arabes.

Il est l'artisan de l'idée du renversement de Saddam Hussein et est très probablement à l'origine des fausses preuves de la présence d'armes de destruction massives. Par ailleurs, il se plante sur les revenus supposés de la production de pétrole en Irak, qui a servi de base de calcul au plan de reconstruction de l'Irak.

Homme complexe, il est celui qui met en place les mesures gouvernementales (à la limite du fascisme) contre les opposants à la guerre mais est aussi le seul à avoir reconnu publiquement que l'occupation illégale de territoires palestiniens par Israël est une source immense de souffrances.

Karl Rove :

Considéré comme l'éminence grise de Bush junior, il est impliqué dans quasiment toutes les décisions de George W. Bush. Il fait partie de ses hommes de l'ombre et est considéré comme un menteur, un tricheur et un tueur politique. C'est, de l'avis de beaucoup de monde, un homme que les scrupules n'étouffent pas.

Condoleeza Rice :

Spécialiste de la Russie Soviétique, elle est polyglotte (5 langues) et est une musicienne accomplie. Elle est professeur d'université à Stanford (Californie) et participe au conseil d'administration de plusieurs groupes dont Chevron, un groupe pétrolier.

D'abord démocrate, elle devient républicaine par dégoût pour la politique étrangère de Jimmy Carter. Elle occupe ainsi plusieurs postes au sein des administrations Reagan, Bush père, mais également auprès du gouverneur de Californie.

Au sein du gouvernement de Bush junior, elle est tout d'abord Conseillère à la Sécurité Nationale (Elle est donc mise en cause directement sur le 11 septembre) et a autorisé l'utilisation de la torture. En 2005, elle remplace Colin Powell à la défense et doit justifier les Etats-Unis sur l'existence de transferts de prisonniers et de prisons secrètes.

C'est une femme d'exception au très fort tempérament. Elle est plus fidèle à ses idées qu'à une ou plusieurs personnes et est considérée comme une "libre penseuse" mais est par ailleurs une femme politique extrêmement fine et habile.

Colin Powell :

Militaire de carrière au grand prestige, Colin Powell est le premier afro-américain a accéder au poste de responsable d'Etat Major. Auréolé d'une carrière sans tâche (dont la victoire pendant la guerre du golfe) il est considéré comme un homme droit et loyal, honnête et gros travailleur. Plutôt de sensibilité démocrate, il reste pendant longtemps fidèle aux républicains qui lui ont "donné sa chance", intéressés qu'ils étaient par le fait qu'il draine derrière lui une forte frange de l'électorat afro-américain.

Cependant, il se brûle les ailes en acceptant de travailler pour le gouvernement Bush et reconnaîtra de lui-même, dans une interview accordée à la chaîne ABC en 2005, que, alors qu'il a été chargé de présenter les fausses preuves d'armes de destructions massives devant l'ONU en 2003, sa présentation en grande partie fausse est une tâche sur sa carrière.

Avec Richard Clarke, c'est un des seuls responsables, à ce jour, à avoir exprimé des remords et admis sa faute. C'est à ce titre que je le reconnais comme un des hommes à peu près honnêtes de l'histoire, sans en faire une victime toutefois. En 2008, 15 jours avant le vote, il a apporté son soutien au candidat démocrate Barack Obama.

Voila pour les plus grands responsables mis en cause. On parlera plus loin de la composition de la Commission Kean.

Pour la vidéo, voila la traduction de ce qui est raconté dedans.
(Les traductions sont mon travail personnel donc si vous relevez un contresens, merci de me le signaler - NdDarb') :
- 0:04 : En 2000, un "Think-Tank" de droite a diffusé un document intitulé "Project for the New American Century" (Projet pour le Nouveau Siècle Américain). Il mentionne que "transformer l'Amérique en force dominante de demain sera un processus très long, à moins qu'il ne se passe un évènement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbour."

- 0:32 : Ecrit un an avant le 11 septembre, ce projet est soutenu par les membres de la Commission Kean, mais également des membres très influents du gouvernement Bush.

- 0:38 : (Michael Meacher – Membre du parti travailliste Anglais et Membre du Parlement Anglais) Le document est supervisé par Cheney, par Donald Rumsfeld, par Paul Wolfowitz, par Jeb Bush, qui est le jeune frère du Président* et par Lewis Libby qui est le chef de cabinet de Dick Cheney. Il parle du contrôle du pétrole du moyen-orient. Il indique que l'Amérique vise un leadership global, militairement et économiquement. Ce qu'il dit est effrayant (...).
(* Et le gouverneur de la Floride. George Bush junior a passé la nuit du 10 au 11 septembre 2001 chez lui – NdDarb')

- 1:32 : Et voila ce qui s'est passé 12 mois plus tard.

- 1:50 : (Neil Mc Donald – Journaliste à CBS News) Alors, que s'est-il passé ? et bien, le 11 septembre s'est évidemment passé et George W. Bush a du tout reconsidérer. Mais pour beaucoup dans l'entourage de Bush, il n'y a eu aucune reconsidération : il n'y avait pas à en avoir. Bien avant le 11 septembre, un petit groupe influent de néo-conservateurs ici, à Washington, avait voulu voir les Etats-Unis transformés en sorte de maître du jeu indiscutable dans la gestion du monde. Et bien avant que George W. Bush soit élu, ils se sont assis et ont écrit un manifeste (...).

- 2:30 : Les membres fondateurs incluent : Donald Rumsfeld, Dick Cheney, Paul Wolfowitz, Richard Perle, membre de la commission de la politique de défense*, John Bolton, chargé des questions de désarmement, Elie Cohen**.
(* Démocrate – NdDarb')
(**Eliot A. Cohen, spécialiste en politique étrangère et conseiller de Condoleeza Rice – NdDarb')

- 2:55 : La plupart de ce que ces hommes voulaient est devenu réalité. Ils enjoignaient de rejeter le Traité Antimissile Balistique : il l'a été. Ils voulaient que plus de bases américaines permanentes à travers le monde soient ouvertes : c'est ce qui se passe aux Philippines, en Georgie et c'est en train de se faire en Irak. Ils enjoignaient de changer des régimes, comme un but pour de guerres à l'étranger, pas seulement en Irak. Ils voulaient les Etas-Unis comme un "gendarme" global : ils le sont, au grand soulagement des Nations Unies et des peuples, fournissant tous les challenges à la domination US (...).

- 3:52 : Les Etats-Unis d'Amérique sont la nation la plus puissante du monde. A cause de cela, c'est long d'expliquer ce qu'ils font à travers le monde. A l'heure actuelle, ils livrent une guerre à la terreur, ou plus justement, une campagne contre l'opposition à la domination des USA dans le monde. Il faudrait l'appeler le début de la 3e guerre mondiale. L'Amérique a un appétit insatiable pour les conflits. Depuis la guerre de Corée dans les années 50, elle a été en guerre avec l'un ou l'autre, dans tous les coins du globe, sans arrêt jusqu'au jour présent. Cette conduite est maintenant menée par les industries d'armement elles mêmes, ce qui est un dangereux précédent. Je l'appelle le "Corporatisme de Guerre" et c'est une porte ouverte à une nouvelle forme de fascisme. Ne vous faites pas avoir, tous les fascismes ne ressemblent pas à Adolf Hitler. En réalité, comme nous pouvons l'observer avec l'invasion de l'Irak, la présidence a été kidnappée par les éléments les plus puissants de ce corporatisme. Et cette molécule horrible a pour but de changer le monde en son propre marché global enchaîné et le plan est en marche. L'attaque d'Al Qaeda sur le World Trade Center n'est juste qu'une réponse à ça. Est-ce que c'est une conspiration ? Plutôt l'opposé. C'est un projet hautement élaboré connu sous le nom de "Projet pour le Nouveau Siècle Americain". Des gens comme Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Richard Perle sont les acteurs majeurs parmi les politiciens de droite et militaristes et industrialistes dans la création du projet. Le projet est un manifeste néo-conservateur qui inclue "un usage débridé de la guerre pour ouvrir un chemin aux intérêts des Etats-Unis." L'idée d'attaquer l'Irak vient entièrement de ce groupe visible bien que sinistre. Le 11 septembre était le meilleur prétexte. Bush était la meilleure tête de proue. Et maintenant, qui est le prochain vous demandez vous ? L'Iran, la Corée du Nord, la France, l'Angleterre ? Aucun de nous n'importe à leurs yeux.

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6 - f) Coïncidences 6 / 19

On revient sur les exercices dont j'ai parlé dans l'historique.

- 00:04 : Le matin du 11 septembre, Le NORAD était au deuxième jour d'un exercice terroriste, devant durer une semaine, appelé "Vigilant Guardian". Cet exercice était une simulation d'attaque terroriste sur le WTC via des pirates de l'air.
(Là, il y a, à ma connaissance, une erreur dans la vidéo parce que si le WTC était une cible stratégique connue et sur laquelle des exercices d'avions les percutant avaient été menés, Vigilent Guardian ne le concernait pas. Par ailleurs, l'attaque par avion détourné était dans le scénario de l'exercice du NRO pour ce jour là et un exercice de la CIA simulait l'attaque d'avions sur le WTC et le Pentagone. Par contre, Vigilant Guardian regroupait également d'autres menaces, comme les bombes et les attaques chimiques – NdDarb')

- 00:16 : Le North American Aerospace Defense Command (NORAD) est chargé de défendre l'espace aérien nord américain. Le matin du 11 septembre 2001, le Vice Président Dick Cheney était aux commandes du NORAD. Ce fut la première fois dans l'histoire des Etats-Unis qu'un Président ou un Vice Président était aux commandes directes d'une agence militaire. Le NORAD a été fondé en 1957 et depuis, des Généraux ont toujours eu le pouvoir d'abattre ou intercepter des avions détournés*. Mais le 1er juin 2001, juste 3 mois avant le 11 septembre, Dick Cheney a "ordonné" à Donald Rumsfeld de l'autoriser à prendre le contrôle du NORAD lui-même et des procédures pour abattre un avion, et enlever ce pouvoir aux Généraux pour qu'ils ne puissent rien faire. Voila une copie du mémorandum que Rumsfeld a adressé aux chefs, leur signifiant qu'ils n'ont plus aucune autorité.

Un article de l'Associated Press datant d'août 2002 rapportait que la CIA était en train de conduire un exercice, le matin du 11 septembre, à propos d'avions se crashant dans le World Trade Center et le Pentagone. Puis les plus hauts gradés de la FAA ont enjoint les contrôleurs aériens d'effacer les enregistrements du 11 septembre, en violation des lois fédérales. AP** a appris sur les exercices car à la "Homeland Security Function"***, après le 11 septembre, ils se sont vantés "oh, mais nous avions 4 sites. Nous faisions des exercices ce matin là précisément." Puis, USA Today a rapporté que ces exercices se sont tenus des semaines avant le 11 septembre en incluant des cibles comme le Pentagone et le World Trade Center.
(* Nul besoin d'autorisation présidentielle – NdDarb')
(** Associated Press – NdDarb')
(*** Terme générique désignant les mesures et agences de protection des Etats-Unis – NdDarb')

- 01:44 : Le plus gros "trou" dans leur* argumentaire est le fait qu'ils n'aient jamais entendu parler du plan consistant à planter des avions détournés dans des point de repère de la côte Est.
(* Les partisans de la versions officielle qui valident les déclarations de Condoleeza Rice devant la commission Kean ou celles de Bush en public – NdDarb')

- 01:54 : On va porter un regard plus précis ce soir sur un autre exemple d'où était la sagesse conventionnelle du combat habituel. Il y avait des gens aux Etats-Unis qui préparaient réellement à se défendre contre le type d'attaques qui se sont produite le 11 septembre. Le NORAD a défendu le ciel aux Etats-Unis et au Canada pendant presque 50 ans, 46 pour être précis. USA Today rapporte que dans les 2 années précédant les attaques du 11 septembre, le NORAD a conduit des exercices utilisant des avions piratés comme des armes. Et une des cibles était le World Trade Center.

- 02:30 : (George Walker Bush, président des Etats-Unis) Celui qui savait nous détestait... Mais il y avait... Personne ne vient au moins* et je ne pense pas que quiconque au gouvernement pouvait prévoir des avions percutant des bâtiments sur une si grande échelle**.
(* ? – je n'ai pas bien saisi la phrase de George Bush et je ne sais pas ce qu'il veut dire – NdDarb')
(** C'est le flagrant délit de mensonge de G.W.Bush dont on a déjà parlé plusieurs fois. - NdDarb')

- 02:44 : Mais cela ne sonne pas juste. Les planificateurs militaires américains avaient prévu et pratiqués ces scénarios précisément. Comme rapporté par USA Today, le NORAD a conduit des exercices avec des avions de combat simulant des avions de ligne détournés percutant le World Trade Center.

- 03:07 : Et là j'ai vu 'Condoleeza Rice se pointer à la télé et dire : "Nous n'avions jamais pensé... Nous n'avions jamais entendu... C'est une conspiration ridicule de penser ça.''"

- 03:14 : Les planificateurs du Pentagone avaient eux aussi prévus l'attaque sur le Pentagone, cinq mois avant que cela ne se produise.

- 03:20 : Le Pentagone avait un exercice en novembre 2000 simulant un avion détourné et jeté sur le Pentagone. Donc avec tous les exercices avant le 11 septembre et les exercices le jour même du 11 septembre, les contrôleurs aériens pensaient que les alertes étaient des simulations.
(Ceci expliquerait pourquoi il y a eu autant de loupés dans les procédures d'alertes – NdDarb')

- 03:33 :

            - Des avions détournés on eu les tours à New York.


- Est-ce que c'est dans le monde réel ou un exercice ?


- Non ce n'est pas un exercice.
- 03:42 : Le11 septembre 2001. Le NORAD est en plein milieu d'un certain nombre d'exercices militaires. Le premier, "Vigilent Guardian" est décris comme un exercice qui pose une crise à tous les avant-postes du NORAD à travers le pays. Le deuxième, "Northern Vigilence" a mobilisé tous les avions de combat vers le Canada et l'Alaska pour combattre une flotte russe imaginaire. Trois F16 de la garde nationale de la base aérienne d'Andrew, Washington DC*, à 15 miles** du Pentagone, sont envoyés à 180 milles nautiques***, pour une mission d'entraînement en Caroline du Nord. Tout cela n'a laissé que 14 avions de combat pour défendre l'ensemble du territoire des Etats-Unis.
(*District of Columbia – NdDarb')
(**Environ 23 kilomètre – 1 mile = 1609 mètres – NdDarb')
(***Environ 350 kilomètres – 1 mille "marin" ou "nautique" = 1852 mètres – NdDarb')
NB : Ne confondez pas le Mille "Marin" ou "Nautique" avec le Mile "anglo-saxon" : ils s'agit bien de 2 unités de mesures différente et dont l'orthographe est également différente.

- 04:23 : Maintenant, jugez du témoignage de Norman Mineta, Secrétaire d'Etat aux Transports, concernant le comportement de Dick Cheney le 11 septembre.

- 04:32 : (Lee Hamilton – Vice président de la commission sur les attentats du 11 septembre) Je voudrais juste me concentrer un petit moment sur le central opérationnel présidentiel d'urgence. Vous étiez à cet endroit une bonne partie de la journée et vous étiez là avec le vice président et nous avons cet ordre, je pense qu'il était donné par le président, qui autorisait l'abattage d'un avion commercial soupçonné d'être sous le contrôle de terroristes. Etiez vous là quand cet ordre a été donné ?

- 05:03 : (Norman Mineta) Non, je n'y étais pas. Mais j'avais été mis au courant de cet ordre. Pendant le temps où l'avion arrivait sur le Pentagone, il y avait un jeune homme qui entrait et a disait au Vice Président : "L'avion est à 50 miles... L'avion est à 30 miles..." Et au moment où l'avion était à 10 miles, le jeune homme a également dit au Vice Président : "Est-ce que l'ordre est toujours d'actualité ?" Et le Vice Président s'est tourné et en tordant son cou à dit : "Bien sur que l'ordre est toujours d'actualité. Est-ce que vous avez entendu le contraire ?" Mais à ce moment là, je n'ai pas compris ce que ça voulait dire, et…

- 05:47 : (Lee Hamilton) Le vol était toujours en direction de...*
(* Si j'ai bien compris la question de Lee Hamilton – NdDarb')

- 05:50 : (Norman Mineta) Le vol qui était en direction du Pentagone.

- 05:53 : Comme mentionné, la base Air Force d'Andrew est à seulement 15 miles du Pentagone. Aucun avion n'a été lancé de cette base AVANT que le Pentagone ne soit touché.

- 05:58 : (Nicholas Levis – Co-fondateur de l'association NY911 Truth) Le fait qu'ils mènent des simulations de combats le jour même, qui imitaient le scénario effectif des attaques dans tous ses aspects et qu'après coup ils disent qu'ils ne pouvaient imaginer qu'une telle chose arrive alors que c'était exactement les scénarios qui étaient répétés : détournements, crashes dans des bâtiments, l'urgence à New York*. Tout cela s'est retrouvé le même jour comme un plan sans faille alors quand ils disent qu'ils ne pouvaient s'imaginer ça, ils mentent !
(* L'exercice de la FEMA dont nous avons un peu parlé dans l'historique – NdDarb')

- 06:26 : (Phil Berg – Ancien député. Procureur général de Pennsylvanie) J'ai trouvé qu'il y avait 15 exercices se tenant ce jour là, impliquant tous les avions de combat dans le Nord Est des Etats-Unis. Quels sont les buts de tout ça ?

- 06:37 : (David Shayler – Ancien officier du MI5*) Ce n'est peut-être qu'une coïncidence mais il y a aussi eu un exercice anti terroriste le 7 juillet 2001 à Londres et, comme le 11 septembre, il était basé sur les mêmes circonstances, les mêmes cibles, exactement de la manière et à exactement la même heure à laquelle les attaques se sont passées.
(__* Les renseignements Britaniques. -NdDarb')

- 06:55 : Combien d'entre vous savent que le NORAD est resté coincé plus d'une heure et vingt cinq minutes alors qu'il faut 5 minutes à l'Air Force pour lancer un F16 sur vous. Vous vous souvenez de Payne Stewart le Golfeur, 15 minutes après que son avion ait quitté son plan de vol, il y avait des F16 tout autour de lui*, mais le 11 septembre 2001, dans l'espace aérien le plus contrôlé au monde, il n'ont rien pu faire sur 4 avions. Mais de pire en pire, le NORAD est resté coincé mais la plupart des personnels de la défense militaire ont eu l'information qu'il s'agissait d'un exercice. Parce que, l'Assosiated Press l'a mentionné et le site de la CIA le confirme, le matin du 11 septembre, la CIA menait un exercice d'avions détournés dans le World Trade Center et c'était juste une coïncidence qu'à 8h30 du matin, se tienne un exercice répliquant exactement ce qu'il se passait dans la réalité et le NORAD est resté couché.
(* Payne Stewart était un golfeur américain, mort en 1999 dans la dépressurisation de cabine du jet privé sur lequel il était passager. Ce à quoi l'orateur fait allusion, c'est le fait que les gens à bord étant morts –pilotes compris, le jet a continué de voler plusieurs minutes sur pilote automatique -il est sorti de son plan de vol, avant de s'écraser et pendant ces quelques minutes, il était escorté par la chasse américaine. –NdDarb')

- 07:43 : Able Danger : les chefs de la terreur.
(Able Danger est une opération ultra secrète de la DIA (Defense Intelligence Agency – service secret militaire dépendant du Pentagone) visant à recueillir des renseignements sur Al Qaeda à travers le monde. L'importance de cette opération est primordiale car le Pentagone "aurait" su que des attentats se préparaient et leurs moindres détails et identifié 4 des terroristes, dont Mohamed Atta, mais n'auraient communiqué ces renseignements ni à la CIA, ni au FBI – NdDarb')

- 07:51 : (Webster Tarpley – Journaliste américain d'investigation spécialiste des opérations en "False Flag"*) Ce que je montre est que "Able Danger" exerçait le contrôle sur les terroristes. Mohamed Atta : il ne peut s'en sortir tout seul. Il doit avoir de l'argent ; il doit avoir de l'aide. Ceux qui manipulent les terroristes sont leur officiers de liaison et des baby-sitters pour Atta**. Le principal utilisateur des services d'Able Danger : Major-General Geoffrey Lambert, des forces spéciales. Ils avaient un tableaux avec tous les personnages principaux d'Al Qaeda, y compris Atta, AVANT les faits et il a sorti ce "post-it" jaune et l'a collé sur la photo de Atta en disant : "Ca vous rappellera que vous ne pouvez partager aucune information à propos d'eux."*** Alors ils savaient exactement qui ces terroristes étaient : bien sur, puisqu'ils leurs disaient ce qu'ils devaient faire. Chaque année, il y a un exercice qui s'appelle "Able Warrior" et n'a qu'un seul but : l'anti-terrorisme. Maintenant, si vous regardez comment ils font ça, ils ont des exercices en "paires binaires". Un côté prétend être le défendeur et l'autre côté prétend être l'attaquant. Alors si "Able Warrior" est le côté défenseur, anti-terroriste, qu'est ce qu'"Able Danger" ? "Able Danger" est une troupe d'attaquants, supposés lancer des attaques pendant les exercices anti-terroristes. Ces "agent-doubles" sont la comme des acteurs, si vous voulez, dans les exercices standards, mais aussi jusqu'à un certain point, l'exercice devient réel et quelque chose arrive****.
(* On y revient – NdDarb')
(** Je n'arrive pas à saisir le sens de cette partie de l'intervention de Webster Tarpley, donc je vais essayer de creuser un peu sur le but de son message – NdDarb')
(*** les terroristes – NdDarb')
(**** Webster Tarpley N'EST PAS un illuminé. C'est un des journalistes les plus au courants et connaissant le mieux les arcanes de la politique de son pays. Faites une recherche et vous verrez que, s'il est souvent décrié, il n'a que très rarement été mis en défaut dans ce qu'il affirme... Et ça fait encore plus peur car par exemple, pour lui, Obama n'est en place que pour contrôler une vague contestataire qui montait en donnant l'impression d'une révolution politique aux Etats-Unis. – NdDarb')

- 09:28 : (Journaliste – Conférence de Bush du 15 septembre 2004) Je sais que vous avez dit qu'il y aura un temps pour la politique, mais vous avez aussi dit que vous vouliez changer le ton de Washington. Howard Dean* a eu l'air d'insinuer que vous pouviez avoir une idée à l'avance de ce qui allait se passer le 11 septembre. Êtes vous d'accord ou pas avec le RNC (Comité National Républicain) que ce genre de rhétorique confine au discours de haine politique ?
(* Gouverneur Démocrate du Vermont et farouche opposant à la guerre en Irak, ainsi qu'à l'administration Bush – NdDarb')

- 09:43 : (George Bush) Ouais... Il y un temps pour la politique... Il y a un temps pour la politique et je... C'est une insinuation absurde...

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6 - g) Coïncidences 7 / 19

On revient sur ce dont j'ai déjà longuement parlé : les démolitions contrôlées des bâtiments du WTC et particulièrement, le WTC 7. Donc, je ne vais pas m'amuser à traduire toute la vidéo, comme pour les précédentes, mais juste noter les points cruciaux étant donné qu'on a vu la majorité des choses.

- 00:04 : Selon la version officielle, le WTC 7 s'est effondré à cause du feu.

- 00:08 : Alors que la chute du bâtiment possède toutes les caractéristiques d'une démolition contrôlée.

- 00:13 : Le propriétaire du WTC a même admis qu'il avait donné l'ordre de "tirer" le bâtiment.

- 00:30 : Le WTC 7 était la construction la plus récente du WTC (construite en 1985).

- 00:33 : Larry Silverstein a lui-même admis cette démolition contrôlée dans le documentaire de PDS datant de 2002 : "America rebuilt".

- 00:41 : (Larry Silverstein – Propriétaire du WTC pour 99 ans) Le maire m'a passé un appel du Commandant des Pompiers, me disant qu'ils ne pouvaient être surs d'arriver à contenir le feu. Ecoutez, vous savez, on avait déjà eu tellement de pertes humaines que la seule chose à faire était de le "tirer". J'ai donc pris cette décision de le "tirer" et on a regardé l'immeuble s'effondrer.

- 01:08 : "Exploser", "Chute", "Souffler" et "Tirer" sont des termes utilisés dans l'industrie de la démolition signifiants mettre au sol des bâtiments, des ponts et autres structures.

- 01:30 : A la mi décembre, les bâtiments 4 et 5 avaient été "mis à niveau" (Source : l'équipe de nettoyage post désastre de Ground Zero).

- 01:56 : Silverstein est un promoteur immobilier d'envergure internationale avec des connexions politiques fortes qui a acheté le WTC pour 99 ans* au printemps 2001. Pendant l'été, il a renégocié le contrat d'assurance sur sa nouvelle propriété afin d'être sur qu'elle était couverte contre les actes terroristes. Silverstein avait en outre un droit explicite sur le contrat d'achat : reconstruire le complexe si ce dernier était détruit. Après le 11 septembre, M. Silverstein a intenté un procès à ses assureurs pour obtenir un double dédommagement pour la destruction de sa propriété, arguant que le double détournement constituait non pas un, mais deux désastres causés par des terroristes. Il a gagné et a reçu 7 milliard de dollars, un magnifique retour sur l'investissement original de 15 millions de dollars.**
(* La société de Larry Silverstein, la Salomon, est à l'origine de la construction du bâtiment 7 et elle en était le propriétaire et l'exploitant, mais le reste du complexe appartenait aux Autorités Portuaires –domaine public donc– qui louait chacun des bureaux et/ou bâtiments en direct –NdDarb')
(** Pour ceux qui voudraient calculer, ça fait près de 46667 % de R.O.I. –Retour Sur Investissement– en moins de 3 mois. Il ne faut pas se leurrer, toutes les compagnies mutualisant les risques entre elles pour tout gros désastre, on paye une partie de ces 7 milliards de dollars pour Silverstein –NdDarb')

- 03:03 : WTC 7, faisant office de centre de commande pour l'ensemble du complexe, possédait un système de secours géant de générateurs diesels et d'air conditionné, le bunker protégé d'urgence du Maire et des bureaux pour diverses agences gouvernementales. Les autres occupants étaient des banques et des assurances.

- 03:34 : quelques un des dommage du bâtiment 7 auraient, selon certains, été causés par les débris de la tour 1 alors qu'un article du New York Times (article du 29 novembre 2001 par James Glanz) prétend que le bâtiment 7 brûlait comme une torche géante. Les seules images qui existent montre des fumées non identifiées et quelques petits feux.

- 04:13 : Malgré la différence de dégâts entre le WTC 7 et ce qui reste des bâtiments 3, 4, 5 et 6, les sauveteurs savaient qu'il allait tomber.

- 04:36 : Silverstein prétend maintenant que, dans ses propos, il faisait référence aux équipes de pompiers dans le bâtiment qu'il fallait tirer de là. Cependant, selon la FEMA, le NIST et le Chef pompier Franck Fellini, il n'y avait pas de pompiers dans le bâtiment 7

.- 05:25 : Une démonstration de plus. En clair, le fait que la démolition du bâtiment 7 commence par l'explosion d'une des colonnes de soutènement est une preuve irréfutable que le bâtiment à été démoli sous contrôle. Si cela n'est pas fait, le bâtiment ne s'effondre pas sur lui-même et peut endommager ou détruire les structures aux alentours.

- 05:55 : A propos du bunker du maire, situé au 23 e étage du WTC 7, il était équipé de vitres blindées, de son propre système d'air conditionné et d'eau et même, de son propre générateur. Pourtant, malgré tout cela, le Maire Rudolf Giulani a préféré se réfugier ailleurs le 11 septembre.

- 06:15 : Le problème n'est pas tant de savoir pourquoi les tours jumelles sont tombées que de comprendre POURQUOI le bâtiment 7 est tombé. C'est un point d'achoppement et de controverse pour tous les experts s'étant penchés sur le sujet : il n'y a AUCUNE raison structurelle qu'il se soit effondré sur lui-même ni qu'on l'ait démoli. Une question : était-ce le bâtiment dans lequel a été conçu et mené à terme le plan du 11 septembre* ? Il y a eu également, dans la chute de 6,5 secondes, la perte de milliers de dossiers de la SEC sur des délits d'initiés dont les affaires Worldcom et Enron : quelques mises en accusations et condamnations, mais qu'en est-il des 70 milliards de dollars d'escroqueries sur l'électricité californienne ? Ils ont disparus...
(* Cela revient a admettre sans aucun doute la thèse de l'"Inside job". –NdDarb')

- 08:10 : Danny Jowenko est un expert de renommée mondiale de la démolition contrôlée. Comme la plupart des gens, il ne savait pas qu'un troisième bâtiment était tombé le 11 septembre. Ne sachant pas cela, il déclare sans aucune hésitation que le bâtiment 7 a été démoli sous contrôle.

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6 - h)Coïncidences 8 / 19

Soyons clairs. Je maintiens ce que j'ai dit en préambule de ce sujet, et je me cite : "je ne sais pas ce qu'il s'est passé exactement le 11 septembre 2001." Par contre, si on me demande ce que je pense, c'est clair : pour moi c'est une conspiration intérieure, une machination ourdie par un petit groupe de personnes, très proches du pouvoir et dont les buts sont d'assurer la suprématie des Etats-Unis et du dollars sur le monde. C'est clairement un "inside job" et tout ce qui n'est pas clair dans les circonstances des attentats tend à le prouver.

Dans cette vidéo, on revient sur l'hypothèse de la démolition contrôlée des tours jumelles avec un certain nombre de preuves scientifiques et d'indices probants. Mais l'un dans l'autre, ceci pose énormément de questions car, une fois qu'on a dit : "Ok, ces tours ont été démolies par des explosifs", on peut éventuellement imaginer le "pourquoi" mais pas le "comment". De fait, un certain nombre d'indices sur les évènements des semaines avant le 11 septembre peuvent permettre de comprendre mais cela reste très hypothétique et sans aucune preuve tangible. C'est à ce niveau, particulièrement, qu'il y a une faiblesse. En effet, si on ne peut amener la preuve du "comment", si personne ne témoigne ou si on ne trouve pas de document relatant le plan de dynamitage des tours jumelles, comment alors affirmer que ça s'est passé de cette manière là...

Après avoir vu toute la séquence des 19 vidéos, on s'intéressera à ce "comment" et vous verrez qu'il y a des indices, il y a des possibilités, mais pas de plan précis dont on peut tracer les contours, comme pour le reste des points que j'ai abordé ou que je vais aborder... Et pourtant, c'est un point capital.

Bref, la vidéo : comme on entre dans les détails, je traduis tout :

- 00:05 : Fait : Un feu incontrôlé de kérosène ne peut pas rendre l'acier liquide.

- 00:08 : Comment et quand l'acier fond-il ? L'acier fond à la température de 2750° Fahrenheit* et au dessus, obtenus seulement dans un haut fourneau ou quand un produit incendiaire puissant comme la thermite est utilisée. L'acier ou toute substance brûlée ne deviendra jamais plus dur que ce que permet le feu ou la chaleur qui lui est appliquée. (* 1510° Celcius ; comme on va beaucoup parler en Fahrenheit, je vais noter l'équivalent en Celcius après selon les données que ce site me donne. - NdDarb').

- 00:34 : Un feu d'hydrocarbure en plein air atteint la température maximale 1200° F (649° C), dans une combustion incomplète et incontrôlée, caractérisée par des flammes rouges - orange.

- 00:46 : Des flammes rouges – orange, c'est ce que nous avons observé le 11 septembre 2001. Même les boules de feu causées par l'impact des avions étaient rouges – orange.

- 01:05 : une combustion contrôlée se trouve entre un foyer d'incendie et un environnement contrôlé : le haut fourneau. Une combustion contrôlée utilise un mélange régulé d'air et de carburant, un exemple étant votre cuisinière à gaz ou le moteur de votre voiture.

- 01:22 : Vous pouvez allumer votre gazinière toute la journée, faisant cuire une soupe, bouillir un canard ou mijoter un ragoût. Fait en acier, le foyer ne fondra pas, pas plus que vos marmites et casseroles.

- 01:35 : Ceci est un radiateur au gaz, conçu pour être adaptable à tout logement standard. La chaleur est produite par combustion de kérosène, du même type que celui des avions, contenu dans ce réservoir. Fait en acier, le radiateur peut chauffer jours et nuits. Les vapeurs de kérosène s'allument et brûlent à l'intérieur (combustion contrôlée à 1800° F (982° C) maximum), ne causant jamais, ne serait-ce qu'un affaiblissement ou une fonte de la plus petite pièce du radiateur.

- 01:59 : Cependant, on nous demande de croire que ces énormes bâtiments, dont la structure est en acier et le revêtement en aluminium, se sont totalement écroulés à cause de feux dispersés et de 90 minutes de fumées.
(Précision : si une combustion produit de la fumée, c'est qu'elle n'est pas complète et donc, qu'il reste des particules non brûlées qui s'échappent : cela implique forcément que la température de combustion n'est pas au maximum de ce qu'elle peut atteindre théoriquement. Est-ce qu'un foyer de gazinière produit de la fumée ? – NdDarb')

- 02:11 : Notez bien ces poutres volantes, s'échappant latéralement alors que la tour s'effondre, est ce que le feu aurait la puissance d'éjecter de telles pièces de métal ?

- 02:23 : le Thermite est un produit incendiaire utilisé par l'armée et est un composé d'oxyde de fer et d'aluminium qui produit une réaction de chaleur extrême quand il est enflammé, créant du fer fondu. En 2 secondes seulement, le Thermite peut atteindre une température dépassant 4500° F (2482° C) (l'acier fond à 2570° F -1510° C), bien suffisante pour liquéfier l'acier.

- 02:49 : Ceci est du Thermite, faisant fondre le moteur d'une voiture.

- 02:55 : Nous savons que les feux de plein air ne peuvent pas faire fondre l'acier* mais le métal avait fondu à la base des tours.
(* Tout le monde a déjà vu une voiture brûlée par les flammes, que ces flammes soient d'origine extérieure ou viennent d'une défaillance moteur : le moteur et la carrosserie sont toujours présents après l'incendie. – NdDarb')

- 03:04 : Le résidu de la réaction du Thermite est de l'oxyde d'aluminium, visible par un dégagement de fumée blanche.

- 03:13 : Est-ce que du Thermite a été utilisé en conjonction avec d'autre explosifs le 11 septembre ? Regardez cette substance très blanche s'échappant du 81e étage de la tour sud.

- 03:27 : Et de la fumée blanche apparaît à la base du bâtiment. Est-ce que cela pourrait être de l'oxyde d'aluminium, le résidu d'une réaction du Thermite ?

- 03:39 : L'appendice C du rapport de la FEMA décrit des résidus de souffre sur l'acier du WTC. Le New York Times décrit ceci comme le mystère le plus profond de l'ensemble. Le souffre baisse significativement le point de fonte du fer et de l'oxyde de fer ainsi que de l'oxyde de souffre se sont déposés sur l'acier de la structure.

- 04:01 : Du souffre utilisé avec le Thermite compose le Thermate, qui produit des résultats encore plus rapide.

- 04:11 : Jetons un œil à ce qui se fait dans l'industrie de la démolition. Mettre des grosses structures* à terre demande de la préparation. Des explosifs puissants et de l'équipement lourd sont utilisés à l'avance pour affaiblir les fondations et les soubassements du bâtiment, avant que des explosifs additionnels et la gravité ne finissent de le mettre à terre. (* Même si tout le but de cette vidéo est de mettre en évidence la démolition contrôlée des tours jumelles, je trouve, à titre personnel, que l'image des tours à ce moment là est tendancieuse et confine à la manipulation. Mais ce n'est que mon avis. – NdDarb'))

- 04:34 : Les mots d'un Maître Démolisseur : "On souffle la base – toutes les colonnes à la base. Alors, on casse le sommet pour démarrer. On fait la même chose à chaque étage, jusqu'en bas. Chaque explosif possède un retardateur – c'est uniquement pour ça que c'est 'contrôlé'. Quand la colonne se dérobe, chaque étage tombe et impacte celui d'en dessous – et ainsi de suite."

- 04:55 : Des charges de forme linéaire. Voici ce que les experts de la démolition utilisent pour les bâtiments à structure en acier : les charges de forme linéaire. (Mark Loizeaux – Controlled Demolition Inc.* : ) C'est charge en forme en chevron, en forme de V, que vous posez pour se concentrer sur des cibles spécifiques et c'est mortel. Ca génère plus de 3 millions de livres de pression** par pouce carré à une vitesse, qui dépend de l'explosif à l'intérieur de la charge, jusqu'à 27000 pieds par seconde***.
(* Si vous regardez, les "Démolisseurs de l'Extrême" sur Direct 8 de temps en temps, vous savez que Controlled Demolition Inc. (et la Famille Loizeaux) fait partie des compagnies de démolition les plus renommées au monde. C'est une structure familiale mais l'étendue des défis qu'ils ont eu a relever est telle qu'ils ont plusieurs records du monde à leur actif. Ceci dit, l'implication de Controlled Demolition Inc. dans le nettoyage de Ground Zero rend certaines déclarations des Loizeaux, ainsi que les contre-déclarations, tendancieuses. En clair, c'était un très gros marché et les Loizeaux ont fait certaines déclarations sur lesquelles ils sont revenus plus tard. – NdDarb')
(** Presque 1400 tonnes par pouce carré, soient environ 210 tonnes par centimètres carré si l'on considère que : 1 livre = 453,592 grammes et 1 pouce carré = 6,4516 centimètres carrés. - NdDarb')
(*** Soient environ 30 000 kilomètres par heure, un pied mesurant 30,48 centimètres. – NdDarb')

- 05:21 : A côté de ces incroyablement puissantes charges, les démolisseurs ont de nombreux trucs. Il y a plus de 1000 sortes d'explosifs différents car ils détonnent à des vitesses variables.

- 05:35 : Avec l'utilisation du délai, on peut contrôler où ça doit atterrir, on peut contrôler les vibrations, on peut contrôler les niveaux de bruits. L'échelonnage des délais est la clé qui nous permet de presque tout contrôler.

- 05:55 : Et quel est le résultat ? (Jack Loizeaux – Controlled Demolition Inc. : ) Et la chose qui me plait est la fragmentation sous contrôle. Prenez un bâtiment, réduisez le en millions de pièces et faites le tomber sur sa base aussi précisément que nous le faisons, c'est comme un mécanisme d'horlogerie, quasiment de la science. On ne peut pas en parler autrement.

- 06:15 : Ces colonnes du noyau ont été découvertes après l'effondrement. La coupure en angle reproduit exactement la manière dont les charges formées agissent sur les poutres en acier, pour contrôler la manière dont elles tombent. Notez le métal fondu et durci. Est-ce que du Thermite a été utilisé avec les charges formées ?

- 06:37 : Le rôle d'une charge formée est de couper les poutre d'acier en H. La manière dont nous le faisons est de couper la poutre selon un angle, ce qui fait qu'un certain nombre de poutres coupées selon le même angle décaleront le bâtiment et le feront "marcher".

- 06:55 : Jetons un œil aux décombres de deux bâtiments de 110 étages mis à terre. 16 acres de débris éparpillés sur une hauteur de 30 pieds*. Dans un cratère de 7 niveaux souterrains** s'étendent presque 2 millions de tonnes de débris. Comme les souterrains n'ont pas été explosés, où sont allés 2 millions de tonnes ?***. Concentré sur le sol, prêt à glisser et s'effondrer sur lui même : l'art de la démolition contrôlée.
(* Soient 6,5 hectares (65 000 mètres carrés) sur une hauteur de plus de 9 mètres. – NdDarb')
(** Le parking, les souterrains et les fondations du complexe. – NdDarb')
(*** Selon la vidéo, il faut donc en conclure que l'ensemble des débris aurait du faire aux alentours de 4 millions de tonnes. Je n'ai pas d'info à ce sujet. – NdDarb')

- 07:31 : L'acier, tordu et malmené parle de lui-même : tendu, déformé, sans craquelures (Poutre en H de 8 tonnes).

- 07:43 : Je trouve ça dur à croire qu'elle soit réellement tombée, à cause de sa taille, de sa forme et le fait qu'il n'y ait aucune craquelure dans le fer : elle est tordue et il n'y a même pas la plus petite fissure visible. Il faut des milliers de degrés pour tordre un acier comme celui là.

- 07:53 : On devrait voir le rivetage ou les déchirures du coté en tension, mais il n'y a aucun rivetage.

- 08:03 : Voici la météorite : du fer fondu mélangé avec du béton.

- 08:11 : (Bart Voosanger – Architecte) Les architectes, ingénieurs, gens qui travaillent avec l'acier n'ont jamais vu le niveau de destruction et le niveau de dépravation de ces matériaux dans leurs vies.

- 08:24 : Il est vrai que la chaleur dilate l'acier : dans un feu, les poutre d'acier s'étendent et se tordent légèrement. Mais ça : comment ces énormes nœuds de poutres ont-ils pu être créés ? L'acier expulsé des tours a fondu à plusieurs milliers de degrés. Alors que le métal est conducteur de chaleur, ces restes tordus ont-ils été formés par des hautes températures les amenant à travailler l'acier de cette manière ?

- 08:53 : Le transfert de chaleur déforme l'acier.__

- 08:57 : Les explosifs aussi déforment l'acier alors qu'ils expulsent des gaz : la force de ces gaz peut facilement tordre des poutres en acier.

- 09:12 : 2 sortes de débris. D'énormes parties de colonnes, qui auraient pu écraser un camion, combinées avec des matières presque pulvérisées.

- 09:20 : (Joe Casaliggi) Vous avez deux immeubles de bureaux de 110 étages : vous ne trouvez pas un bureau, vous ne trouvez pas une chaise, vous ne trouvez pas un téléphone, pas un ordinateur... La plus grosse pièce d'un téléphone que j'ai trouvé était la moitié du clavier, et c'était gros comme ça (moins de 10 cm).

Voila ce que raconte cette vidéo.

En addendum, j'aimerais vous donner une information supplémentaire, trouvée dans le film "Loose Change Final Cut" : Outre que des pièces de plusieurs tonnes ont été retrouvées à plusieurs dizaines de mètres du WTC complexe (elles ont volé ?), il faut signaler que l'interdiction de l'amiante dans les construction est entrée en vigueur en 1971, PENDANT la construction des tours jumelles.

Les 2 tours avaient donc des quantités d'amiante monstrueuses en leur sein (500 000 tonnes) qui ont été libérées dans Lower Manhattan lors de la chute des tours ainsi que du plomb, du baryum, du mercure, du chrome, du cuivre et plusieurs autres matières nocives et/ou toxiques.

En 1989, les autorités portuaires (propriétaire, à l'époque, des Tours Jumelles et de l'Aéroport De La Guardia) ont estimé le coût du désamiantage pour les deux sites à 1 milliard de dollars. En 2001, le coût de ce désamiantage aurait atteint et probablement dépassé ce milliard de dollars UNIQUEMENT pour le World Trade Center.

Quelle chance pour le Maire de New York et surtout, Silverstein, qui n'a finalement pas eu besoin de cette somme... Comment ça je suis cynique ?

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6 - i)Coïncidences 9 / 19

Dans la vidéo n°8, on a vu pourquoi il est très plausible que la chute des tours jumelles soit due à des démolitions contrôlées. Dans celle là, on s'attaque au "comment".

Comme je l'ai dit plus haut, le pourquoi entraîne énormément de questions quant à la logistique qu'il aurait fallu pour que cela soit possible. Je suis très prudent et je m'exprime au conditionnel parce que dans cette vidéo, on voit tout un faisceau de présomptions, de coïncidences et de faits bizarres mais l'un dans l'autre, on ne voit aucune preuve... Et c'est gênant. La vidéo est intéressante mais, vous allez le voir, il y a beaucoup de choses à dire dessus.

- 0:03 : Qui était le directeur dans la compagnie qui fournissait la sécurité électronique au WTC et à l'aéroport de Washington Dulles, 2 lieux impliqués dans les attentats du 11 septembre ? Personne d'autre que le plus jeune frère du président (Marvin P. Bush – Principal, SECURACOM/STRATESEC – 1993-2000). De 1996 à 2000, SECURACOM a installé ce qui été appelé un nouveau système de sécurité au World Trade Center. Wirt D. Walker III, un cousin des frères Bush, a été CEO (Chief Executive Officer – PDG) de SECURACOM entre 1999 et 2002. Il est intéressant que ces faits n'aient pas été rendus publics. Etait ce seulement un nouveau système de sécurité qui a été installé pendant ces années ou était ce également un câblage pour un plan de longue haleine ?

- 0:50 : Scott Forbes, un ingénieur en informatique et telecoms (IT) travaillant pour une firme ayant des bureaux en location dans la Tour Sud depuis sa construction, a rapporté une coupure de courant sans précédent pendant presque tout le week-end précédent le 11 septembre.

- 1:04 : (Scott Forbes) On a été averti 3 semaines à l'avance de la coupure, par les autorités portuaires*. C'était un délai relativement court pour planifier un arrêt de nos systèmes de stockage de données. C'était un gros challenge, c'était sans précédent. On avait un centre de stockage des données au 97e étage alors tous nos serveurs centraux étaient là. Pendant ce week-end, la coupure de courant signifiait qu'il n'y avait aucune sécurité. Toutes les portes étaient ouvertes par défaut. Et aussi, toutes les caméras vidéo étaient éteintes. Mais il y avait des gars en bleus de travail portant des boites à outils énormes et des rouleaux de cables... Se baladant dans tous le bâtiment ce week-end là**.
(* Les Autorités Portuaires n'étaient déjà plus, à cette époque là, les "propriétaires" du WTC mais il semble que l'autorité publique avait toujours une certaine main mise sur le complexe. - NdDarb')
(** Précisons que Scott Forbes a été réquisitionné ce week-end là pour gérer, justement, l'extinction et le redémarrage des systèmes suite à la coupure de courant. C'est pour cela qu'il a vu ce qu'il décrit. Il peut en outre le raconter parce que le mardi 11 septembre, il était en récupération pour ce week-end de travail. Et doublement chanceux, il avait posé le vendredi 7 septembre mais a échangé avec un collègue, qui heureusement s'en est tiré : cela n'a pas été le cas de tout le monde dans la société de M. Forbes. Cf interview – NdDarb')

- 1:42 : Les employés ont été avertis que les câblages Internet allaient être améliorés. Mais qui étaient ces étranges travailleurs et que faisaient-ils réellement ?
(Je trouve, à titre personnel, que cette partie de la vidéo est tendancieuse car il y a plusieurs points qui ne "collent" pas.

Tout d'abord, la narratrice précise que le câblage Internet devait être refait et que les employés en ont été avertis. D'un point de vue strictement technique, et mis à part si les connexions Internet passaient via les courants porteurs, cela ne nécessitait pas une coupure complète de l'alimentation en énergie, mais seulement, éventuellement, des coupures passagères et une absence de connexion Internet. Mais de plus, c'est en contradiction avec le témoignage de Scott Forbes, qui dans son interview déclare qu'il s'agissait, selon son souvenir, d'une remise en état de l'alimentation électrique, ce qui serait, à mon sens, beaucoup plus cohérent.

Par ailleurs, la narratrice parle d'"étranges travailleurs" : si réellement ils devaient re-câbler, que ce soit le réseau Internet ou l'alimentation, il était normal qu'ils se trimballent avec des outils et des rouleaux de câbles.

En conclusion, donc, c'est une question orientée, qui n'est pas très pertinente et manque d'objectivité parce que, même en admettant que ce soit une couverture pour préparer l'implosion de la tour, c'était une couverture parfaite qui n'a, a priori et sans tenir compte de sa proximité avec les évènements, pas de faille. –NdDarb'
)

- 1:54 : (William Rodriguez – Employé au WTC depuis plus de 20 ans et "dernier survivant" du 11 septembre) Toute l'alimentation a été coupée. Si tout était coupé, cela implique qu'il n'y avait plus rien en termes de sécurité, en termes d'accès au bâtiment, alors tout le monde pouvait entrer et faire ce qu'il voulait comme intervention.

- 2:14 : Parce qu'il a beaucoup travaillé pour assurer la bonne sauvegarde des systèmes de sa compagnie, Scott a pris un jour de congé le 11 septembre. Alors qu'il regardait les tours s'effondrer de son appartement du New Jersey ce matin là, il a acquis la certitude que cela avait été le but du travail de ce fameux week-end.

- 2:30 : Scott a averti beaucoup d'autorités, y compris la Commission du 11 septembre, à propos de l'inhabituelle et très longue coupure de courant mais son témoignage a été ignoré.

- 2:40 : Ben Fountain, un analyste financier, parle d'exercices d'évacuations inhabituels organisés dans les tours jumelles pendant les semaines ayant précédé le 11 septembre.

- 2:48 : D'autres rapportent que la sécurité a été inexplicablement réduite 5 jours avant et les chiens renifleurs d'explosifs ont été retirés. Qu'auraient découverts ces chiens s'ils étaient restés en service ?

- 3:06 : Alors qu'elles étaient idéalisées, ces cathédrales, symboles triomphant du pouvoir et de l'argent qui marquaient l'horizon de New York, les Tours Jumelles étaient des gouffres financiers pour les Autorités Portuaires : elles coûtaient des millions chaque année pour les entretenir et les garder simplement à niveau avec les équipements les plus simples (... Une inadéquation financière, inadaptée à la fibre optique et aux technologies Internet... Un albatross – John Perkins) : eau, électricité, chauffage, air conditionné, (… - ?) et même de l'oxygène, raréfié*... Comme les télécommunications relient les traders à travers le monde, les locations étaient en baisse perpétuelle.
(* Ce qui rejoint en partie l'expérience de vie dans les Tours décrite par Scott Forbes dans l'interview. –NdDarb')

- 3:42 : Les tours présentaient un autre problème. Il y a des décennies, les poutres d'acier ont été floquées d'amiante, un matériau ignifugé causant des cancers et strictement interdit dans les immeubles au milieu des années 80*. Alors que le WTC s'était vu offrir plusieurs délais, on attendait du complexe qu'il soit purifié. Mais enlever l'amiante de toutes les poutres porteuses dans les tours jumelles aurait été presque infaisable : les devis pour ce nettoyages étaient de plus d'un milliard et aucune compagnie d'assurance n'avait l'intention d'en supporter le coût.
(* Là encore, il y a une erreur. L'amiante a été interdite en 1977 aux Etats-Unis. -NdDarb')

- 4:15 : Un projet de renouvellement urbain, d'une proportion gigantesque : étant donné les tours et leurs problèmes, le 11 septembre fut un bonus inattendu. Le WTC fut construit dans les années 60 pour relancer une partie de New York en désaffection et 40 ans plus tard, un renouveau urbain peut de nouveau se tenir.

- 4:40 : Deux éléphants blancs ont été enlevés et un tout nouveau complexe est en cours de création.

- 4:46 : Alors que le "dernier survivant" William Rodriguez grimpait les marches, pour aider et sauver les gens, il se souvient avoir vu une chose très étrange.

- 4:54 : (William Rodriguez) Alors que j'étais là, au 33 e étage, j'ai entendu des bruits très étranges au 34e étage. Maintenant, le 34e étage était vide. C'était un étage qui ne possédait aucun mur. C'était un étage de construction. C'était totalement inoccupé et j'ai entendu de l'équipement très lourd être déplacé. Ca sonnait comme des bennes à ordures avec des roues en métal qui étaient déplacées et j'ai eu peur parce que je savais qu'il s'agissait d'un étage vide : personne ne devait se trouver là. En fait, même les ascenseurs ne s'arrêtaient pas à cet étage. Vous aviez à avoir une clé spéciale pour ouvrir les portes et accéder à cet étage alors entendre qu'il y avait des bruits... Alors j'ai continué en sautant cet étage parce que je n'avais vraiment pas envie d'ouvrir la porte au 34e étage.

- 5:48 : Quelque chose à soufflé à William Rodriguez de ne pas ouvrir la porte au 34e étage : "J'ai eu peur". Pourtant, William Rodriguez n'est pas un homme qui a eu peur ce jour là : il est resté dans un bâtiment en feu malgré l'ordre des pompiers, mettant sa vie en danger en sauvant celle des autres*. Qu'est ce qu'il aurait pu arriver au 34e étage ?
(* William Rodriguez était le concierge de la tour nord. Il avait donc le passe pour TOUTES les serrures du bâtiment. Quand le AA10 a percuté la tour nord, il a aidé des centaines et des centaines de gens à sortir en leur ouvrant et en les guidant. Il y est retourné plusieurs fois jusqu'à ce que la tour s'effondre sur lui. Il est la dernière victime VIVANTE à avoir été retirée des décombres, d'où son "titre" de "dernier survivant". Il a été reçu à la maison blanche, par George Bush lui-même. Il a eu les honneurs, les plateaux télés, les interviews et malgré ça, malgré les ponts d'or qu'on lui faisait, il a perdu son job, sa maison parce qu'il veut dire ce qu'il a vécu, les points troublants et parce qu'il milite activement et mondialement, voyageant en permanence d'un pays à l'autre, d'une conférence à l'autre, pour l'ouverture d'une nouvelle enquête indépendante. Il n'y a pas beaucoup de William Rodriguez sur terre. – NdDarb')

- 6:10 : Pendant des semaines, Scott Forbes a entendu des bruits similaires au 98e étage, au dessus de lui.

- 6:16 : (Scott Forbes) Ca devait être au moins 4 à 6 semaines avant le 11 septembre, c'était comme des travaux de reconstruction en cours à l'étage. Les locataires, les gens d'Aon qui étaient là avant, ont été déplacés quelque part ailleurs. Les bureaux étaient donc libres et il y avait beaucoup d'outillage lourd de chantier qui fonctionnait. C'étaient plutôt comme des marteau-piqueurs pneumatiques et d'énormes coups de marteaux. A tel point que les étages tremblaient –c'était à ce point là. C'était plutôt comme si quelque chose de lourd était déplacé puis soulevé de terre et puis c'était comme – BOUM. Notre étage juste en dessous était littéralement remué –vous pouviez sentir le poids au dessus de vous –c'était aussi gros que ça. En une occasion j'ai ouvert une porte pour voir ce qui se passait, j'étais curieux. Quand j'ai ouvert la porte, l'ensemble de l'espace de travail était vide, il n'y avait rien du tout là haut. C'était plutôt bizarre parce que c'était juste vide. Complètement vide. Stérile. Rien. Zéro. Même pas de câbles pendant du plafond... Mais il y avait eu ces bruits très lourds et ces vibrations, là haut dessus. C'était vraiment étrange.

- 7:21 : Et une poussière bien visible dans le bâtiment la semaine d'avant.

- 7:25 : (Scott Forbes) C'était probablement la semaine juste avant le 11 septembre. Tous les matins, j'arrivais vers 7h et la poussière était incroyable. C'était dégueulasse. C'était comme si les épurateurs n'épuraient plus. Juste à l'endroit où se trouvaient les fenêtres, il y avait un rebord qui protégeait les radiateurs. J'étais malade à mort de la poussière qui apparaissait sur le rebord de la fenêtre. C'était un gris sale et très, très visible cette semaine avant le 11 septembre. D'où venait cette poussière ?

- 7:56 : De la poussière grise que Scott devait nettoyer lui même. Etait-ce du ciment en poudre? Les colonnes d'acier des Tours Jumelles formaient un endo et exo-squelette. Est-ce que quelque chose avait été placé autour de la limite du bâtiment - des trous percés pour le contenir ? La poussière était-elle un signe avant coureur en ces jours finaux ?

- 8:19 : Comme les éléphants blanc, les bâtiment étaient pleins de bureaux libres : les locataires pouvaient très facilement être déplacés temporairement pour travaux, comme Aon l'a été, et un plan préparé à la perfection. Est-ce que l'étrange "construction", qui pouvait être entendue mais pas vue, l'était partout dans les tours ? Larry Silverstein a pris possession des lieux 6 semaines avant le 11 septembre, quand ces étranges travaux ont commencé. Les sons que William Rodriguez a entendu étaient-ils ceux des derniers rats quittant un navire naufragé ?

Voila, c'est une vidéo qui permet de montrer beaucoup de choses, à commencer par les problèmes que ceux qui cherchent la vérité rencontrent : si nous pouvons prouver que les attentats sont, pour bonne part, un "inside job", si nous pouvons éventuellement démontrer des mobiles plausibles et crédible et donc, désigner des coupables possibles, nous ne pouvons pas nous engager sur le "comment" parce que trop de questions sont encore sans réponses. Une des plus importantes pour moi est celle-ci : en admettant que ces travaux aient été la pose des explosifs, il a du falloir beaucoup de gens pour faire ce travail : comment se fait-il que PAS UN n'ait été responsable, ne serait-ce que de fuites ?

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6 - j) Coïncidences 10 / 19

Dans cet épisode, nous allons voir beaucoup de choses que nous n’avons pas encore abordées. En particulier, nous allons voir que l’Administration Bush et son Président ont bloqué par tous les moyens possibles la constitution d’une commission d’enquête et quand ils n’ont plus eu d’autre possibilité, comment Bush a fait en sorte que cette commission ne puisse qu’échouer.

- 00:03 : (Richard Heinberg* – Auteur du "Protocole de l'épuisement pétrolier") Quand j’ai commencé à analyser le rapport d’enquête de la commission sur le 11 septembre, je suis devenu fou de rage. Je veux dire que des millions d’américains attendaient de ce livre, de ce rapport qu’il leur dise ce qui s’est réellement passé le 11 septembre et ils attendaient ça car ils présumaient qu’il y a avait eu une enquête claire et ouverte sur les événements du 11 septembre, que toutes les questions appropriées avaient été posées et les preuves fournies. Or, ce n’est clairement pas le cas.
(* Richard Heinberg est un journaliste et conférencier américain spécialiste du pétrole et particulièrement en ce qui concerne la notion de "Peak Oil" - Pic Pétrolier et est reconnu comme une sommité mondiale sur ce sujet. – NdDarb')

- 00:32 : (Michael Meacher – Cf. Coïncidences 5 / 19) Et bien, le rapport Kean sur le 11 septembre qui a finalement été rendu n'est pas, je pense, un examen sérieux sur ce qui s'est passé et sur les causes. Je dis ça premièrement parce que, clairement, l'administration Bush ne voulait pas d'enquête. Ils ont refusés d'entendre toutes les raisons de faire une enquête officielle pendant plusieurs mois et ce qui les a finalement persuadé d'en lancer une, n'est pas en réalité le congrès, mais bien la pression des familles, des femmes de ceux qui ont perdu la vie le 11 septembre.

- 01:12 : (Richard Heinberg) La première chose qu'il fait (le rapport) est de nommer les 19 pirates, la plupart des ressortissants Saoudiens. Mais, bien sur, on a entendu quelques jours après le 11 septembre que quelque chose comme 5 ou 6 de ces personnes étaient en vie et en bonne santé quelque part au Moyen-Orient : pourquoi n'était-ce pas mentionné dans le rapport de la commission sur le 11 septembre ? Je n'étais pas là, une enquête doit être menée pour identifier qui étaient les vrais pirates et en pratique, ça n'a pas été fait.

- 00:32 : (Michael Meacher) Et le jour même, et ce qui est pour moi la preuve la plus évidente, le premier avion a percuté à 8h46, le deuxième à 9h05, le troisième a percuté le Pentagone à 9h38. Ils savaient qu'il y avait un détournement entre 8h10 et 8h20, disons à 8h15, alors ils savaient une demi-heure à l'avance pour le premier avion, trois quarts d'heure avant le second et une heure et demi avant le troisième avion qui a touché cette cible. Et pas une fois dans ce laps de temps ils n'ont fait décoller un avion de chasse pour interception. C'est juste stupéfiant.

- 02:33 : L'administration Bush a fait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter une enquête complète sur le 11 septembre.

- 02:37 : Tout d'abord, Bush a tenté de stopper le congrès qui tentait de mettre en place sa propre enquête sur le 11 septembre.

- 02:41 : (George Bush) C'est important pour nous de... De ne pas révéler comment on a nos informations... C'est ce que veut l'ennemi... Et on combat un ennemi.

- 02:51 : Quand il n'a pu arrêter le congrès, il a alors tenté d'empêcher une commission indépendante de se former.

- 02:57 : La position du Président est une première dans l'histoire. Les commissions d'enquêtes indépendantes remontent aux jours de Pearl Harbour et de l'assassinat du Président Kennedy.

- 03:05 : Et quand le congrès publia sa propre enquête, l'administration Bush a censuré 28 pages.

- 03:12 : Le Président subit une pression de toutes parts afin de déclassifier le rapport.

- 03:15 : (George Bush) On a collaboré d'une manière extraordinaire avec les Présidents Kean et Hamilton.

- 03:22 : (Thomas Kean – Gouverneur du New Jersey et Président de la Commission d'Enquête sur le 11 septembre 2001) Nous n'avions pas les pièces quand nous en avions besoin et nous n'avions pas le temps car on nous disait que les dates butoirs étaient dépassées.

- 03:28 :

- Journaliste : Allez vous témoigner devant la commission ?

- George Bush : Cette commission ? Vous savez, témoigner... Je serais heureux de leur rendre une visite...
- 03:35 : Pourquoi Bush a-t-il peur de prêter serment ?

- 03:35 : Le nom du Président est celui du Docteur Henry Kissinger, Secrétaire d'Etat au sein des administrations Nixon et Ford pour diriger la commission.

- 03:43 : (Jane Harman – Députée démocrate) Il a la passion du secret qui n'est pas compatible avec ce dont nous avons besoin dans le cas présent. Il y a des questions sur son rôle au Viêt-Nam, son rôle dans le coup d'état au Chili*.
(* Coup d'état dirigé par le Général Pinochet avec l'aide de la CIA en 1973 et qui a renversé le Président socialiste, élu démocratiquement, Salvador Allende. Allende a été renversé, ça ne s'invente pas, le 11 septembre 1973. – NdDarb')

- 03:51 : Plusieurs membres des familles ont approché Kissinger et lui ont demandé une réunion, à son bureau de New York. Avant la réunion, Kristen Breitweiser a conduit une enquête minutieuse sur ses possibles conflits d'intérêt.

- 04:03 : (Patty Casazza – Femme de John, victime du 11 septembre) Lorie posait des questions très précises et elle a dérangé plusieurs personnes dans la salle : Est-ce que vous avez des clients Saoudiens résident aux Etats-Unis dont vous voudriez nous parler ? Il n'était pas à l'aise du tout. Il gigotait et se tournait sans cesse sur le canapé et là elle a demandé s'il avait des clients du nom de Ben Laden ? Il en est presque tombé du canapé.
(L'accent de cette Dame étant très fort, je pense avoir traduis le sens de ses propos mais je présente mes excuses pour toute erreur ou incompréhension. –NdDarb')

- 04:32 : L'ancien secrétaire d'Etat Henry Kissinger s'est retiré* vendredi.
(* Du poste de Président de la Commission. – NdDarb')

- 04:36 : Quand nous sommes sorties de réunion, nous avons pensé que cela s'était bien passé.

- 04:38 : (Thomas Kean) Je n'aimerais en aucun cas être sur la route des familles.

- 04:42 : Kissinger fut vite remplacé par Tom Kean, ancien* gouverneur du New Jersey et l'ancien homme du congrès, Lee Hamilton, qui a présidé le comité de renseignement de la Maison Blanche**.
(* En travaillant sur cette vidéo, je viens de me rendre compte que Thomas Kean a été gouverneur du NJ entre 1981 et 1989 alors que je le pensais encore en poste, erreur que j'ai commise depuis le début de la rédaction de cette suite d'articles. – NdDarb')
(** C'est vrai qu'avec Lee Hamilton, on s'éloigne de l'univers des services secrets – Ironique – NdDab')

- 04:51 : Le Président et le Vice Président ont acceptés de témoigner devant la commission mais à une condition : ils ont insisté pour se présenter ensembles et à huis clos, et non publiquement.

- 05:03 :
- Journaliste : Pourquoi vous et le Vice Président insistez pour paraître tous les deux ensembles devant la commission du 11 septembre ?

- George Bush : Parce que la commission veut nous poser des questions, c'est pourquoi nous nous rencontrons et je désire les rencontrer et répondre à leurs questions...

- Journaliste : La question était pourquoi vous y apparaîtrez ensembles plutôt que séparément, ce qui était leur demande ?

- George Bush : Parce que c'est une occasion unique pour chacun de nous de répondre aux question que la commission du 11 septembre... Euh... voudrait nous poser et je désire leur répondre...

- 05:32 : (Patty Cassaza) Nous devons avoir une seule histoire, alors j'en dis une partie et si je dis faux, corrige légèrement et passons à la suite !

- 05:38 : (29 avril 2004, après avoir rencontré la commission)
- George Bush : Je veux remercier le Président et le Vice Président de la commission pour nous avoir donné une chance de partager nos vues sur beaucoup de sujets... Et ils avaient de bonnes questions et je... Je suis content de l'avoir fait, je suis content d'avoir pris le temps...

- Journaliste : Quels sujets la commission a-t-elle abordés la plus grosse part du temps.

- George Bush : Euh... Il vaut peut être mieux que je ne rentre pas trop dans les détails de la conversation.

- 06:02 : (Patty Cassaza) Le Président et le Vice Président, ne pensez vous pas qu'ils devraient se tenir droits et parler pour eux-mêmes. Ils devraient y aller par eux-mêmes ?

- 06:11 :
	
- Journaliste : Ne pensez vous pas que les familles méritent d'avoir une transcription ou devraient pouvoir voir ce que vous avez dit ?

- George Bush : Adam, vous m'avez déjà posé la même question hier, je vous donne la même réponse...

- 06:19 : (David Ray Griffin – Cf. Coïncidence 3 /19 Le Président de la commission est républicain et, plus important, le directeur exécutif* est républicain. Et ce directeur exécutif, Philip Zelikow, n'est pas qu'un simple républicain. Il était un membre du Conseil de Sécurité National (CNS) de l'administration Bush 1, où il a travaillé avec Condoleeza Rice. Puis pendant les années Clinton, quand les républicains n'étaient pas aux affaires, lui et Condoleeza Rice on co-écrit un livre. Et bien, j'ai écrit un livre avec quelqu'un et je sais que vous devez être de très bons amis et vous devez partager la plupart des points de vue. Il a alors travaillé dans l'équipe de transition pour le CNS entre les administrations Clinton et Bush. Finalement, il a été nommé au conseil du renseignement extérieur. Alors, la commission est tout sauf indépendante, si vous entendez indépendante de la Maison Blanche, parce que le directeur exécutif représente les perspectives de la Maison Blanche. Maintenant, pourquoi est-ce important ? Le directeur exécutif dirigeait le travail de l'équipe et l'équipe de la commission, pas les membres de la commission, faisait presque tout le travail et comme directeur, il décidait quelles lignes de l'enquête devaient être "explorées" et lesquelles ne devaient pas l'être. Donc, comme directeur exécutif, Zelikow pouvait diriger l'équipe vers les évènements appropriés à la version officielle de la théorie du complot et simplement ignorer ceux relevant de la version alternative. Certain critiques ayant lu le rapport de la commission sur le 11 septembre, l'ont appelé le rapport d'omission. C'est un bon nom parce qu'il exclue virtuellement tout fait corroborant la théorie alternative. D'autres l'ont appelé "Blanchiment**", et c'est vrai. Mais ce terme implique que la commission aurait du investiguer la Maison Blanche, car il y avait divers indices laissant supposer qu'il y a eu des complicités au sein même de la Maison Blanche. Mais étant donnée la position de Zelikow, toute investigation à la Maison Blanche aurait été dirigée par la Maison Blanche elle même. Une manière plus juste de le présenter est que, comme la Maison Blanche a un homme à l'intérieur même de la commission, Zelikow était en position pour être certain que la Maison Blanche, accompagnée de la CIA, du FBI, du Pentagone, du Département de la Justice ne soient pas investigués. Une fois que l'on a compris cela, on ne doit pas être surpris par les omissions de la commissions.
(* Les 10 membres de la commission ont à leur service une équipe d'une centaine de personnes qui permettent à la commission de fonctioner. Le directeur exécutif est chargé de diriger cette équipe et de superviser tout le travail d'interrogation de la commission. Il est donc probablement plus puissant que la commission. – NdDarb')
(** "White wash" – littéralement "Lave blanc", allusion à la Maison Blanche. –NdDarb')

- 09:23 : Si la théorie officielle est exacte, pourquoi alors la commission du 11 septembre a-t-elle tellement voulu protéger la Maison Blanche ?

- 09:42 : Bâtiment 7. Aucun avion n'a percuté ce bâtiment.

- 09:47 : Des mélanges d'acier fondu.

- 09:51 : Des charges préformées.

- 09:53 : (Sur cette photo, il s'agit du Roi Abdallah d'Arabie Saoudite. – Nd Darb')

- 09:59 : Le pipeline pour le pétrole américain.

- 10:05 : Le trou du Pentagone : trop petit pour un Boeing.

- 10:10 : Impossible !

- 10:16 : Etabli définitivement : pas de dommages sur le cône d'aluminium.
(Le nez d'un avion traversant un bâtiment ne peut pas en ressortir sans le moindre dégât, particulièrement si le nez de cet avion est fait en aluminium, métal moins résistant que l'acier dont est fait l'armature des Tours Jumelles. – Nd Darb')

- 10:20 : les images sont superposables au millimètre près.

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6 - j bis) Commission Nationale sur les Attaques Terroristes contre les Etats-Unis (Commision Kean ou Commission sur le 11 septembre)

Sources :
- Wikipédia : Commission Nationale sur les Attaques Terroristes Contre les Etats-Unis.
- Wikipédia : Rapport Final de la Commission Nationale sur les Attaques Terroristes Contre les Etats-Unis.
- Wikipédia : Les Jersey Girls.
- ReOpen 9/11 : Le Gouvernement Bush s'est opposé à ce qu'une enquête ait lieu.

Et le Documentaire : "9/11: Press For Truth"


"9/11 Press For Truth" par ReOpen911

Comme je l'ai écrit dans le précèdent Article, nous allons nous arrêter sur la Commission Kean et plonger un peu plus loin encore dans la dénonciation de ce qui est une manipulation absolument atroce et scandaleuse de la part d'une élite fascisante. J'entends souvent dire que malgré beaucoup de problèmes, la démocratie Américaine est un exemple : je m'inscris en faux contre cette déformation de la vérité. Les Etats-Unis, le pays le plus puissant au monde, est aussi un des pays les plus fascinants et les plus dangereux au monde par la main mise d'une élite qui n'a au très peu de relations avec les personnes formant le fondement du pays. La nation est "lobotomisée" dès le plus jeune age par un système scolaire dont le but premier n'est pas l'éducation, mais le formatage.

Je suis français, j'aime mon pays et je me revendique nationaliste et patriotique. Pourtant, je ne me prive pas de critiquer ce qui doit l'être car la critique constructive n'a qu'un but : aller vers une amélioration des choses. Je suis en désaccord avec beaucoup de gens et beaucoup d'entre vous sur beaucoup de points (politiques, économiques, etc.) et pourtant, vous êtes, pour la plupart, autant concernés par l'avenir du pays que moi. Je ne suis donc pas autorisé a considérer les autres comme des traîtres à la patrie parce que vous êtes Front-Nationalistes, Sarkozyste, Socialiste ou Communistes : on a tous une vision différente et c'est dans le débat que l'avenir du pays se joue, quelles que puissent être par ailleurs nos opinions sur les opinions des autres.

Aux Etats-Unis, si l'on ose s'élever contre les décisions du pouvoir en place, une forte majorité des gens vous considèrent comme antipatriotique. Heureusement que le mouvement pour la vérité vient au départ des familles des victimes elles même car sinon, il y a fort à parier que les contestations de la version officielle n'auraient pas eu beaucoup d'écho.

Ce constat étant posé, on peu maintenant s'intéresser à la Commission Kean.

Comme nous l'avons vu auparavant, le premier président nommé par George Bush pour "diriger" la commission était Henry Kissinger mais celui-ci dût se désengager, par cause de conflits d'intérêts (il aurait du dévoiler les noms de ses clients, dont des Saoudiens, dont des Ben Laden), sous la pression des associations de victimes.

A sa place, Bush a nommé Thomas Kean : pas sur que ce choix ait été plus judicieux. La commission, prétendument paritaire, devait donner l'illusion d'être indépendante.

Thomas Kean : Président

Ancien gouverneur du New Jersey de 1982 à 1990, républicain. Au terme de ses deux mandat, il a exercé la fonction de président de l'université de Drew (Fac privée de la ville de Madison dans le New Jersey) jusqu'à sa retraite, en 2005. Sa réputation de politicien cherchant le consensus l'a fait nommé à la tête de la commission par George W. Bush en remplacement de Henry Kissinger, démissionnaire. Pourtant, s'il pouvait paraître être l'homme de la situation, Thomas Kean n'est pas "tout blanc". Tout d'abord, il est membre du conseil de la National Endowment for Democracy (NED), une association soutenue par le gouvernement et dont le but est de promouvoir l'éducation et la formation à la démocratie à travers le monde. La NED serait également un bras "légal" de la CIA à travers le monde. En outre, Kean est accusé d'entretenir des relations d'affaires avec l'Arabie Saoudite, dont certains soutiens de George W. Bush, de Oussama Ben Laden, ainsi que Khalid Bin Mahfouz, supposément financier de groupes terroristes. Enfin, il est ou a été membre du Conseil d'Administration de diverses Sociétés dont une pétrolière au moins. Tout cela, sans remettre en cause son honnêteté, montre qu'il ne peut qu'être orienté pro-administration Bush.

Lee H. Hamilton : Vice Président

Après presque 35 ans en tant que membre de la chambre des représentants –de 1965 à 1999, Hamilton est devenu conseiller à la sécurité intérieure. Démocrate, il n'y a pas grand-chose à dire sur son compte mis à part qu'il est membre de nombreux conseils consultatifs, dont ceux de la CIA, de la Sécurité Intérieure et de l'Armée.

John Lehman

Banquier d'investissement, républicain, il a été Secrétaire à la Marine sous l'administration Reagan.

Slade Gorton

Ancien sénateur républicain, de 1981 à 1987 puis de 1989 à 2001, on lui a reproché d'avoir des liens étroits avec Boeing, mais également d'avoir représenté plusieurs grandes compagnies aériennes.

Fred F. Fielding

Avocat républicain qui a servi sous différentes administrations (dont celle de Nixon –il fut même un temps soupçonné d'être le fameux Gorge Profonde, informateur secret de Woodward* et Bernstein dans les révélations du Scandale du Watergate), il serait un proche de Dick Cheney depuis de longues années. Il a également fait du lobbying pour United Airlines.
(* A ce sujet, le prestige de Woodward et Bernstein est immense car le travail qu'ils ont produit sur le Scandale du Watergate est un exemple pour tout le monde. Pourtant, Bob Woodward a récemment prétendu, dans une interview que vous pouvez voir ici qu'il n'y a pas de "conspiration du 11 septembre". – NdDarb')

James R. Thompson

Ancien gouverneur républicain de l'Illinois entre 1977 et 1991, Il n'y a rien à lui reprocher.

Richard Ben-Veniste

Connu pour avoir été un des principaux avocats à charge dans l'affaire du Watergate, ce juriste démocrate a également fait partie de la commission du Sénat dans l'affaire Whitewater, scandale immobilier dans lequel ont été impliqué Bill et Hillary Clinton. A priori propre, il a toutefois un conflit d'intérêt avec la commission du 11 septembre car il est associé dans un cabinet d'avocats représentant Larry Silverstein contre ses assureurs. Il a en outre des connexions avec Boeing et United Airlines.

Jamie Gorelick

Adjointe du Ministre de la Justisce des Etats-Unis sous Clinton, cette juriste démocrate s'implique souvent dans les affaires désastreuse du pays. A l'heure actuelle, elle représente BP suite à la marée noire en Louisiane. Concernant la commission, elle ne souffrait pas d'un quelconque conflit d'intérêt.

Max Cleland

Vétéran du Viêt-Nam, décoré de la "Silver Star"* et de la "Bronze Star"* pour ses hauts faits d'armes et amputé d'un bras et de ses deux jambes, cet ancien sénateur démocrate aurait reçu plus de 300 000 dollars en tant que représentant de diverses industries aériennes. Cependant, pour sa défense et contrairement à ses collègues, Max Cleland a été le seul à se désolidariser du mode de fonctionnement de la commission et de ses conclusions, allant jusqu'à démissionner en Novembre 2003, en disant : "Je... ne peux regarder aucun américain dans les yeux, spécialement les membres des familles des victimes, et dire que la commission a carte blanche. Cette enquête est maintenant corrompue". Il justifia donc sa démission par : "Je ne participerai pas à une approche partiale de la collecte de données. Je ne participerai pas une production précipitée de résultats. Je ne participerai pas aux pressions politiques pour faire ceci ou cela". Depuis sa démission, Max Cleland est devenu un opposant farouche à la guerre en Irak (pour laquelle il avait pourtant voté –déclarant plus tard avoir été "dupé") et à George W. Bush alors qu'il avait toujours été un démocrate (très) modéré.
(* Etoile d'argent et étoile de bronze – décorations militaires de l'armée américaine. – NdDarb')

Bob Kerrey

Egalement vétéran du Viêt-Nam, rien de particulier n'est à dire sur cet ancien gouverneur et sénateur du Nebraska, remplaçant de Max Cleland au sein de la commission.

Timothy J. Roemer

Membre de la chambre des représentants entre 1991 et 2003, cet avocat est connu pour être également un représentant de Lockheed et Boeing.

Philip Zelikow : Directeur Exécutif

Nous avons déjà parlé de cet ancien diplomate républicain, beaucoup trop proche de la Maison Blanche et possédant en réalité tous les pouvoirs au sein de la commission. J'aurais du le classer parmi ceux que j'ai appelé les "Grands Requins Blancs".

En lisant le cursus de 7 membres sur 10 de la commission, on peut effectivement douter de son impartialité... Nous allons donc nous intéresser à son travail.

Pour parler du travail de la commission, il faut commencer par parler de sa genèse et des Jersey Girls. Les Jersey Girls sont 4 femmes habitant le New Jersey (face à New York donc) ayant perdu leur mari ou fils dans les attentats.


De Gauche à droite : Patty Casazza, Lorie Van Auken, Mindy Kleinberg, Kristen Breitweiser.

Ces 4 femmes, bientôt rejointes par d'autres membres d'autres états (dont un certain Rob McIvaine, devenu depuis un des principaux porte drapeau des familles de victimes et une des personnes connaissant le plus de choses sur les attentats), ont milité, fait du lobbying, accepté de mettre leurs souffrances en place publique afin que les médias s'intéressent à elles. Finalement, elles ont fini par convaincre et obligé l'administration Bush à faire passer la loi de création de la commission en Novembre 2002, soient 441 jours après le 11 septembre. A titre de comparaison, la commission d'enquête sur l'assassinat de John F. Kennedy a été créée en 7 jours et celle concernant l'attaque de Pearl Harbour en 9 jours.

Cependant, un des verrous que Bush a tenté de mettre en place est au niveau du budget : il a alloué 3 millions de dollars. Quelques montants alloués à diverses commissions d'enquêtes :
- 1986, Accident de la Navette Challenger : 75 millions de dollars.
- 1998, Affaire Monica Lewinski : 40 millions de dollars (plus de 100, si on intègre les frais de justice engagés par le procureur républicain Kenneth Starr).
- 2004, Accident de la Navette Columbia : 50 millions de dollars.

Il a en outre donné un temps de vie limité à la commission : elle avait 12 mois pour faire toute la lumière sur les attentats. Mis sous pression encore une fois, il a daigné la prolonger à 16 mois. Il a également augmenté le budget à 14 millions de dollars.

La première audience s'est tenue en Mars 2003. Les Jersey Girls avec d'autre membres des familles de victimes se sont regroupées en Comité de Surveillance de la Commission. Ce comité permettait, par un roulement de ses membres, d'assister à tous les débats de la commission mais aussi de transmettre des questions nécessitant des réponses à ses membres.

La plupart de ces questions ont été ignorées et les familles de victimes ont commencé à se sentir amères, frustrées et en colère. Zelikow avait le pouvoir de dire quelles personnes seraient interrogées et dans quelle direction il fallait chercher. Quand les familles de victimes et les Jersey Girls ont découvert qui était Zelikow, elles ont demandé sa démission. Malheureusement, Zelikow a refusé et, encore plus grave, Thomas Kean a totalement rejeté les accusations de conflits d'intérêts le concernant...

Par ailleurs, la Maison Blanche a continué de mettre des bâtons dans les roues de cette commission (si tant est qu'on ne la considère pas comme complice). Les membres n'ont reçus qu'une infime partie des documents requis, noyés dans des centaines de documents inutiles et dans des temps qui, au mieux ne permettaient pas l'analyse, au pire étaient après la deadline. Enfin, concernant les documents classifiés, seuls 2 membres furent autorisés à les lire, les analyser et retransmettre leur contenu aux autres membres : Philip Zelikow et Jamie Gorelick. La Maison Blanche s'est en outre arrogé le droit de vérifier et censurer ces comptes rendus. C'est cet état de fait qui a fait démissionner Max Cleland et s'interroger, dans une interview que vous pouvez lire ici, si vous n'avez pas peur de l'anglais, sur pourquoi Bob Woodward* a un meilleur accès aux documents de la Maison Blanche que les membres de la commission ("Pensez à ça"), a démoli Bush sur l'Irak ("Nous avons un véritable désastre sur les bras") alors qu'ils concevaient une stratégie de sortie ("Ils sont en train de faire de l'Irak le 51 e état"). Cleland a également parlé des "politiciens démocrates troubles" qui ont été élus dans le sud.
(* On revient au célèbre Bob Woodward, qui par son aura, a ses entrées presque partout à Washington. – NdDarb')

Le plus triste était que les mass médias ne couvraient pas les auditions, ne retransmettaient pas cette frustration et donc, que la plupart des américains ne connaissaient pas cet état de fait. Mais la situation changea avec la sortie du livre "Contre tout ennemi" écrit par Richard Clarke et son témoignage. Dans sa confession, il est le premier haut responsable de l'administration Bush à avoir assumé ses fautes et présenté ses excuses aux victimes. Dans son livre, il narre ce qui s'est passé dans les coulisses de la la Maison Blanche et dans sa déposition devant la commission, il déclare fermement : "A tous les proches des victimes du 11 septembre, votre gouvernement vous a laissé tomber. Ceux qui devaient vous protéger vous ont laisser tomber, et JE vous ai laissé tomber". Le témoignage de Richard Clarke a obligé Bush, Cheney et Rice a témoigner devant la commission, ce qu'ils avaient refusé de faire jusque là.

Le rapport final de la commission est donc à l'image des débats, rapportés par les familles de victimes : il contourne certains des problèmes les plus essentiels et les vérités qu'il livre, que Mindy Kleinberg évalue à 30% du total, sont celles qui étaient déjà connues et que la commission ne pouvait en aucun cas réfuter.

Voila, depuis le départ de ces articles, je prétends que le travail de la commission n'est pas sérieux. Il était temps que j'explique pourquoi.

La question qui se pose, c'est pourquoi, avec tous ces doutes entourant le travail de la commission, les médias dans leur ensemble critiquent tant le désir de plus en plus de gens de voir une nouvelle commission d'enquête créée ? La réponse que j'ai déjà donnée est simple : les grands groupes de presse appartiennent soit aux états, soit à des gens faisant partie de ce monstrueux panier de crabes. En clair, un journaliste, même le plus honnête qui soit, ne prendra jamais le risque d'aller contre son employeur tant que déontologiquement, il n'y est pas obligé.

Si vous avez l'occasion, lisez "Les fous du président", deWoodward et Bernstein à propos de leur enquête sur le scandale du Watergate. Au début des années 70, la presse était probablement beaucoup plus libre que maintenant parce que moins sujette au capital (on était encore dans les 30 glorieuses) mais déjà, à l'époque, vou pourrez voir que Woodward et Bernstein n'ont été jusqu'au bout qu'en prenant de gros risques pour leur carrière et parce que leur rédacteur en chef, Ben Bradlee, qu'on oublie très souvent, les a soutenu et défendu contre le propriétaire du journal...

Moi, je trouve que ça fait froid dans le dos !!!

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Dimanche, mai 10 2009

Dossier Complet et Envoyé !!! Ouf !

Maintenant, on attend la suite, mais on va revenir sur la constitution du dossier parce que ce n'est pas très compliqué, mais ce n'est pas rien non plus...

Bon, on reprenons : sur le site du BIQ, une page est dédiée aux pièces à joindre au dossier.

Important : c'est bien précisé mais toutes les copies de documents doivent être certifiées conforme. Hors, la France, en interne, n'utilise plus ce type de certification conforme. Par contre, les mairies acceptent toujours de le faire sous réserve de justification internationale. Il faut donc bien penser à justifier aux Officiers de l'Etat Civil que c'est pour un visa d'immigration Canadiens.

Pour en revenir aux pièces jointes, il existe un fichier PDF que j'ai téléchargé et qui permet de "dégrossir" le travail parce que clair et précis. Malheureusement, il semble relativement incomplet et donc, il vaut mieux se fier à la liste diffusée directement sur le site. Elle est un peu moins claire mais beaucoup plus complète. Quant à la précision de ce qui est demandé ? Aucun problème, les 2 se valent et tout est très bien expliqué. Autre avantage de la page web directement, il y a les liens pour les documents à remplir (DCS, Déclaration des Epoux, Contrat relatif à la capacité d'autonomie financière et Formulaire de Paiement des Frais).

Avant d'aller plus loin, il est important que vous vérifiez que la profession que vous exercez n'est pas une profession règlementée (Dans la construction immobilière, les professions en rapport avec la santé, avec le droit) au Québec, auquel cas vous ne pourrez peut être pas l'exercer. Renseignez vous, c'est important.

Moi, je ne suis pas dans ce cas là. Mon métier est logistique et n'a pas à faire face à ce genre de problème, au Québec, à ce que j'ai pu lire, du moins.

Le dossier est très fourni et il montre toute votre vie. Ne vous offusquez pas d'une atteinte à la vie privée : le Québec et le Canada exercent une immigration choisie et donc, votre vie doit être étudiée de fond en comble.

En suivant le plan de la page web, voici comment est composé le dossier que j'ai renvoyé Samedi :

1. Demande de certificat de sélection du Québec Là c'est facile : tous les documents sont téléchargeables sur le site du BIQ. Personnellement, j'ai rempli un brouillon de cette demande, ainsi que ma femme (chacun un exemplaire, là aussi c'est bien précisé) et une fois ces documents remplis et imprimés, on s'est attelés à la tâche de réunir les papier, les photocopier, puis les faire certifier conformes.

Un conseil : soyez très rigoureux et très organisés. Il y a énormément de pièces à produire et si vous n'êtes pas et l'un et l'autre, vous vous exposez à des allez retours incessants et des vérification incessantes... Et bien que j'aie tout fait pour être l'un et l'autre, j'ai quand même oublié deux ou trois bricoles.

Une fois que tous les documents ont été réunis, copiés et certifiés, mon épouse et moi avons remplis de nouveau la DCS de manière finale. Le faire en deux temps nous a permis de corriger quelques erreurs que nous avions commis en remplissant le brouillon.

NB : Il existe une version PDF Dynamique de la DCS. Elle facilite grandement la tâche pour remplir les cinq feuilles de renseignements demandés.

En outre, si vous avez quelqu'un de plus de 22 ans à votre charge qui doit vous accompagner, il devra également remplir une DCS.

2. Annexes exigées Les documents à remplir sont nombreux. Comme je vous l'écrivait précédemment, si votre profession fait partie des professions réglementées au Québec, vous aurez des papiers supplémentaires à remplir.

On commence avec les professions régies par un ordre professionnel : liste des professions ici !

Ensuite, il y a les métiers règlementés : ici ou (principalement dans la construction donc !)

Puis on trouve le cas des médecins diplômés hors du Canada ou des Etats Unis ou celui, différent, des enseignants.

Enfin, si un membre de votre famille proche (époux, conjoint de fait, père, mère, fils, fille, frère, sœur, grand-père ou grand-mère) est déjà résident du Québec, outre que vous devrez le préciser sur la DCS (Cf plus haut), il devra remplir ce formulaire et vous devrez le joindre au dossier.

Voila pour les annexes exigées.

3. Candidat résidant dans un pays autre que son pays de citoyenneté C'est le cas de mon épouse par exemple. Pour les ressortissant de l'Union Européenne, je ne sais pas comment cela fonctionne mais par contre, je sais que mon épouse, résidente Française mais d'une nationalité hors UE et hors ShenGen est titulaire d'un titre de séjour pour pouvoir résider sur le sol Français.

Donc, photocopie du titre de séjour ou du récépissé de demande, valide à la date de dépôt du dossier ainsi que de toute les pages de son passeport ayant une inscription.

Pour l'anecdote, ma chère et tendre étant une grande voyageuse, cela représente 10 pages :)

4. Paiement des frais exigés Sachez le : si vous déposez votre dossier, il y a des frais qui s'élèvent à CA $ 390 pour le requérant principal, CA $ 150 pour chaque accompagnant.

1 dollar Canadien vaut approximativement 0.55 Euros. CA $ 540 équivalent donc à peu près à 300 Euros (un peu moins mais bon...).

Ces frais de dossier ne sont pas remboursables, même si votre demande est rejetée. C'est pour ça qu'avant de se lancer, il faut bien réfléchir et faire l'évaluation préliminaire que le BIQ propose sur son site en étant le plus honnête possible : c'est votre intérêt pour ne pas mettre 300 € à la poubelle.

5. Représentation Je n'ai pas utilisé ceci. En fait, si vous présentez votre requête via un cabinet spécialisé, il faut fournir les coordonnées de celui ci... Mais les personnes utilisant cette méthode ne sont pas en train de lire ce blog... Ou en tout cas, elles n'en ont pas besoin ;)

6. Curriculum vitæ Bon, inutile que je m'étende.

7. Études et formation Là, ça commence à se corser. Pour mon épouse et moi, ça représente approximativement 15 feuilles.

8. Expériences professionnelles acquises au cours des cinq dernières années Il s'agit des expériences officielles... Autrement dit, vous pouvez oublier la remise à neuf de l'appartement chez tata lucette, payé au black.

En ce qui concerne mon dossier, toutes les entreprises dans laquelle ma femme et moi avons travaillé durant les 10 dernières années étaient classée de la plus récente à la plus ancienne et chacune des entreprises concernées avait 3 ou 4 feuilles : - Photocopie du premier bulletin de salaire. - Photocopie du dernier bulletin de salaire. - Certificat de travail original. - (éventuellement) Attestation de travail que nous avons chacun demandé à nos anciens employeurs.

A cela j'ai rajouté une copie de mon contrat de professionnalisation (celui sous le régime duquel je travaille aujourd'hui) et une copie de mon contrat de travail actuel pour 2 raisons : - la première est que, étant dans l'impossibilité de fournir un certificat de travail au sein de mon employeur actuel sans lui faire savoir que j'entreprends cette démarche, il fallait que je justifie de mon embauche actuelle. - la deuxième est que je ne pouvais bien évidemment pas produire de certificat de scolarité pour le côté "formation" de mon contrat. La copie du contrat de professionnalisation ainsi qu'un certificat de suivi de stage par l'organisme de formation permettait de compenser ça.

Cela fait 3 entreprises pour mon épouse, 6 pour moi... Un joli paquet de feuille (plus d'une trentaine approximativement).

9. Compétences en français et en anglais Le français, pour un Français, c'est pas très compliqué à justifier. L'anglais, c'est un peu plus dur donc mis à part mes relevés de notes et mon parcours professionnel, j'ai un peu fait l'impasse sachant que je ne me défend pas trop mal.

Pour mon épouse, c'est plus simple, elle a passé un TOEIC (Test Of English for International Communication) et il a suffit de photocopier les papiers.

10. Capacité d'autonomie financière J'en ai parlé plus haut : c'est un contrat que le migrant passe avec la province du Québec stipulant que le migrant doit avoir les ressources financières suffisante pour s'assumer tout seul au moins les 3 premiers mois (temps qu'on estime raisonnable pour trouver un travail.

De toute manière, il est obligatoire d'avoir un minimum de fonds quand on arrive là-bas. Je ne sais pas encore comment cela se passe mais je sais que la province du Québec fait des vérifications.

11. Documents statutaires Passeport, Acts de Naissance, Livret de Famille et certificat de mariage... Ce sont des documents que nous connaissons très bien : aucune difficulté.

12. Liens de parenté au Québec Enfin, je vous en parlais plus haut, si un membre de votre famille est déjà au Québec, il faut qu'il remplisse l'attestation ad hoc.

Voila, c'est pas compliqué... Mais qu'est ce que c'est long.

Le dossier se constitue finalement d'une soixantaine de pages et toutes sont importante...

Dès que j'ai des nouvelle, je vous le dis :)

Mardi, mars 3 2009

Par où commencer ?

La décision d'émigrer (le fait de sortir d'un pays) ou immigrer (le fait de rentrer dans un pays) est une décision lourde de conséquences. Ca implique des frais (ça, c'est pas très grave), mais aussi et surtout une remise en question totale (et oui, d'un coup, on n'est plus chez soi) d'une part et un nouveau départ à 0 (pour que l'ailleurs devienne chez soi)...

Le gouvernement québécois met à disposition toute une palette d'outils et d'informations. Le site est très fourni et très bien organisé. Ceci dit, après quelques heures de navigation, je me suis rendu compte qu'il y a un fil conducteur à suivre et tout tourne autour de ce fil d'Ariane.

Entendons nous bien, la procédure à suivre n'est pas compliquée même s'il faut être très rigoureux mais le changement radical de vie, de système social, d'organisation de communauté, et plus simplement de nation et de climat, et même, dans mon cas de continent, implique une masse d'informations à connaître extrêmement dense et fournie. Le site du BIQ relève cette gageure et si beaucoup de chemin reste à faire une fois que l'immigrant arrive au Québec, le chemin est bien balisé et c'est la volonté de l'arrivant, volonté de s'intégrer, qui fera la différence.

J'ai personnellement commencé par visiter le site "Citoyenneté et Immigration Canada" (j'ai mis la version française) qui m'a permis de dégrossir le travail à faire. Entre autres, c'est sur CIC que j'ai appris quelles sont les différentes démarches possibles pour devenir résident, et éventuellement, acquérir la nationalité plus tard (au bout de 3 ans de vie dans le pays).

Assez rapidement, il m'est apparu que la meilleure solution est d'être un "Candidat Des Provinces" en tant que travailleur permanent. C'est à dire que les différentes provinces canadiennes (rappelons qu'il y en a 13 en comptant les territoires), en fonction de leurs besoins démographiques et en termes de compétences, pré-sélectionnent des candidats qui alors présentent leur candidature au gouvernement fédéral avec d'autant plus de chances d'être sélectionnés.

Un lien permet de visiter le site de chaque province et finalement, la "bible" est devenue le site du Bureau d'Immigration du Québec. Ce site, le site officiel du gouvernement Québécois, permet de presque tout savoir, d'avoir toutes les clés et de dérouler une procédure d'immigration sereinement.

Ils ont fort justement déroulé la procédure en 6 parties :

  1. Vous informer sur le Québec
  2. Évaluer en ligne vos chances d’être sélectionné par le Québec
  3. Faire une demande officielle d’immigration
  4. Vous préparer avant le départ pour faciliter votre intégration au Québec
  5. À l’arrivée à l’aéroport, vous rendre au bureau d’Immigration-Québec
  6. Poursuivre les démarches pour réussir votre intégration au Québec.

Les détails de cette procédure sont sur le site, à cette page là. Je détaillerai dans un prochain billet les étapes que j'ai déjà franchi et rapporterai en temps réel les étapes suivantes.

C'est tout pour aujourd'hui ;)

======================================================================= Musiques écoutées pendant l'écriture du Billet : ======================================================================= IAM - "Chez le mac"
System Of A Down - "Chic'n'stu"
The Chemical Brothers - "Chico's Groove"
Deep Purple - "Child In Time"
Virgin Steele - "Child of desolation"
Iron Maiden - "Childhood's End"
Robert Miles - "Children"
Children Of Bodom - "Children of bodom"
Children Of Bodom - "Children of decadence"
Iron Maiden - "Children of the damned"
Ministry Of Sound - "Chill Out - Cafe Del Mar"
Ministry Of Sound - "The Chillo - Swollen (Beloved Cafe del Mar Mix)"
Bruce Springsteen, Tracy Chapman, Sting, Youssou N'Dour, Peter Gabriel - "Chimes of freedom (Live Amnesty Internationnal 88) {Vs. Bob Dylan}"

Samedi, février 28 2009

Les formalités

La démarche d'immigration vers le Québec se passe concrètement en 3 étapes :

1) Demande de Certificat de Sélection.

Le candidat demande au Québec de venir s'installer dans la province. Un formulaire à remplir, des annexes à remplir, et des dizaines de documents à fournir... Pas simple parce que long, mais pas compliqué non plus... Faut essayer d'être rigoureux.

2) Certificat de Sélection : Demande d'Immigration.

Si le Québec valide la demande de certificat de sélection, le BIQ (Bureau Immigration Québec) renvoie le Certificat avec lequel le candidat doit contacter l'ambassade du Canada afin de lancer la procédure d'immigration en tant que tel. Le Certificat de Sélection donné par le Québec est valable 1 an. Faut pas traîner donc !!!...

3) Le Visa

Sous réserve d'acceptation de la candidature, le Canada délivre un visa de résidence. Ce visa de résident peut être valable longtemps sous réserve de résider effectivement la plupart du temps au Canada.

Voila dans les grandes lignes la démarche. Du dépôt de la DCS à l'obtention du visa, il se passe environ 1 an et demi.

Pour l'instant, je suis en train de réunir les documents et de préparer mon dossier de demande de Certificat... J'en reparlerai lorsque ce sera prêt.

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Musiques écoutées pendant l'écriture du Billet :
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Presidents Of The USA - "Ca plane pour moi"
Miossec - "Ca sent le brulé"
Red Hot Chili Peppers - "Cabron"
Nightwish - "Cadence of her last breath"
Mental Generation - "Cafe Del Mar"

Mardi, février 24 2009

Bon Bah Voila

C'est le premier billet...

Par quoi commencer ? Peut être par me présenter rapidement : je m'appelle Xavier, j'ai 35 ans et je veux immigrer au Québec, Plus grande province en superficie du Canada. La seule francophone aussi.

Pourquoi ? Les raisons sont multiples : envie d'ailleurs, bad feelings in France et plein d'autre. Ceci dit une des raisons majeure est le fait que ma chère et tendre est étrangère. Et alors ? Philosophiquement, ce serait plus équitable. Ca parait un peu idiot et réducteur à dire comme ça mais finalement, c'est extrêmement important.

Pourquoi le Québec ? Le Canada nous a toujours attiré mon épouse et moi, et ce même avant que nous nous connaissions. Et puis notre choix s'est arrêté sur le Québec parce que le statut Francophone de la province lui permet d'avoir des facilités d'accès par rapport aux autres provinces canadiennes.

Je me suis donné 2 ans pour que ce projet soit mené à terme et le coup d'envoi en a été le 1er Janvier 2009... La réunion d'information que l'on a eu, organisée par le BIQ (Bureau d'Immigration du Québec), m'a montré qu'on est dans les clous puisque eux ils estiment à 15 mois le temps total de process.

Il ne faut pas se cacher, changer de continent, c'est changer de vie. C'est repartir de zéro ou presque. L'aventure est flippante mais aussi bandante !!!

Alors voila, c'est parti.

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Musiques écoutées pendant l'écriture du Billet :
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Eternal Twilight - "Be ill" (http://www.myspace.com/eternaltwilightfrance)
3 Doors Down - "Be Like That"
Blackmore's Night - "Be mine tonight"
Iron Maiden - "Be Quick Or Be Dead"